CHAPITRE XL
La guerre.
C'est avec difficulté que d'autres ministres, connus par leur royalisme, se maintiennent dans leur place ; mais on en veut surtout au ministre
MÉUN6BS POUTIQUES.
de la gnerre : oo ne lui pardonne pas son noUe dévouement; on lui pardonne encore moins d'avoir formé une gendarmerie excellente et une armée qui brûle du désir de verser son sang pour son roi : il faut , à tout jffix , détruire cet ouvrage , qui rendroit vains les efforts des conspirateurs. Si l'OD ne peut d*abord renverser le ministre , il fiiut essayer de le dépopulariser dans le parti royaliste ; il faut l'obliger à donner des gageê^ le forcer à quelques destitutions fâcbeuses, à quelque choix malheureux. On cherche en même temps à faire revivre Tannée de la Loire : estimons son courage , mais donnons-nous garde de lui rendre un pouvoir dont elle a trop abusé. L'armée de Charles VII se retira aussi sur les bords de la Loire; mais bi HIre et Dooois cornbattoient pour les fleurs de lis, et Jeanne d'Arc sauva Orléans pour le roi comme pour la France.