I. Le Réveil du Peuple. (Note de l'Éditeur
3i4 CONVENTION NATIONALE.
tendus triumvirats, de prétendues listes de proscription; alors, se renouvela, dans certaines têtes, ou du moins dans certaines bouches, la chimère vieillie, et qu on croyait abandonnée , de la faction des Orléanistes.
Alors enfin, se rassemblèrent ces sociétés monstrueuses , monument du délire humain , ces com*
pagriïes de Jésus ^ ces compagnies du Soleil^ réceptacles d'émigrés , de prêtres déportés , de scélérats vagabonds , vendus à tous les partis pourvu qu'il y ait des crimes à commettre; et, c'est par le moyen de ces associations infâmes que le Royalisme désespéré, le fanatisme avide de vengeance , tous les deux armés de poignards, recommencèrent, dans le midi de la République, le cours d'une longue et vaste Saint-Barthélémy.
Vous vous rappelez, Représentans, que je vins, il y a trois mois, à cette tribune, vous dénon* cer, au nom des Comités de Salut public et de Sûreté générale, les nombreux attentats commis dans la commune de Lyon ^ Les voiles dont quelques intrigans avaient enveloppé la vérité sont déjà transparens.
C'est aux Représentans du Peuple qui sont dans le Midi , qu'il appartient de les soulever, et de reconnaître tous les coupables. Ils ne sont pas
rassemblés dans une seule commune : dix dépar-