‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 193 sur 279 · CHAPITRE XXVIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIL

Qoe roidnloD méoMi de la minorité de la Chambre dadéf» tés D*ftt point eo faveur du système des intérMi riroi» tionnaires.

Que si l'on s'appuie de l'opinion de lamiDorité réelle des députés , comme représentant ropioioi générale de la France , Je dis encore qoe cette opnioD, à la prendre à son origine, serviroit ellemême à Imttre en ruine le système da intérto révolutionnaires.

Quand la Chambre s'est rassemblée , elleétoft presque unanime dans ses sentiments. Il afoDi que le ministère travaillât avec une persévénnce incroyable pour parvenir à la diviser. OnooDcdt à peine comment des hommes de sens, trouvaM sous leur main un instrument aussi parfait , anal bien disposé pour tous les usages, n'aient pas voulu ou n'aient pas pu s'en servir; oa conçoit à peine que ces hommes de sens aient mis autant de soins à se créer une minorité qa'on ministère en met ordinairement à acquérir la majorité.

Que de mouvements il a ftillo sedonner, eneU; que de démarches, de sueurs répandaes, psr avoir le plaisir de voir refaire ou rejeter les }à\ Que d'adresse pour perdre la partiel Undaba'i d'abord rien produit. La Chambre tout eolicn étoit si franchement royaliste , que ce n^eatqo'a abusant du nom du roi , en répétant sans «sk que le roi désiroit , vouloit , ordonnoit oed , cela, qu'on est parvenu à ébranler quelques boomes. Ces honnêtes gpns se sont détachés, comme mil' gré eux , d'une majorité qu'ils n'ont pas «« assez soumise à la volonté du monarque. Gdacst si vrai, que, dans une foule d'occasions, coat» dans Taffoire des régicides, ils ont voté par acclamation dans le sens de la majorité. Or, le huaàsr sèment des régicides étoit un coup mortel porté aux intérêts révolutionnaires.

Ahisi on ne peut pas même argnmenterde l'opinion de la minorité de la Chambre des députés en faveur du système de ces intér^; f^ cette opinion , loin d'être l'opinion réelle de U

MÉLANGES POLITIQUES

■iaorité, n'est que la reproduction de l'opinion aluitf^rMte par laquelle elle a été formée.

Page 1