‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 265 sur 279 · DISCOURS SUR L'INTERVENTION · texte numérisé non relu

DISCOURS SUR L'INTERVENTION

niONONCÉ DAX8 LA CH AMBRE DES PAIRS '« E?( H41 1S33.

On m'a sommé, messieurs, de répondre à des questions qu'on a bien voulu m'adresser. On a accusé mon silence; je vais vous en exposer les raisons , et peut-être vous paroltront-elles avoir quelque valeur.

Un noble comte auroit voulu , messieurs , qu'à l'exemple de l'Angleterre nous eussions déposé sur le bureau les pièces offlcieiles relatives aux affaires d'Espagne. On n'avoit pas besoin d'en appeler à cet exemple. La publicité est de la nature même du gouvernement constitutionnel ; mais on doit garder une Juste mesure, et surtout il ne faut jamais confondre les temps, les lieux et les nations.

Si le gouvernement britannique n'est pas , sous quelque rapport, aussi circonspect que le nôtre doit l'être, il est évident que cela tient à la différence des positions politiques.

* Ce ditcoon a été proDonoé pir raaieor en qanlUé de minblre des «riaim étrangère».

POLITIQUE

En Angleterre , la prérogative royale ne cnùDt pas de faire les concessions les plus larges, pam qu'elle est défendue par les institutions que le temps a consacrées. Avez- vous un clergé riche et propriétaire? Avez- vous une Chambre des pain qui possède la majeure partie des terres du roTsame, et dont la Chambre élective n'est qu'us sorte de branche ou d'écoulement? Le droit k primogéniture , les substitutions, les lois féodales normandes , perpétuent-elles dans vos familles des fortunes pour ainsi dire immortelles? El Angleterre l'esprit aristocratique a tout pénétré: tout est privilèges, associations, corporatioos. Les anciens usages, comme les antiques lob et les vieux monuments, sont conservés aveeoK espèce de culte. Le principe démocratique neii rien; quelques assemblées tumultueuses qui se réunissent de temps en temps , en vertu de ee^ tains droits de comtés , voilà tout ce qui est kcordé à la démocratie. Le peuple, comme dm TancienneRome, client de la haute aristocntie, est le soutien et non le rival de la noblesse. Oi conçoit, messieurs, que dans un pareil étatdi choses, la couronne en Angleterre n*a rien àcraiif dre du principe démocratique; on conçoit aiÉl comment des pairs des trois royaumes, commei des hommes qui auroient tout à perdre à unei^ volution , professent publiquement des doctriMi qui sembleroient devoir détruire leur existeas sociale : c'est qu'au fond ils ne coorenf mm danger. Les membres de Topposition aogioiie prêchent en sûreté la démocratie dans l'aristocia^ tie : rien n'est si agréable que de se donner ks discours populaires en conservant des titres, 4b privilèges et quelques millions de revenn.

En sommes-nous là, messieurs, et présmtoaf' nous à la couronne de pareilles garanties? OùfSl l'aristocratie daojs un État où le partage épi anéantit la' grande propriété , où l'esprit Sé^ lité n'avoit laissé subsister aucune distloctiA sociale, et souffre à peine aiyourd*hui lessoré* riorités naturelles?

Ne nous y trompons pas : Il n'y a «i Fmw de monarchie que dans la couronne : c'est dit qui , par son antiquité et la force de ses inaai*i nous sert de barrière contre les flots de la dén»* craUe. Quelle différence de position! En Fmer, c'est la couronne qui met à l'abri rariaftwaKî en Angleterre , c'est l'aristocratie qui sert * rempart à la couronne : ce seul fait interdit tfM^ comparaison entre les deux pays.

OPliMOiNS ET DISCOURS.

Si donc nous ne défendons pas la prérogative oyale, si nous laissons les Ctiambreâ empiéter nr cette prérogative, si le gouvernement croit levolr céder à toutes les interpellations qui lui ont faites , apporter tous les documents que l'opndtion croira pouvoir lui demander, vos insliations naissantes seront promptement renverées, et la révolution rentrera dans ses ruines.

J'ai peur, messieurs , d'avoir fatigué votre paience par ces développements un peu longs. Il B*étoit nécessaire d'établir solidement que ce l'est ni par ignorance de la constitution , ni par tbos de pouvoir, que le gouvernement n'a pas mile l'Angleterre , mais pour conserver à la pré- «gative royale cette force qui supplée à celle pi manque encore à nos institutions. Cette vérité me fois posée, je ne fais aucune difficulté d'exa- DlDer les autres objections.

Un noble comte a cru devoir reproduire tout » qu'on a dit contre le congrès de Vérone. Un noble duc, que vous venez d'entendre, est entré hns cette question avec la candeur, la noblesse, Il sincérité qui le caractérisent. Je pourrois donc ■«dispenser de répondre; mais je demanderai la Ifermisslon de joindre quelques réflexions à celles In noble duc.

