‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 266 sur 279 · DU PARLEMENT D'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

DU PARLEMENT D'ANGLETERRE

PRONONCÉ A LA GH.UIBRE OU PAIRS, LE 26 DÉCdlBRE 1696.

Dans la déclaration que M. le ministre des affaires étrangères a cru devoir faire oonnoitre | J'ai été étonné du silence que le noble ministre a gardé sur les discours prononcés dernièrement dans le parlement d'Angleterre. Je reqpecte cette prudence, bien que je n'en comprenne pas les motifs ; mais moi , sur la tète de qui aucune res* ponsabilité ne pèse, si ce n'est comme pour tout François , la responsabilité de mon pays, Je dirai franchement ce que M. le ministre des affaires étrangères a cru devoir omettre.

Vous vous souvenez peut-être , messieurs , de m'avoir vu repousser, comme ministre, à cette tribune, des outrages adressés au nom françois, dans le parlement anglois. Les généreuses victolres de M. le Dauphin répondroient bien mieux et bien plus haut que nos vaines paroles aux déclamations de nos adversaires.

Ai^ourd'hui les choses sont bien changées : Je n*eus à combattre , en 1 823 , que l'opposition angloise ; en 1 826 , c'est le principal ministre de Sa Majesté Britannique qui dépasse dans la carrière les membres de cette opposition; ma tâche est pénible, ce ministre fut mon honorable ami; J'admire ses talents, Je respecte sa personne; mais il me pardonnera, J'espère, d*essayer de faire pour mon pays ce qu'il a trop bien fait pour le sien.

Il faut d'abord, messieurs, que Je m'exprime nettement sur le fond de l'affaire de Portugal.

Je ne reconnoftrai Jamais à des soldats le droit de faire et de défaire des institutions politiques, de proclamer et de détrôner des rois ; J'aime peut-

J^LITIQUË. ,

être mieux la Charte portugaise que les miatoei anglois eux-mêmes , qui en parlent presque dérisoirement, et qui ont cru devoir rappeler sir Charles Stuart de sa mission , pour avoir eavo^ cette Charte à Lisbonne. Je pense que rindépodanoe appuie l'indépendance , qu'un peuple libre est une garantie pour un autre peuple libre; je crois qu'on ne renverse pas une oonstitntM» gt> néreuse, quelque part que ee soit sur le gM», sans porter un coup à l'espèce hnmaitte toot entière.

Cette large part faite à mes principes, f entre avec hardiesse dans Texanaen du document qui nous est venu d'outre-mer.

Le ministre de Sa Majesté Britannique a oom* mencé son discours par l'inventaire des traita qui lient l'Angleterre au Portugal : fl auroitfi en citer davantage ; il auroit pu parler de l'alliaoei de la maison de Lancastreavec l'ancienne musoi de Portugal ; mais alors nous aurions pu loi din que la maison de Braganoe tire son origine de ta maison de France. Pourquoi se tant efTanmeher de nos liaisons avec l'Espagne , quand on Mim si fastueux étalage des rapports que Ton a cm dans tous les temps avec le Portugal? Et nous, n'avons-nous pas des traités qui nous eodialneat à l'EspagiJë? Sans remonter à la reine Bronehnt, à Charlemagne et à la mère de saint Lonis, s'a* vons-nous pas le traité du roi Jean et de Pierre, roi de Castille, en 1 as I , pour le mariage deBlan* che de Bourbon ; le traité de Charles Y et de Henri II le Magnifique , roi de Castille, en 1 368 ; le renouvellement de la même alliance en l3S0;le traité de Charles YI et de Jean, roi de Castille, en 1887, contre l'Angleterre, et renouvelé ea 1408 ; le traité entre Louis XI et Henri, roi de Castille et de Léon , enl 469 ; un autre traité avee Ferdinand et Isabelle, roi et reine de Castille, en 1478? Louis XII renouvela ce traité en 149S. Germaine de Foix , nièce de Louis XII, Ait promise en mariage à Ferdinand , roi d'Espagne, en 1503. Autre traité d'alliance.

I^ traité du i 3 octobre 1 640 avec Louis XŒ et la principauté de Catalogne , et les oonditîQos de Barcelone du 19 septembre 1641 , nooidoi' nèrent des droits sur la Catalogne ; puis viensnl le fameux traité des Pyrénées du 7 mars I6i9) le contrat de mariage de Louis XI Y, da 7 o^ vembre de la même année; tous les traltéifil accompagnèrent et suivirent la guerre de b S^*^ cession de 1701 à 17l3;et enfialeiiaetede&-

OPINIONS ET DISCOURS

•Ole en 1761 , qui) par son article 8, déclare |K if8 ÉtatH respect i€i doivent être regardés et igîr comme s^ls ne faisoient qu'une seule et même polssmoe. Que le pacte de famille ait été annulé ptr les derniers traités, cela est \rai Jusqu'à un DfftaiD point; mais 11 n*est pas du tout clair que ees mêmes traités avoient maintenu toutes les RiDTentions antérieures entre rAngleterre et le Portugal.

