‹ Œuvres completes de M.J. ChenierChapitre 91 sur 98 · I. PiH. {Plate de l' Éditeur · texte numérisé non relu

I. PiH. {Plate de l' Éditeur

CONSEIL DES CINQ -CENTS. Sog

c'est la sévérité courageuse envers les traîtres et les dilapidateurs. L'autre, non moins puissante, non moins invincible, c'est la reconnaissance publique déclarée; c'est la louange nationale décernée à cette tribune ; c'est le drçit solennel de récompenser les vrais défenseurs de la Patrie, de leur rendre grâces au nom du Peuple, et de proclamer leur gloire. Et, si vous aimez à déployer cette justice envers les vivans, avec quelle religieuse douleur vous acquitterez-vous d'un devoir sacré envers ceux qui ont glorieusement péri pour la défense commune? C'est le prix d'une existence entière.

Ah! dans quelque poste, dans quelque circonstance que ce soit, le premier besoin de l'homme de bien, c'est une vie sans reproche; le second, c'est une mémoire honorée.

Je vous propose le projet de Résolution suivant :

Les restes du général Chérin seront réunis à ceux de Hoche et de Marceau dans le mausolée élevé sur les bords du Rhin.

Ce projet est adopté, et l'impression du discours ordonnée.

iio CORPS LKGISLATIF.

DISCOURS

L'tlONHEim DE L'ARMÉE FRANÇAISE EN BATATIE. ■eanVra (s3 i^. 1-99, rieus M3rl(!;.

Un fecréuire donne lecture d'un mewage dn Dîractmra exécutif, annonçant la victoire remportée sur les Angto-Biuwv. La lecture terminée, Chénier monte & la tribnne^:

Nos braves guerriers ont encore une fois rem* pli l'attente de la Patrie. Ils ont terminé Tan VII par une victoire; l'annonce de cette Tictoire commence une année nouvelle, et remplit de la manière la plus touchante cette auguste solennité destinée à célébrer la fondation de la République. Les brigands vomis par les déserts glacés du Septentrion ont à peine souillé la Batavie de leur présence qu'ils y ont trouvé la captivité ou la mort. Le courage des braves s'est réveillé; les

. Cette victoire fut remportée le 3* jour complém

de l'an Vil, à Rei^hera en Hollande, par les généntaxTandamme et Dumonceau. (Note de l'Éditeur.)

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descendans de Barnevelt et de Jean de Wit , animés par Texemple des soldats français, se sont retrouvés dignes de leurs ancêtres'.

N'en doutez pas, Représentans : cet éclatant succès n'est que le prélude de nouveaux triomphes; les projets insolens de la coalition seront partout déconcertés; les peuples, délivrés de leurs fers, n'aiu*ont pas été vainement appelés à la Liberté; la grande Nation ne perdra pas ce nom respectable qui lui fut donné par la Reconnaissance et par la Victoire. Les armées sont dignes du Peuple; soyons dignes du Peuple et des ar-» raées. Unissons-nous dans ce jour de fête ; unissons-nous pour la République et pour la Constitution de l'an III. Quand les Républicains sont unis, la Patrie est sure du triomphe; il n'existe de danger que pour les tyrans coalisés contre elle.

Je vous propose de déclarer que l'armée de la République française en Batavie a bien mérité de la Patrie.

On applaudit vivement L'impression est ordonnée, et la proposition adoptée à l'unanimité et aux cris réitérés de Vwt la République! On exécute ensuite le Chant du Dépari,

1 . Les bataillons bataves étaient commandés par le général Damonceau. ( Note de l'Éditeur.)

DISCOURS

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