‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiques (volume 2)Chapitre 16 sur 31 · M. Rœderer. (M>/tf de VÉdiienr · texte numérisé non relu

M. Rœderer. (M>/tf de VÉdiienr

MÉLANGES. aoi

En effet, laissez-nous faire, ne résisteE à aucune de nos volontés, soumettez -vous, taisezvous, et vous verrez que nous serons fort contens , qu'il n'y aura point de bruit. La cour de Rome, ou les lits de justice, auraient-ils un autre langage ?

a II en résulterait , au contraire , un avantage «sensible : c'est que l'esprit public s'élève, et «prend un nouveau degré d'énergie au milieu ce des fêtes civiques. »

Je ne pense pas qu'il y ait sur la terre beaucoup d'hommes assez idiots pour méconnaître cette vérité -là. Or ce principe lui-même ne suffît-il pas pour démontrer que de pareils honneurs ne doivent point être prodigués , siurtout à des hommes indignes, à des hommes à qui la patrie a dû /aire grâce PEst-^e par le triomphe de la rébellion que l'on forme l'esprit public? Est-ce par les récompenses du crime que l'on excite les hommes à la vertu ? Voilà certes un admirable raisonnement! Ainsi, quand les monstres qui oot ensanglanté Avignon viendront recevoir des couronnes à Paris, si quelques hommes de bien, avant d'être assassinés par eux , les dévouent à l'exécration publique, on répondra avec ime astuce niaise, et une bénignité captieuse : de quoi s'agit4l? Des patriotes ont tué des aristocrates; on les reçoit avec des fêtes :. il n'y a rien là que de

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