La préoccupation de nos adversaires les a fait ^ber dans une singulière erreur ; ils partent tou- Jows du dernier congrès comme du commencement de tout en politique. Mais, messieurs, les transactions de Vérone ne sont point le principe «tla cause de l'alliance, elles en sont la conséfwnceet l'effet : Talliance prend sa source plus *«ut. On peut dire qu'elle remonte jusqu'au con- P^s de Vienne; et lorsque M. le prince de Tal- ■yrand a donné, au nom du roi, son assentiment ii'union des grandes puissances contre linvasion «Bwmaparte, il a réellement posé les premiers «odemenls de l'alliance. Régularisée au congrès 'Aix la Chapelle , cette alliance , toute défen- «i^e contre les révolutions , a pris ses dévelopï^"^^ naturels dans les congrès qui se sont *«Wc. Les puissances y ont examiné ce qu'elles »^^ient à espérer ou à craindre des événements : ^« politique en commun a l'avantage de ne plus J^^rc à des cabinets de poursuivre des inté- ^ PWUculler», et de cacher des vues ambi- "^ dans le secret de la diplomatie.

^|nai tombe, messieurs, par cette grande ^Plication , tout lechafaudage qu on a prétendu

»«^er autour du congrès de Vérone. On voit en-

core par là que la France n'a point amené à Vérone la question de l'Espagne comme une chose à laquelle personne ne pensoit. L'établissement de notre armée d'observation nous obligeoit d'en exposer les motifs à nos alliés , et la révolution d'Espagne n'étoit pas une chose assez inconnue , assez insignifiante, pour quelle ne se présentât pas dans la série des affaires de l'Europe : il y avoit déjà longtemps qu'elle avoit fixé l'attention des cabinets ; on en avoit parlé à Troppau et à Laybach ; et avant d'être examinée à Vérone , elle avoit occupé les conférences de Vienne. Que la France, plus particulièrement menacée, et craignant d'être obligée tôt ou tard de recourir aux armes , ait voulu connottre le parti que prendroient les alliés, le cas d'une guerre avenant, elle a agi selon les règles d'une simple prudence.

Remarquez bien , messieurs (et ceci répond péremptoirement à un noble baron) , que les questions posées à Vérone par un noble duc sont éventuelles, hypothétiques; elles laissent aux cours à qui elles sont faites le libre exercice de leur volonté; elles ne demandent rien, ne sollicitent rien dans le sens positif. Chaque cour pouvoit répondre ce qu'elle vouloit, et tel a été le cas : l'une pouvoit dire : f agirai comme la France; l'autre, je resterai neutre; une troisième auroit pu même se déclarer ennemie. Il est impossible de ne pas reconnoltre dans cette conduite une politique franche qui va droit au but et cherche seulement à çonnoitre sa position extérieure, pour proportionner ses moyens aux événements.

Enfin, messieurs, et je l'ai déjà remarqué, voudroit-on que la France fût séparée de tous les autres peuples, qu'elle fût abandonnée au milieu de l'Europe? Si elle étoit attaquée, ne devroit-elle avoir aucun allié? Une nation civilisée a-t-elle jamais existé dans un tel état d'isolement? L'Angleterre elle- même ne se réunit-elle pas dans plusieurs points à Talliance, et n'a-t-elle pas aussi ses traités particuliers? Par exemple , ne doit-elle pas défendre le Portugal , si le Portugal étoit exposé à une agression? Vous voyez, messieurs, comment les objections s'évanouissent quand ou les examine de près.

D ailleurs, qu*est-ce que les papiers publics en Angleterre vous ont appris? Rien de nouveau, rien que je n'eusse déjà dit et expliqué à la tribune ; mais du moins ils font voir nne chose, c'est que les doctrines secrètes du gouvernement ont été parfaitement d'accord avec i^es doctrines pu«

t»OLlTlQUE.

bliques ; qu'il n'est pas ècbappé à iin ministre ^ ni dans ses dépêches, ni dans ses conversations cohiidentielles , ùri seul mot qui ne montrât le plus sincère désir de maintenir la paix, qui ne fit voir la plus réelle sollicitude pour la liberté et le bonheur de l'Espagne. Y avez- vous remarqué les principes du pouvoir absolu, de l'intoUrance religieuse, les vœux dé Tambition et de l'intérêt? Ces deux mots, paix et honneury se retrouvent partout; et si la faction qui domine l'Espagne ne nous a pas permis de tes concilier, ce n'est pas la faute de la France.

Un noble pair veut savoir s'il a été conclu des traités en vertu desquels les étrangers doivent entrer eh France. Je lui répondrai ce (Jue j'ai déjà répondu à là Chambre its députés : Jamais.

