‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 109 sur 279 · AC 4 OCTOBRE 18U · texte numérisé non relu

AC 4 OCTOBRE 18U

4eo0atninéB dqmis longtemps vax prodiges, ifme rananiQons-iMwi ceux qui passent aujari'W sans nos yeux : U est vrai de dire œ- Irivt que de tous les miraelea qui se sont opéil^ épris quelques années, aucun n'est plus ^potqnelebouheuraetueldelaFranoe. FoullMMs niscMmadUeiiient nous attendre à un pÉMmi praCNid «près une si tengne tempête? lÉrftiBBx juger de notre position an mois d*oe* IIr ds eette année, r^tpetons^nous l'état où |ftiisai trouvions au mois de mars de ectte

' hftiMMi rtail envahie depuis je EMn jusqu'à MdR, dapais leu Alpes Jusqu'aux moatagnes Hfàasngn, depuis les Pyrénées Jusqu'à la Anne. PMs étoil oeeupé par l'ememi. G(nq MttUle Russes, iUlwieeds, Pruastens, restés ^fHtneAlé éa Rhin, éftaieiftpellsà seoonder liikrliétieurft oompatrioUss par une seeonde lMte,qoi aurait achevé la désolation de ta V^Ms; tarte l'Espagne se prépanm à freàidiir hs Pyiéiéis sur les traces de l'armée aagbise, <f^gioli cl pertegaise* Itas d'un million de fcniiavoieBt, enmoiBsde treize roofs, été ^iléiair feehmap de bataitle. Un iasensé, à W9àm cassait d'oflHr la paix , s'obstlnolt à ■■4a ie ésroier homme et le dernier écu à Mb BMlhtuiiuet patrie, pour soutenir au de- ^■lUMstneax^fstèmede guerre, audedans M tjfiaaale plue monstnwuse encore. S'il par- ^Mlèpiulonger la guerre, la France courolt le ^^■■dsasplusofMr, eu quelques mois , qu'un ■euittu de cendres; iTil acceptok enfin la paix, ■^liteus pouvoit plus être fttlte qu'à des eon- ■^ wsd désbODorantes peur lui que pour ^fUrie: B amolt MIa paj^er des eoflMhu- ^^SMnis , céder ttos places frontières en ga-

rantie des traités*'. Buonaparte, humilié dans son orgueil , trompé dans son ambition , eût cou^ vert le royaume de deuil et de proscriptions. Déjà les listes étoient dressées , les victimes désignées , les villes entières condamnées : les oonflseationsi les expropriations, auroient suivi les supplices} la guerre civile auroit peut-être couronné toutes les dévastatioDS de la guerre étrangère, et un despotisme sanglant se seroit assis pour Jamate sur les ruines de la France.

Quel étoit dans ce moment notre unique espoir? Une iuiMe que nous avions accablée de tous les maux en reconooissaoce de tous les biens qu'elle avoit versés sur nous depuis tant de siècles 1 Cette ftmîlle exilée , presque oubliée de ass enfiants in^ grats, ne trouvoit pas ches les étraagera plus de souvenirs et plus d'appuis. Ce n'étolt point poue elle qu'on se battoit ; aucun des malheurs qui ao* cabloient alors la France par suite d'une guerre désastreuse ne pouvoit êtreimputé à cette famille : à Chdtillon , on traitoit de bonne foi avec Buooa» parte. A peine permettoit-on à Mohsixdb de suit vre presque seul , et detrès*loin, les armées en^ vahissantcs ; il venoit coucher dans les ruinesqne Buonaparte avdt ûdtes, essuyer les pleurs des paysans qui s'attroupolent autour de lui , secourir nos OMiscrits blessés, ne pouvant exercer de la prérogative royale que ces bienfaisantes veitus^ qu'il avoSt héritées du sang de saint Louis. Ms^ le duc d*Angouféa:ie n'étolt reconnu que comme simple volontaire à l'armée de lord Wellington ; à Jersey, M*^ le duc de Berry soltieitolt eu vain la faveur d'être J<^, avec ses deux aides de camp, sur leseêtesde France; et il comptoit si peu sur le succès de ces ÎMmrageuses entreprises , qu'il avoit flbit rsnonveler le baU de sa maison à Londres.

C'est dans ce moment désespéré que la Provl» denee acheva l'ouvrage dont elle avoit voulu se diai^r seule, afin de rendre sa mala vistible à tous. Les étrangers entrent dans Paris : Dieu change le cœur des princes, ouvre les yeux des François; un cri de ffive le m/ sauve le monde. Buonaparte e'éeile qu'on l'a traU. Trahi , grand Dieal et par qui, si oc n'est par lui-même? Vit- 4m jamais une idéllté pkn extraordinaire, plua tsuehante que celle de son armée? Jamais les soldats tmqoh ne seaont montrés plus héroïques que dans l'instant même eà, détestaat l'autedr

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