‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 4)Chapitre 32 sur 246 · CK^ON · texte numérisé non relu

CK^ON

Prouvec-les.

OBDirs.

Vous )>arlei en rebelle.

DU THÉÂTRE DE CHÉNIER. 4î

CRKON.

C'est moi qiii les appdlc.

Nos libertés, nos jours ne sont pas votre bien: Vous êtes roi de Thèbe, et j'en suis citoyen.

Ade m. Mène ii, page 35a , ven 3 et suiv.

La concision de telles réponses vaut mieux que le ùtste prodigué dans les discours. Considérons aussi que les soupçons d'Œdipe envers son beaufrère ont une vraisemblance plus raisonnable que ceox des Thébains contre Philoctète, étranger à leur ville et à la famille de leur prince. Tout se lie et se tient mieux dans la pièce grecque. L'intérêt s'y forme avec majesté dès l'exposition , s'accroît d'acte en acte , sans l'aide du moindre épisode , jusqu'à l'arrivée de deux vieillards : Policlès et Phorbas, qui achèvent, l'un après l'autre, de porter la terreur dans l'âme du principal personnage par les éclaircissemens qu'ils lui donnent sur son parricide et sur son inceste. La scène du vieux confident de Polybe avec le roi de Thèbes et avec sa mère , celle de la reconnaissance du vieux bevger de Laïus , n'ont rien de comparable en beauté dans la tragédie de Voltaire , qui ne présente qu'une précieuse esquisse de ce tableau savamment tracé. Là, toutes les ressoturces de la terreur sont épuisées dans le cours d'un dialogue inimitable entre trois acteurs; et, quand Œdipe, frappé de l'anathème qu'il a prononcé de sa propre bouche

43 ANALYSE RAISONNÉlî

contre l'auteur du meurtre qu'il voulait venger,

s'écrie en s'éloignant :

O soleil! je t'ai tu pour la dernière fois.

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