On nous fait un crime de toute chose. Une junte fait une proclamation : quoique cette proclnmation ait été Imprimée de diverses manières, quoique nous ayons cent fois déclaré que nous ne nous mêlerions en rien de là politique intérieure de l'Espagne, quoique la proclamation de M'*" le duc d'Ângoulême soit le seul document que nous puissions reconnoltre, n'importe^ nous répondrons de tout ce qui se fera , de tout ce qui se dira en Espagne.

Il faut que nous touchions encore la question là plus délicate en politique , it faut que nous disions ce que nous |>ensons sur les colonies espagnoles, que nous ][>rononcions sans façon et sur-le-cham^ sur l'avenir de l'Amérique, afin que l'on voie si dans nos réponses nous ne heurtons pas quelquesims de ces intérêts si divers et si compliqués.

Autre grief : si nous voulions sincèrement la paix , que n'avons-nous accepté là médiation de l'Angleterre?

Nous n^avons jamais refusé ses bons offices pour un accord amical; quant à là médiation, nous n'avions de jugement à subir de personne. L'Angleterre n'auroit pas pu peser nos torts, puisque nous n'en avions pas envers l'Espagne, et que nous ne pouvions pas consentir à établir l'arbitrage entre la révolution et là légitimité. La Frànciè est recohnoissaute de la bienveillance qu'on lui témoigne, mais elle prendra toujours soin dé prônoncei: elle-même sûr tout ce qui concerne sa dignité et son honneur.

Après tout, messieurs, le moment approche ou les événements vont décider la question ; mais il est clair que si, comme on l'a prétendu, la guerre a'Espagne étoit d'abord impopulaire, elle se po-

pularisé tous les jours depuis que les bostiiilè sont commencées , et surtout depuis qu'oDapro» digue à la France des outrages qui ont retenti dans tous les cœurs françois.

N'imitons point, messieurs , ces exemp^es;b gouvernements représentatifs deviendroient i» possbies si tes tribunes se repondoient :lesrén^ minations imprudentes auraient bientôt cïmgi l'Europe en champ de bataille. C'est à nous àd» ner l'exemple de la modération parlemeDtairt On a fait des vœux contre nous : souhaitons II prospérité à toute puissance avec laquelle nm conservons des relations amicales. On a osééi^ ver la voix contre le plus sage des ro's et contre son auguste famille. Qu*avoos-nous à dire dorai d'Angleterre, sinon qu'il n'y a point de prioR dont la politique soit plus droite et le caractni plus généreux ; point de prince qui par ses sentiments, ses manières et son langage, daDoeinf plus juste idée du monarque et du gentilhomme? On à traité avec l'igueur les ministres françois. Je connois les ministres qui gouvernent aojoard'bii l'Angleterre, et ces personnages éminents sort dignes dé l'estime et de la considération dootib jouissent. J'ai été l'objet particulier des insoltei: quimporte, si vous trouvez, messieurs, que je ne les ai méritées que pour avoir bien seni om pays ? ne craignez pas que ma vanité blessée puice me faire oublier ce que je dois à ma patrie; cl quand il s'agira de maintenir la bonne barmooie entre deux nations puissantes , je ne me sonTiesdrai jamais d'avoir été offensé.

Au surplus, on a posé un principe que je ne puis adopter dans toute sa rigueur et sans restriction, car il établiroit la société sur lednil physique ou le droit de la force, et non sorte dralt moral : je crois que les décisions de la jwliee doivent passer avant les décretsd'unemajoritéqui peuvent quelquefois être injustes. Mais j'adopte dans le cas particulier où nous sommes ce drwl de la majorité. Les hommes respectables qui blâment l'intervention armée de la France disert donc que cette interveiition sera justifiée si la b»* jorîté espagnole se prononce en noire favenr. Alors , messieurs, notre cause est gagnée, méoi aux yeux de nos adversaires.

L'erreur qui fait le fond dé tx)us les raisÎMnements contre la guerre d'Espagne vient datoir éternellement comparé l'invasion de Boonnparte à la guerre que nous avons été obligés d*entrtprendre contre la faction militaire de l'ile de ÏM*

OPINIONS ET DISCOURS

toonaparte fit la guerre la plus injuste, la plus rioieote au roi et à la nation espagnole; nous, KNis prenons les armes pour ce même roi et cette néme nation. On nous a prédit tous les malheurs pii suivirent Finvasion de l'usurpateur, cQumie i la position étoit la même pour l'intervention oat amicale d'un roi légitiipe.

Sans doute I si nous prétendions agir comnie loonaparte , quatre cent mille hommes et quatre ieot millions ne sufliroient pas ; mais voulons- )0Q8 suivre son exem]^le?Remar€[uez , messieurs , lès nos premiers pas çn Espagne , une différence le fait qui détruit toutes les comparaisons de nos dversaires.