Aa reste, qu'est-ce que cette érudition diplomatique prouve des deux dVtés? rien du tout ; elle l'élablit pas plus notre droit nouveau de nous nèler des affaires d'Espagne , qu'elle ne confirme le droit que l'Angleterre prétend avoir de s'im- BlKer dans les affaires intérieures du Portugal : aoi droits respectifs se tirent tout simplement de firt et d'antre de nos intérêts essentiels. On parle leaucoup d'un casus faderis, lequel seroit arifTé. Un membre de l'opposition angloise a très- Men répondu qu'il ne voyoit pas comment la léroltede deux régiments portugais établissoit le (ans fœderis. On clierche des coupables , les bpagaols sont derrière l'insurrection portugiise : si ce ne sont les Espagnols, ce sont les François; pourquoi pas les Autrichiens? Don Miguel u'est- il pas à Vienne ? Dans ce pays-là on s*aiaie pas beaucoup les Chartes : pourquoi la wère da cabinet anglois ne se toume-t-elle pas fc ce cêté? Pourquoi , messieurs ? il y a de bonnes raisons pour cela ; ces raisons sont les mêmes fÀ font que le libéralisme anglois porte le bon- ^ de la liberté à Mexico et le turban a Athènes.

Mais tandis qu'on proclame le casus fœderùs,

lil arrivoit, ce qui n'est nullement probable,

tM Lisbonne tombât aux mains du marquis de

Q«vc8, et que les Anglois, au lieu d'y trouver

»n allié, n'y trouvassent qu'un ennemi; s'il fal-

Wt entrer de force en Portugal , n'est-il pas clair

qoan lieu d* alliance et d'occupatiofi il y auroit

cotignéte, et conquête sur les seuls Portugais?

Qw deviendroit alors le casus JœderisP La ques-

wH» politique sera entièrement changée pour l'Eutope.

'c viens maintenant, messieurs , à la partie *• discours qui nous regardent particulière- '^^ il faut rapporter les textes : « Je ne puis

• T» redouter la guerre quand je pense au pou-

• J^r immense de ce pays , quand je pense que

• « mécontents de toutes les nations de l'Eu-

• n>pe sont prêu à se ranger du cêté de l'An-

• «taerre.

« Un des moyens de redressement étoit une guerre contre la France ; il y avoit encore un autre moyen : c'étoit de rendre la possession de ce pays inutile entre des mains rivales; c'étoit de la rendre plus qu'inutile; c'étoit enfln de la rendre préjudiciable au possesseur ; j'ai adopté ce dernier moyen. Ne penses- vous pas que l'Angleterre ait trouvé en cela une compensation pour ce qu'elleaépronvéenvoyantentrer en Espagne l'armée françoise, et en voyant bloquer Cadix?

■ J*ai regardé TEspagne sous un autre aspect ; j'ai vu l'Espagne et les Indes; j'ai dans ces dernières contrées appelé à l'existence un nouveau monde, et j'ai ainsi réglé la balance ; j'ai laissé à la France tous les résultats de son Invasion.

« J'ai trouvé une compensation pour Flnvasion de l'Espagne, pendant que je laisse à la France son fardeau, fardeau dont elle voudroit bien se * débarrasser, et qu'elle ne peut porter sans se plaindre. Cest ainsi que je réponds à ce qu'on a dit sur l'occupation de l'Espagne.... Je sais, dis-je , que notre pays verra se ranger sous ses bannières pour prendre part à la lutte , tous les mécontents et tous les esprits Inquiets du siècle, tous les hommes qui, justement ou injustement , ne sont pas satisfolts de la condition actuelle de leur patrie.

« L'idée d*une pareille situation excite toutes les craintes ; ^car elle montre qu'il existe un pouvoir entre les mains de la Grande-Bretagne plus terrible peut-être qu'on n'en vit jamais en action dans l'histoire de la race humaine. ( Écoutez!) Mais est-il bon d'avoir une force gigantesque ; il peut y avoir de la tyrannie à en user comme un géant : la conscience de posséder cette force fait notre sécurité; et notre affaire est de ne point chercher d'occasion de la déployer, excepté partiellement et d'une manière sufQsante pour faire sentir qu'il est de l'intérêt des deux côtés de se garder de convertir leur arbitre en compétiteur. ( Écoutez ! ) La situation de notre pays peut être comparée à celle du maître des vents telle que la décrit le poète,

Ceba aedet iEolus arw.

« Voici donc la raison, raison biverse de la « crainte, contraire à Timpuissance, qui me fiedt « appréhender le retour de la guerre, » etc.

