SCÈNE IIL
HÉLOÏSE, ISAURE, L'ABBESSE, religieuses.
H^LOÎSE.
Monstres, après quinze ans enfin je vous revoi : Contemplez vos tourmens , venez vous satisfaire.
l'abbesse.
Nous venons découvrir un coupable mystère.
Isaure , en ce moment que farites-vous ici ?
Qui, moi.'^
Vous hésitez ! mon doute est éclairci.
ISAtJftÈ.
J'arrivais... j'annonçais...
t'ABBEà&É.
Lé départ d'Amélie?
l^AtfRE.
De ce cloître à Tinstant je isais qu'elle est partie.
l'ab^iësse.
Elle venait, dit-on , de ce sdmbre séjour.
iSaure.
Vous croyez...
l'abbbsse.
On l'a vue.
18AÛBB.
O irop msAhenxteax jour !
3ao FÉNÉLON.
Il est vrai... punissez...
l'abbbsse.
Oui , vous serez punie.
HliLOlSE.
Grand Dieu ! tu n'es point las de tant de tyrannie !
ISAtTEB.
Cest contre mon aveu...
l'abbesse.
Croyez-vous m'abuser ?
Isaure , il n'est plus temps de me rien ^^uiser. Cest par vous qu'Amélie en ces lieux (ut conduite, Et vous avez encor favorisé sa fuite.
HliLOÎSE.'
Elle aussi , cette enfant , vous vouliez Topprimer ! La victime est si jeune ! Isaure a dû l'aimer.
l'abbesse.
Quel intérêt vous touche en ^veur d'Amélie ?
H:éLOÏSE.
ITest-ce pas dans mon sein qu'elle a puisé la vie?
l'abbesse.
Qui vous a dévoilé ces importans secrets ?
HELOÎSE.
La nature et nos cœurs. Je sais tous vos forfaits.
l'abbesse.
Rougissez, et cachez votre honte étemelle.
HÉLOÎSE.
Cest moi qui dois rougir ? moi qui suis criminelle ?
Ah! regardez le ciel, barbare , et jugez-vous !