ACTE I, SCÈNE IV. 2i
CA.SSIU8.
£8t*il vrai ? Porcie...
BRUTDS.
Elle a vécu.
Son trépas me oonsterne et iie ma point vaincu, rapprends de Décimus cette triste nouvelle.
CAS8IUS.
Je t'insultais au sein de ta douleur cruelle; Et Brutus est encor fidèle à l'amitié !
BRUT us.
Va , je connais ton cœur, et tout est oublié.
( A Pordos. )
Gardons-nous d'amollir cette austère journée; D'un œil calme et serein cherchons la destinée; Combattons, Porcins; si nous sommes vainqueurs , Nous trouverons le temps de lui donner des pleurs.
STATILIUS
Que de vertu!
PORGIUS.
Brutus, ta noble voix m'enflamme; Ton exemple est ma règle; il agrandit mon âme; Et je ne serai point, je t'en donne ma foi. Indigne de mon père et d'un chef tel que toi.-
BRUTUS
Soyez dignes de vous, compagnons intrépides. Si j'étais entouré de citoyens timides.
Je ferais , je l'avoue , éclater à vos yeux Une sûre victoire et la faveur des Dieux.
ai4 BRUTUS ET CA.SSIUS.
Je parle à des héros : sur la plus noble cause
Vainement quelquefois l'équité se repose,
Et des Cieux , trop souvent , les sublimes décrets
Ont prêté leur faveur à d'injustes projets.
Nous sommes tous Romains; nous n'avons rien à craindre;
Non , rien : dût à jamais la liberté s'éteindre.
Mais de Rome et du monde il faut mieux espérer:
Amis , pour le combat allons tout préparer.