‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 12 sur 347 · Tableitt de U Littérature françaiie depnîa · texte numérisé non relu

Tableitt de U Littérature françaiie depnîa

3. Considérations sor la Réyolntion française, pages 188 et 189 du tome II.

4. Toîci ce que madame de Staè'l écnyait, en i8oft , à nn ami de Chénier : « Je suis Tenue ches tous ce matin pour tous denuinder si vous « ne saviei rien de Chénier, dont je sois fort inquiète» et pour causer M sTec TOUS sur les services qn on peut lui rendre. Je voulais lui faire «t offrir de l'argent, on asile et un passeport, selon qu'il pourrait en avoir « besoin. » Chénier, quoique! n*ait accepté ancnne de ces offres , n*en était pas moins rrronnaissant.

SUR M,-J, CHÉNIER. xvii

à râonir chez elle. Madame de Slaël aimait comme lui , il aimait comme elle la liberté et la justice ; et ^depuis 1 795 jusqu'en i Boa, OD n'apercevait d'ordinaire aucune différence bien essentielle entre leurs opinions politiques. Il n'en était pas tont-à-foit ainsi lorsqu'il s'agissait du genre romantique ou de la philosophie allemande : nous devons confesser que, sur ces articles, Cbénier ne se montrait ni assez traitable ni peut^tre même assez poli; et c'est sans doute à quelque ressouvenir de ces discussions ou disputes littéraires qu'il convient d'attribuer ce qui est dit des préjugés et del'âpreté de Chénier, dansroD<^ vrage posthume, d'ailleurs si recommandable, de madame de Staël.

Tous ceux qui ont connaissance des événemensde 1 799 et des trois années suivantes savent que Chénier fut l'un des hommes publics de cette époque qui, soit dans les commissions interméd^res établies le 18 brumaire, soit au sein du tribunat, s'efforcèrent de mettre un frein aux usurpations , de repousser les lois arbitraires , de maintenir en France les derniers restes du système représentatif, et qu'on eut besoin d'éloigner pour arriver au consulat à vie et à l'empire. Il fut donc compris dans l'élimination de 1802 avec Gingnené, Saint-Aubin, et MM. Bailleul, Ganilh, ParentrRéal, Benjamin-Constant, Thiessé, etc.; et peu s'en fallut qu'on ne prît contre lui des résolutions plus violentes '.

Tant d'orages, tant de périls et de chagrins doivent être comp^ parmi les causes qui ont abrégé les jours de Chénier. L'altération de sa santé n'était déjà que trop sensible en 1799, quand il résistait avec l'énergie la plus honorable aux der^niers mouvemens de l'anarchie, et aux premières entreprises dej'usurpatear. Sa constitution robuste et les soins de M. Portai, son médecin et son ami, ont lutté pendant plus de di^ ans ccfntre les progrès d'une maladie grave e^ compliquée, qui

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