CNÉIUS, PISON
Mon fils, qu'ai-je entendu? puis-je croire un tel bruit? On dit que , par Séjan dans ces lieul introduit. Tu dois entretenir son redoutable maître.
CNEIUS.
Tai vu Séjan ; Tibère a voulu me connaître ; J'ai déjà, sans témoins, paru .devant ses yeux: Il m'a long-temps parlé du rang de mes aïeux; Il m'offre des honneurs peu faits pour ma jeunesse.
PISON
Je tremble, ô mon cher fils! le tyran te caresse.
GNJÉIUS.
Des bcdsités du tyran vainement menacé.
Du nom 4e citoyen je ne suis point lassé :
Mais, lorsqu'en vous donnant des louanges contraintes,
Tibère , un peu confus , répondait à mes plaintes ,
Quand sa bouche avec art consolait ma douleur.
Son cœur était muet.
PISON
Tibère a-t-il un cœur?
ao.
3o8 TIBERE.
cirÉius.
Agri^pine a bientôt dissipé mes atarmes: D'un Romain suppliant elle exauce les larmes.
PISGN.
Agrippine^ dis-tu, m'oserait pardonner!
ciriins.
De ce trait généreux pourquoi vous étonner?
PISON
Agrippinel
CN1&IUS.
A son nom quel trouble inconcevable...
PISON
Ne vois-tu pas, mon fils, que ton père est coupable?
CNélUS.
Contre Germanicus vous formiez un parti ; Je le sais : votre cœur au moins s'est repenti. îTest-il pas vrai, mon père?
Pl^OIf.
Il est trop vrai. N'importe :
Contre un vain repentir Germanicus l'emporte.
CITÉIITS.
Sa .veuve a pardonné.
PISON
Non, jamais, non: dis-lui Que je n'accepte point son imprudent appui ; Non : dis-lui qu'au pardon le coupable s'oppose ;