DU POUVOIR DE LA MUSIQUE
JyLéHUL, à Polymnie en naissant consacré, ^lève et successeur de ce chantTje admiré ' Qui, docte et varié , modula sur sa lyre Du fils d' Agamemnon le tragique délire , D'Alceste à son époux les funèbres adieux, £t d'Orphée aux enfers les pleurs mélodieux ! Satisfait d'emjsellir les deux scènes lyriques , Laisse, dans leurs accès lourdement satiriques. Des sophistes glacés et d'orgueilleux censeurs Décrier de ton art les utilets douceurs. Entends-tu Mévius, régqnt par habitude; Damon, sot par nature, et plus sot par étude. Ennuyer l'auditoire en parlant du plaisir? C'est un en&nt ailé qu'ils ne pourront saisir. L'ami des arts jouit quand le pédant raisonne; Par un souffle ennemi le plaisir s'empoisonne ; Et l'envie, épanchant ses venins odieux,