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MÉLANGES POUTIQUES.
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pour recevoir b récompense due à lenr fidélité, les autres pour implorer cette miséricorde dont ils n'ont pu épuiser les trésors. Oui , sire , in- Aocents ou coupables , ils trouveront leur salut en le jetant dans vos braiis ou à vos pieds.
Mais tandis que Je m'efforce de fixer sous les jCQX de Votre Majesté le tableau de l'intérieur de kfiance, ce tableau n'est déjà plus le même : devÉB il changera encore. Quelque rapidité que Je liBse mettre à le retracer, il me seroit impossiàfe de suivre les mouvements convulsifs d'un kanine agité par ses propres passions , et par celktqa'il a si follement soulevées. Je disois au roi ^eBuonaparte avoit remporté une victoire sur k parti républicain, et ce parti l'a vaincu de nou- Teia. La publication de l'Acte additionnel lui a calevé, comme nous l'avions prévu, le reste de ftseomplices. Attaqué de toutes parts , il recule, Il retire à ses commissaires extraordinaires la no- Biaation des maires des communes , et rend cette aomioation au peuple. Effrayé de la multiplicité ia votes négatifs , il abandonne la dictature , et coDfoqae la Chambre des repi*éseatants en vertu de eet Acte additionnel qui n'est point encore accepté. Errant ainsi d'écueil en écueii, il se replie (& oeat façons pour éluder ses engagements et rmaisir le pouvoir qui lui échappe : à peine dé- Bné d'un danger, il en rencontre un nouveau. Cesoaverain d'on Jourosera-t-il instituer une fiirie héréditaire? Comment gouvernera-t*il ses deox Chambres qu'il est forcé de réunir ? Montre- Mt-ellesà ses ordres une obéissance passive? ITâèTeront-elles pas la voix? Ne chercheronttlks poiot à sauver la patrie? Quels seront les ^Wwts de ces Chambres avec l'assemblée du Q>*npde Mai, qui n'a plus de véritable but, P^Bftt l'Acte additionnel est mis à exécution '^t que les suffrages aient été comptés? Cette "MoUéedu Champ de Mai, composéede trente Bille électeurs, ne se croira-t-elle pas la vérita- Us représentation nationale, supérieure en au- Mé à cette Chambre des représentants qu'elle itm elle-même choisis? Il est impossible à l'in- ^cffigenee humaine de prévoir ce qui sortira <f an pareil chaos ; ces changements subits , cette ^^ge confusion de toutes choses annoncent une «pèa d*agonie du despotisme : la tj'rannie usée * sor son déclin conserve encore l'intention du *8l, mais elle paroit en avoir perdu la puissance, ^diroit, en effet, que Buonaparte, Jouet de ^ ce qui renvlronne, ne prend plus conseil
que du moment, esclave de cette destinée à la* quelle il sembloit commander Jadis. La licence i*ègne à Paris , l'anarchie dans les provinces : les autorités civiles et militaires se combattent. Ici on menace de brûler les châteaux et d'égorger les prêtres, là on arbore le drapeau blanc et Ton crie vive le roi! Cependant, au milieu de ces désordres , le temps marche et les événements se pré* cipitent. l'Europe entière est arrivée sur les fix>n« tières de la France : chaque peuple a pris son poste dans cette armée des nations et n'attend plus que le dernier signal. Que fera l'auteur de tant de calamités? S'il quitte Paris, Paris dcmeurera-t-il tranquille? S'il ne rejoint pas ses soldats, ses soldats combattront-ils sans lui? Un succès peut-il changer sa fortune? Non : un succès retarderoit à peine sa chute. Peut-il, d'aiiieurs, l'espérar, ce succès? L'arrêt est parti d'en haut, la victoire s'est déclarée, et Buonaparte est déjà vaincu dans Murât : un appel a été fait aux passions des peuples d'Italie , et ces peuples ont répondu par un cri de fidélité. Puissent les François imiter cet exemple 1 Puissent-ils al)andonner le fiéau de la terre à la justice du ciel 1 Ah ! sire , espérons que, désarmé par les prières du fils de saint Louis, le Dieu des batailles épargnera le sang de notre malheureuse patrie! Vous conserverez à la France , pour son bonheur, ce reste de sang qu'elle a trop prodigué pour sa gloire I Le moment approche où Votre Majesté va recueillir le fruit de ses vertus et de ses sacriflces : à l'ombre du drapeau blanc, les nations jouiront enfin de ce repos après lequel elles soupirent, et qu'el* les ont acheté si cher.