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Vous rebelle, d'Egmont!
d'egmont.
Si j'étais un rebelle...
Vous-même à vos devoirs vous n'êtes plus fidèle. Souvenez«vous du sang que j'ai versé pour vous, Et de vos ennemis reconnaissez les coups : Trois fois ils me frappaient aux champs de Cérizoles, Quand, soutenant l'honneur des armes espagnoles, Au général blessé je faisais un rempart, Quand de votre maison je sauvais l'étendart Et depuis quand faut-il rappeler mes services? Du jour de Saint-Quentin voyez les cicatrices. Dans Graveline en feu je fus blessé deux fois, Lorsque Termes vaincu vint recevoir mes lois. Sire, votre injustice a rouvert mes blessures, De mon zèle aujourd'hui les marques sont plus sûres; Je sais trop quels dangers je viens ici courir : C'est là, c'est en vainqueur qu'il me fallait mourir. Et, par un beau trépas illustrer ma mémoire; Mais sur l'échafaud même on peut trouver la gloire.
D'Egmont, je rends justice à ce courage altier Digne d'un Espagnol et d'un vrai chevalier: Roi, j'en blâme l'excès; Castillan, je l'honore; Mais vous êtes perdu si je vous vois encore.' Rejoignez les brigands que vous daignez servir; Qu'ils reçoivent de vous l'exemple d'obéir;
ia4 PHILIPPE II.
Qu'ils implorent leur grâce, et j'oublîrai peut-être Qu'ils ont osé braver et le ciel et leur maître.
(BaBàGomès.) (Haut.)
Ne quittez point Carlos. Vous, d'Albe, suivez-moi.
CARLOS, àpaïC
£t voilà , Dieu puissant, ce c[u'on nomme un grand roi!