‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 3 sur 347 · VI NOTICE · texte numérisé non relu

VI NOTICE

rite; son Tibère n'a ptis même été présenté aux comédiens: sur le seul titre, l'ouvrage était dénoncé comme le portrait d'un autre tyran. On peut le considérer comme une suite du Germankus de M. Amault : c'est presque le même sujet traité sous deux aspects divers par deux auteurs que rapprochent à la fois leurs talens, leurs malheurs, la noble franchise de )eurs camctères, et l'honorable amitié qui les unissait. Mab, indépendamment de toute circp;istance, le Tibère de Cbénier lient I aux yeux des meilleurs juges ', un rang émineot parmi les chefs-d'œuvre dramatiques.

Les lecteurs éclairés ont distingué aussi dans son théâtre une ooméc|ie en vers , intitulée Nathaa-ie-S^e ; sujet traité fort au long par Lessing, et que Chénier a réduit en trob actes, en y répandait lieaucoup de grâce et de gatté. Il a puisé, dans quelques scènes des deux derniers actes du Jules*César de Sh^espeare* l'idée de sa tragédie de Brmtus et Casiius. C'est un ouvrage de sa jeunesse , qu'il a remis plusieurs fois sur le métier, et qu'il se prome(^it de perfectionner un jour. Op n'a pu recouvrer que des.fragmens de deux comédies, dont l'une est imitée de Shéridan *, et l'autre une nouvdle esquisse d'un sujet sur lequel Voltaire s'était essayé '. Mais le théâtre posthume ile Chéuier renferme des imitations de VOEdipe-Roi, de \0&dipe à Coione \ et d'une ^partie de

I. Vpy«« ranaljK dp t^iéitre de Cbfuîer, pvr M. L«iifrci«r, |oib« I def Œuvres anciennef , présente édition.

a. V École du scandale,

Page 1