XVIII. Ce monarque reçut quelques jours après du prince
de Condé la lettre suivante :
Lettre de monâeignew le prince de Condé au roi,
Wansted, le 32 avrU 1803.
SmB,
Après avoir rempli , avec les autres princes de votre
maison qui se trouvent en Angleterre , le devoir que dûoi
imposoit rincroyable circonstance dont Votre Majesté i
bien voulu nous faire part, qu'il me soit permis de lu
offrir l'hommage particulier de mon admiration pour le
superbes réponses qu'elle a faites à la proposition dont eA
a daigné nous instruire. Faits pour marcher en toute oc
casion à la suite de Votre Majesté, c'est avec autant d'en
tboosiasme que de reoounoissanoe que noua avons suivi
le glorieux exemple et les ordres paternels que Votre Ma<
jesté nous donnoit, dans ces temps malheureux dont Votre
Mjyesté se trouve (passagèrement, je ne cesse de Tes*
pérer) la première victime. Cest une grande oonsolalioa
pour ceux qui ont l'honneur de lui appartenir par les UcM
du sang, de n'avoir qu'à suivre les traces d'un nA qai
sait si dignement repousser Finjure , et répondre avec an<
tant de raison , de noblesse et d'éloquence , h une pareille
propos! Uon. Puissent les François apercevoir enfin tout le
bonheur dont ils se priveroient s'ils ne remeUoient pas
sur son trône un roi si digne de les gouverner, et dont
toutes les paroles et les actions conunandent ^lemealls
respect et ramour!
Mon attacliement parUculier à la personne de Voirs
MiÛ^té redoubleroit, s'il étoit possible, après ca qu'eDs
vient de faire ; mais il y a longtemps que ce sentiment est
aussi fortement gravé dans mon cœur que ma vénératioa
pour les vertus de Votre Miyesté et mon profond respect
pour eue.
Louis-JosGPB DE BouanoR.
Réponse du roi.
A Varsovie, le S3 mal 1803.
J'ai reçu , mon cher coushi , à fort peu de distance Tnaa de l'autre, vos deux lettres des 9 février et 22 avril. Vont ne pouvez douter du plaisir que m'ont fait les sentiments et les raisonnements de la première; mais, vu sa date, je me borne à vous en accuser la réception, et Je passe bien vite à la seconde. Votre commune adhésion à ma réponse m*a exalté, m'a rendu fier d'être votre aine; j'd reçu avec transport te serment qui la termine si noblement : mais je vous avoue ma foiblesse; mon amoorpropre a peut-être encore plus joui de votre lettre partleoUère. L'approbaUon d'un parent justement chéri, d'un guerrier blanchi sous les lauriers, d'un connoisseur si déîfcat ea matière d'honneur, est la récompense la plus flatteuse pour celui qui n'a, au fond, d'autre mérite que d'avoir fait son devoir.
J'ai reçu en même temps la réponse de votre petit-fils : elle est beaucoup plus ancienne ; mais , comme de raison , il a cru devoir, pour me la faire passer, préférer la sûreté à la promptitude. Comme il est possible que, par l0 même motif, il ne vous en ait pas donné connoissancei j'en joins ici copie , bien sûr qu'elle vous fera plaisir, et qu'ainsi que moi vous y reconnottrez le sang des Boa^
bons.
Adieu, mon cher cousin; voos eqmioissez toute nioo
amitié pour vous.
Locis.
Page 23.
« Un étranger se présente en Angleterre pouf
proposer aux Bourbons d'assassiner l'usurpateur.
Et qui repousse le premier Tidée d*un assassinat sur
• Buonaparte?... le grand-père du duc d'Enghienî.. •*