Ces paroles ne peuvent que nous attrister pro*

POUTIQUE.

fondement ; c'est la première fois que des aveux aussi dédaigneux, que des malédictions aussi franches ont été prononcées à une tribune publique; ni lesChatam , ni |es Fox , ni les Pitt, n*ont ex primé contre la France des sentiments aussi pénibles.. Lorsque lord {.ondonderry faisoit. au parlement an^lois le récit de la bataille de Waterloo , que disoit-il dans toute Texaltation de la victoire? Il 4isoit : « Les soldats français et les « soldats anglois ta voient leurs mains sanglantes « dans te même ruisseau en se félicitant mutyel- « lement de leur courage. « Voilà le langage d'un noble ennemi.

Que l'Angleterre soit un géant, Je ne lui dispute point la taille qu'ell&se donne ; mais ce géant ne fait aucune frayeur, que Je crois, à la France. Un colosse a quelquefois les pieds d'argile. Que l'Angleterre soit Éqle , Je le veux bien encore ; mais Eçle n'auroit-il pas des tempêtes dans son empire? Il ne faut pas parler des mécontents qui peuvent se trouver en d'autres pays, quand on a chez soi cinq millions de catholiques opprimés, cinq millions d'hommes qu'on est obligé de contenir par un camp permanent en Irlande ; quand on est dans la dure nécessité de faire fusilhsr tous les ans des populations ouvrières qoi manquent de pain ; quand une taxe des pauvres qui s'augmente sans cesse annonce une rai^re toijfjours croissante : on sait que la misère fait des mécontents. Eh quoi ! messieurs, si l'étendard britannique se levoit , ou yerfoit se ranger autour de lui tous les mécontents du globe ! Est-ce la France seule qui doive s'inquiéter de cette naïve révélation? N'y a-t-U pas des mécontents en Italie , en HojQgrie , en Pologne et en Russie?

C'est une triste chose d'avoir à craindre pour auxiliaires les passions et les malheurs des hommes, d'apercevoir des succès qu 1 pourroient prendre leur source dens le bouleversement des empires, de posséder un drapeau d'une telle vertu q[u'il seroit à l'instant choisi par la discorde. Il est malheureux d'avouer qu'on pourroit trouver la puissai^ce dans la confusion et le chaos! Si le géant de l'Angleterre , en sortant de son tie, reconnoît qu'il peut brûler le monde, ne justifle-t-il pas le blocus continental d'un autre géant?

La France, messieurs, a des prétentions différentes. S! jamais , ce qu'à Dieu ne plaise , elle étoit bbtigeé dé rèparoftre pour sa défense sui* les champis de bataille, elie rallieroit autour de son (trcqieau, non les mécontents des divers pays,

mais tous les hpmmes/dèies à leur roi, à Uar honneur, à la patrie, tous les hommes amii du lilfertés publiques dans un ordre sage et UgoL , Si Jamais nous étions obligés de comlwttR l'Angleterre elle-même ,. nous n'essayerioDs pdit 0e soulever dans son sein ces millions de méo» tentp que J'ai indiqués. Ce n'est point en allufflut le flambeau de la guerre civile chez udbÇ^^ ennemi que nous tâcherions d'obtenir des somi; une victoire qui ne seroit pas le prix desotn propre sang seroit indigne de nous.

Dieu nous préserve , messieurs , que la natifla angloise, qui fait tant d'honneur à la nature tomaine , périsse à jamais par les troubles qnel'i» pourroit exciter dans son sein I Le monde rc9I> noissant s'obstinera a ne voir dans la patrie^ Bacon , des Locke et des Newton , que des itt' mières , que des principes de liberté et de cln* lisiftion. Le monde ne croira jamais que Jepavillw britannique puisse être l'étendard de ces dcscrdres qui amènent l'anarchie, et avec t'anarcfaie le despotisme, qui la suit et la punit.

Le ministre anglois se vante d'avoir prévu h résultats de la guerre d'Espagne, et d'eu aval profité pour affranchir lin nouveau monde. Uni a là dedans qu'une erreur de date. On oublie dtt ongtemjps avant le ministère de M. Canm^j lord Castlereagh , au congrès ^'Àlx la ChapeUy avoit déclare que l'Angleterre reconnoîtrmt » ou tard l'indépendance des colonies espâgiiMêli Ce n'est donc point notre guerre en Espi^dl à produit cette reconnoissance. Les colonies^espagnoles étoient émancipées, les ports de I'Abgleterre étoient ouverts à leurs vaisseaux, W le commerce, â l'époque méine où l'houoraUe 1. Canning alloit s'embarquer pour les Indes. Ao: jourd'hui cet homme d'État a tout sibiploDçrit suivi les événements comme tarit d'autreémlastrès. Nous l'en félicitons, cai- si! avoit prévu K maux dont l'Espagne est accablée depuis troB ans, et s'il les avoit laissés s'accroître dans l'aul' que espoir de nuire à lia France , dé quel non faudroit-il appeler cette politique?

