‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 204 sur 279 · CHAPITRE XXXVIir · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIir

La ooDsplratlon se sêrt des intérêts révoUiUonoaira |Nf mettre ses agents dans toutes les placés.

Attaquer par touteÀ sorteé de moyens la finnfc royale ; avoir toujours en perspective un mallHO que tout bon François voudrait racheter de sa vie, et qu'il se flatte de ne jamais voir ; espérer ^ eoonM suite de ce malheur, l'exil éternel des priaoesi s'endormir et se réveiller sur ceseffroyablase»' pérances : voilà ce que la secte enuernie recom*' mande d'abord à ses initiés.

Ensuite elle fait les derniers efforts poor aoQtenir, étendre et propager le système des intérêts révolutionnaires : elle le présente aux timides comme un port de salut; aux sots, comme oot idée de génie ; aux dupes , comme un mqyead'af' fermir la royauté.

Par rétablissement complet de ce système, la révoluti(mnaires espèrent que toutes les places se trouveront dans leurs mains au moment de li catastrophe. Les autorités diverses étant akNS dans le même intérêt, le changement s'epirsfSi

MÉLANGES POLITIQUBS.

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m 20 mari, d*aB eoremon accord ^ sans iMauce, sans coup férir. Qu'en coûte-t-il à ces iMHDiiiet pour tourner le dos à leurs maîtres? A^'ool-ib pss abandonné Buonaparte lui-même? DiDS l'espace de quelques mois , n'ont-ils pas )rii, foitté et repris tour à tour la cocarde blante et la cocarde tricolore? Le passage d'un «rrier à traters la France faisoit changer les ennet la ooukur du ruban. Voyez avec quelle Éflidté admirable ils vous parlent de leur aipitBre au bas de l'Acte additionnel : ils n'ont rien fait de mal ; ils sont innoeents eomme Abel. Ils oot écrit contre les Bourbons des calomnies abonunables; ils les ont insultés par des procla- BitioDs trop connues : eh bien! ils vont faire n/oord'hoi la cour à nos princes avec ces produDatioDS dans la poche. Us parlent monarchie Itgitiflie, loyauté, dévouement, sans grimacer; PB diroit qu'ils sortent des forêts vendéennes , et Ib arrivent du Champ de Mal. Ils ont raison ^ inisqae toutes les fois qu'ils violent la foi jurée p obtiennent un emploi de plus. Ck>mme on taopterâge des vieux cerfs aux branches de leur iHDttre, on peut aujourd'hui compter les places Fou homme par le nombre de ses serments» Cest donc biea vainement que vous espérez |B*ib TOUS demeureront attachés, quand vous nr aurez eondé les autorités de la France, lomaie avant le 30 mars , ils ne recherchent les hees que pour mieux vous perdre. Déjà ils se iBtent de leurs succès ; ils deviennent insolents ; liBe peuvent contenir leur joie en voyant pros- ^ le système des Intérêts révolutionnaires.

■ Si nous vous avons trahis, disent-ils , c'est ' 91e TOUS ne nous aviez donné que les trois *9Htfts des places. Donnez-nous-les toutes, et * ^om Terrez conime nous serons fidèles. » Aug- Beata la dose du poison , et vous verrez qu'au ko de TOUS tuer il vous guérira ! Et il y a de retendus royalistes qui soutiennent eux-mêmes ^e monstrueuse absurdité ! Tout ce qu'on peut ire, c'est que s'ils ont été royalistes, ils ne le »tplos.

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