Daas la guerre de Buonaparte, presque toutes n villes fortifiées qu'il avoit d'abord occupées 0mme aille étolent pour lui, parce qu'il y ayoit ftis î^rnison ; mais toute^s les populations des ^pagnes éfoient contre lui. Aujourd'hui, c'est vécisément le contraire : les villes où les Cortès nt jeté quelques soldats nous ferment les portes , nais le peuple entier des campagnes et des villes «vertes est pour nous. Non-seulement le peuple t le paysan sont pour nous , mais ils nous reprdeot comme leurs libérateurs : ils embrassent lotre cause, ou plutôt la leur, avec une ardeur pi ne laisse aucun doute sur les sentiments de louineuse majorité espagnole. Le^ paysans serrent eax-mémes de guides à nos soldats. Dans ce Déroe pays où nos offlciers ne pouvoient voyager ans escorte, sans courir risque de la vie, ces Démes officiers voyagent seuls comme en pleine nix, trouvant partout assistance, et sont salués or la route par les cris de vive le roi! Les partlliliers et les fonctionnaires publics s'empressent le donner aux commandants franeois les lieux à les troupes des Cortès , en se dispersant , ont acbé leur argent , leurs munitions et leurs armes.

Il ne se formera point , ou il ne se formera que eu de guérillas; car c'étolent les paysans qui Drmoiènt ces guérillas , et ces paysans sont pour ons. llsseroient les premiers à s'armer contre is bandes qui pourroient rester des troupes des Sortes : on en a déjà vu des exemples.

Je ne dois point oublier qu'un noble comte qu| outieot le principe de la guerre d'Espagne l'apte sur la raison politique que c'est une guerre Influence. Jesuis/)bligé de lui déclarer que telle t'est point la pensée du gouvernement. Nous ne «retendons rétablir avec l'Espagne aucun des raités détruits à jamais par le temps. Nous com-

battons seulement pour nous soustraire au retour des maux dont nous avons été trente ans les victimes.

La question, messieurs, n'a jamais été pour nous d^ savoir ce que nous avions à gagner en prenant les armes, mais ce que nous avions à perdre en ne les prenant pas; il y alioit de notre existence; c'était la révolution, qui, chassée de France par la légitimité, vouloit y rentrer de force.

Il a donc fallu noua défendre : le bruit de toutes les déclamations n'a pu étouffer cette voix intérieure qui nous disoit que nous étions en danger. Non-seulement nous le sentions, mais nos ennemis le voyoient, et leur indiscrète joie , d'uQ bout de l'Europe à l'autre, trahissoit leur espérance. De cette nécessité qui nous a mis les armes à la main sortira , J'ose le dire , un bien immense. Voiis le savez , messieurs , tous les efforts révolutionnaires s'étdent tournés contre notre armée; on n'avoit pu soulever le peuple, on vouloit corrompre le soldat,

Que de tentatives faites sur nos troupes! que de complots toujours déjoués et sans cesse renaissants! On employoit Jusqu'au souvenir de la victoire pour ébranler cette fidélité : de là cette fatale opinion (que, grâce à Dieu , je n'ai jamais partagée ) , de là , dis-Je , cette opinion qu il nous seroit impossible de réunir dix mille hommes sans nous exposer à une.révolution. On ne nous menaçoit que de la cocarde tricolore , et l'on afflrmoit qu'à l'apparition de ce signe aucun soldat ne resteroit sous le drapeau blanc. De cette erreur, adoptée même par des hommes d*État, résultoit , pour la France , une foiblesse qui nous livroit sinon au mépris; du moins à la volonté de rEurq>e.

Eh bien! messieurs, l'expérience a été faite, et , comme je n'en a vois jamais douté, elle a parfaitement réusài. Le coup de canon tiré à la fildassoa a fait évanouir bien des prestiges , a dissipé bien des fant6mes, a renversé bien des espérances. Huit années de paix avoient moins affermi le trône légitime sur ses bases que ne Tont fait vingt Jours de guerre. Un roi qui , après nous avoir rendu la liberté , noàs rend la gloire; un prince qui est devenu au mineu des camps l'idole de cent raille soldats Arai^edis , n'ont plus rien à craindre de l'avenir. L'Ëspagnedélivrée de la révolution , la France reprenant son rang en Europe et retrouvant une armée , la légitimité

acquérant la seule force qui lui manquoit encore , \oiIà, messieurs, ce qu'aura produit une guerre passagère que nous n'avons pas voulue , mais que nous avons acceptée.

Ces grandes considérations devrolent faire cesser toutes divisions politiques; nous devrions imiter ces vieux compagnons de Gonégliano, ces vétérans de l'armée de Condé, qui dorment au* jourd'hui sous la même tente , et qui n*ont plus qu'un même drapeau.

DISCOURS

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