Le ministre anglois a déclaré que les fort? britanniques âlloient occupeV tè tortûgil. HB peut et le (doit àù jt termes de ses traitée, si te rto* fœderis est réellement arrivé : il fiuit ftrê J* d'ailleurs, le ministère ahglblsnousafiîtjpte.î il a déclaré au gouvernéitieritfrançoîs,appciéà

la barre du parlement anglois, qu'on est contât de lui. On doute encore un peu de notre Ifso-

OPINIONS ET DlSœURS.

6ôd

•Vil

^; on &Qroit voulu des actions et non iesi ^ies; mais enfin, vaille que vaille, on est latisfait.

La France étoit peu accoutumée à se voir ains^ nandée par Chuissier de la verge noire. Cela est ma dur pour cette France qui à encore les plus klles fipnoes de l'Europe (il est vrçii yn [|eu ulgré les combinaisons); pour cet^e Frpçe joi, sur un seul mot du roi,, rassembleroit ^n nillioD de soldats autour de monseigneur le

Loccupajtion du Portugal par les Anglois , qui

Heot avoir des avantages sous des rapports géné-

«ux, est cependant en particulier très-fâcheuse

NNir nous, en.ce qu'elle nous condamne à rester

n Es^gne. C'est ici le casus faderis de l'hon-

leur; Jamais les François ne refusent d'en ac-

jeplcr les charges.

.Au reste j je ne crois point à une guerre entre

:£spague et rAnj[jleterre. L* Angleterre n'a plus

ieo à prendre à un peuple dépouillé , si ce n'est

IN) dernier manteau. On ne s'imagine pas sans

toute que nous puissions livrer aux Anglois les

^rles de Barcelone et de Cadix. Pour s'emparer

IjCifba, il faut faire la guerre aux États-Unis;

fAjigleterrè sait tout cela.

^ Je ne crois pas davantage à la possibilité d'une

perre entre la France et l'Angleterre , dont nous

100$ déclarons d'ail leurs, dans ce moment même,

js fidèles alliés. Qu'aurions-nous à perdre dans

De guerre maritime? deux ou trois rochers dans

leox océans : nos cent cinquante vaisseaux ar-

oés, non réunis en escadre , mais dispersés sur

esmersdu globe, feroientplus demal àTimmense

oipmerce anglois que toutes les flottes de l'An-

leterre n'en pourroient faire au commerce mal-

l^reusement trop borné de la France. Sur le

poHoent, q\\ est le point d'attaque? les Anglois,

pi n'auroient plus pour eux les populations du

ortuçal, pourroient -ils s'y maintenir contre

DUS? Puisque l'Angleterre se vante Justement de

I force, elle nous donne le droit de parler de la

&tre. Qu'on n'oublie pas qu'il y a en France une

opulation surabondante , pleine d'énergie et de

>uragé ; une population qui voit ce que^a France

perdu, et qu'il est plus difficile de retenir que

e soulever, tl serait souverainement impolitique ' , - » ' it * *

i blesser par des paroles méprisantes l'orgueil on million de Jeunes François qui jettent des ^ards impatients sur le vaste champ de bataille lorieuseifnent arrosé du sÂug de leurs &inés.

Je ne viens point, messieurs, vous proposer de rendredans votre adresseoutrage pour outrage ; cela ne conviendroit point à votre dignité , et j'ose dire que cela n'est point dans mon caractère. Mais je suis persuadé que vous penserez , comme moi, qu'un ton grave et même un peu sévère est celui qui couvieiit dans ce moment à cette Chamre, gardienne de l'honneur françois comme des libei-tes publiques. On a déjà poussa bien loin les

complaisances ; quiconque se laisse humilier n 'ofi-

tient pas la paix , mais la honte.

J'pi fait tous mes efforts pour mettre dans mes paroles la niesure et la modération que les circonst^mces exigent ; je ne me suis pas même sou-

^en^des ministres. Nous nous retrouverons dans

Il • • , ^^

les affairt's intérieures de la France ; aiyourd^hul il s'agit de l'étranger : sur ce point-là l'opinion pe connoit point de dissensions; nous sommes tous François.

Soutenons, messieurs, les iutéréts de notre pays, la majesté du trône et de la France. Si l'on vouloitencoreunefoisenchatner nos pensées; si Ton o^it encore, par impossible, nçus ravir les franchises.que la Charte nous garantit et que les serments de nos rois nous assurent, sauvons du moins l'honneur : tôt ou tard, avec l'honneur et la gloire, nous referions la liberté.

DISCOURS

PRONOïtCB i hk CHAIIBBB DES PAIBS, DANS L4 SESëlOM DE 1827,

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