X NOTICE
Voltaire lui-mèiiic avait doooë place duos son Dictionnaire philosophique au discours de Rulhière sur les Disputes. Nous croyons qu'en effet Voltaire eût dit de ces vers de Ciiénier encore plus que de ceux de Rulhière : « Voilà des vers comme « on on faisait dans le bon temps. »
La Hollande aOranchie du joug espagnol était le sujet d'un |>oëme épique en dix livres » qui, entrepris en 1806, n'aurait pu être achevé qu'en 181S, et qui demeurait interrompu toutes les fois que le poète, dont la santé s'affaiblissait de jour en jour, perdait l'espoir d'atteindre à ce terme. Il se promettait de finir au moins un poëme didactique, qui ne devait "avoir que quatre chantSy mais dont il n'a pu terminer que le premier. Il osait y traiter de la théorie générale des beaux arts, des principes qui leur sont communs à tous, des formes et des méthodes qui doivent demeurer propres à chacun d'eux. Il avait déjà publié un discours en vers sur les poëmes descriptifs; et il se proposait d'examiner si la raison et le bon goût admettent im genre romantique.
C'est, comme on voit, un recueil trèt-riche et très- varié que celui des poésies diverses de Chénier : il s'en faut pourtant que nous indiquions ici tous les morceaux qui le composent, ni tous ceux qui resteraient à y joindre. Les amis Jes lettres et de la liberté y ont distingué l'élégie intitulée la Promenade, composée en iSo5 : peinture fidèle et touchante des sentiments politiques de l'auteur, do son patriotisme inalti»ri|(4e, et de l'horreur que lui inspirai^ la tyrannie sous laquelle géiYiissait alors la France.
Ses écrits en prose peuvent se diviser es tupis parties dont la première est comprise , sauf les morceaux que l'on n'a pu recouvrer, dans un volume publié en 1818, sous le titre de Frvffnems de Uitén^îure '. On y trouve un discours, im* primé en 1801, sur les progrès des oonnaissanoes en Europe, et de l'enseignemqnt public en France^ Quoique ce discours