A PALISSOT
De tant d'originaux peins-nous rej^trayagaaos : Peins-nous ce financier qui, bouffi d'arrogance, Et toujours du génie ii^sol(e|[|t détracteur, Fut toujours des Cotins l'ej^igoué protecteur; Ose même à nos yaux tracer ui| Lovelace, Ses replis, sa noirceur, ^n courage, sa grâce, Sur un cœur innocent tpus se$ coupables droits , Ses vices, ses vertus plus funestes cent fois; Offre-nous , si tu veux , Timage d* Artenice , Très-habile à former la jeunesse novice, £t qui, parfois modeste, abandonnant la cour, D'un héros de coulisse a recherché Tamour ; Peins-nous ce magistrat dont l'injuste balance Au souris d'une belle a vendu rinnocence ; Ce ministre ignorant, de pièges entouré, £t de ses vils flatteurs se croyant adore. Des caprices d'un roi quand devenu victime Leur troupe scélérate et l'iosvil^ et l'oppr^^^. . f Oui, voilà, cher apii, jufqu'pii l'on p^ çv^ri . Les traits que tes pinceitux sp doivent piroporser. Qui peut les effrayer? Va, laisse l'igaprance, Les esclave^, les sots, çi:\Qr à |'insol(?ncfi; Instruire et corriger: voilà te ^^g^^- emploi, he vrai but de Thali^ et som uiiique loi* Mais de se démentir ta Mujsfî ^t incapable : Tu n'iras point, armé d'une audace coupable. Imiter aujourd'hui ces pe^tres détestés Dont le crayon menteur e^ éclats eOrontés De Thalie a changé le gracieux sourire.
2Si ÉPIÏRE
Corrompt ce pur nectar préparé pour les dieux. Les beaux-arts ont Téclat et le parfum des roses. Vois-les dans nos jardins nouvellement écloses : De leur suc odorant l'abeille se nourrit; Le venimeiuc reptile en passant les flétrit.
Mais, entre ces beaux-arts, enfantés par la Grèce ^
Et formant d'Apollon U cour Qnchanteresae,
La musique, Méhul, par des effets puissans,
Du charme le plus sûr sait enivrer nos sens.
Arion, sur les flots, va céder à Torage:
Secouru par sa lyre, ii édiappe au naufrage.
Vois Amphion peupler un sol inhabité !
Il fait mareher la pierre, et fonde une cité.
Orphée, aux bords de PÉbre allant cacher sa vie.
Pleurant son Euridice, hélas! deux fois ravie,
Le long du fleuve, en pleurs, traîne ses longs regrets,
Et les monstres émus, et les tristes forets.
Quel mystère est caché sous ces voiles aimables?
La poétique Grèce , inventrice des fables.
Voulut par ces récits nous faire concevoir
D'un art délicieuiL le magique pouvoir.
Dans les cieux, aux enfers, il étend ses conquêtes.
Quelquefois de la mort il embellit les fêtes :
Harmonieux Gossec, lorsque ta lyre en deuil,
De l'auteur de Mérope escortait le cercueil ,
On entendait au loin ,'^dans l'horreur des ténèbres ,
^>IM^^^%^*»^^^*%»*»%^*^>*<%'^^^»^^*^^*'*<*<^*'^^^^^*^'^^>*^*^*^^***^'*^^^^^*^^^^*^^^
ÉPITRE