‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 8 sur 347 · I. A Paris, clicx MaratUiu ; iii · texte numérisé non relu

I. A Paris, clicx MaratUiu ; iii

SUR M.J. CHÉNIER. xi

ait été prononcé à une distribution de prix , ce n*est ni une harangue de collège, ni un tissu de vaines formules, de complimens académiques et d'exhortations banales : c'est un éloquent morceau d'bistoire litiéraire, et véritablement un modèle de l'art d'instruire , qui n'est an fond que celui d'agrandir l'esprit Tàes élèves, do l'enrichir d'idées précises, mûres et profondes. Mais l'histoire des lettres avait tant d'attrait pour Chénier que depuis il en voulut faire l'objet d'un travail beaucoup plus éteodtt. Les discours qu'il a lus à l'Athénée de Parts contenaient la preatèffe partie d'un Tableau historique de la iittératufe française : il y traçait l'histoire de la langue et des divers gences de poésie et de prose depuis le oniième siècle jusqu'à Tavénement de François I*'. Le seizième , le dix«-septième et le dix-bnitième siècles devaient fournir la matière des trois autres parties. Une excellente introduction expose le plan de tout f ouvrage , et en indique même les principaux résultats. Les leçons qui concernent les fabliaux et les anciens romans français sont les seules qui aient été imprimées en entier. Celles qui avaient pour objet les chroniques, les histoires, 1^ poèmes., les mystères, et les antres productions dn0ialiques anténetxres à l'année i Si S, ne sont point assez complètes dans les copies qu'il a été jusqu'ici impossible d'en recouvrer. Toutes ces leçons étaient d'un grand intérêt, malgré quelques inexactitudes ou même quelques erreurs que Chénier n'avait pas eu le temps <l'éviter. 11 se proposait de vérifier plus 4 loisir certains détails c^scurs et d'une faible importance, auxquels il n'avait guère pu donner que l'attention qu'ils méritent. U s'était du moins assuré, par beaucoup de lectures et de recherches, de la vérité des résultats essentiels. Nous oserons dire qu'il les a mieux saisis, et surtout mieux présentés que n'oqt fait jusq^i'à présent ceux qui ont attaché un prix extrême à des particularités aussi indifférentes que problématiques. L'érudition est sans contredit indispensable dans ces inatiè|:^^'ip^is elks réclament encore plus, pour être utilement traitées , les lumières de la philosophie,

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