VIVE LE ROI
de Dosanriens prodiges; il ne craignoit point de compter avec te siècle et la nation, assez riche qu'il étoit poar payer son trône. On lui rendoit, il est Tfsi, le Louvre embelli , mais c'étoit sa maison. Jean Goujon et Perrault Tavoient ornée par ordre de Henri II et de Louis XIY ; Philippe-Auguste enatoitposé la première pierre et acheté le ternis; Lcrâis XVIII pouvoit représenter le contrat faeiiaisition '•
Geprincecomprenoit son siècle,et étoit rhorome desoQ tanps : avec des connoissances variées, Boe instnictiou rare, surtout en histoire , un esprit paplicable aux petites comme aux grandes affaires, ane élocution facile et pleine de dignité, il coorenoit au moment où il parut, et aux choses qQH a faites. S*il est extraordinaire que Buonaprte ait pu façonner à son joug les hommes de la repablîque, Il n'est pas moins étonnant qae LoQls XVni ait soumis à ses lois les hommes de remplre, que la gloire, que les intérêts, que les paarïoDs, que les vanités mêmes se soient tus simoitauément devant lui. On éprouvoit en sa pr^ seoce un mélange de confiance et de respect : la bienveillance de son cœur se manifestoitdans sa fuole, la grandeur de sa race dans son regard. Molgent et généreux , il rassuroit ceux qui pouloieat avoir des torts à se reprocher; toujours dinie et raisonnable, on pouvoit tout lui dire, iimoit tout entendre. Pour les délits politiques , k fuéaa chez les François lui sembioit moins sèr qne Toubli , sorte de pardon dépouillé d'orgneii, qui guérit les plaies sans faire d'autres blesnres. Les deux traits dominants de son caractère teient la modération et la noblesse : par l'une il mot qu'il foliolt de nouvelles institutions à la FnDtt nouvelle; par l'autre il resta roi dans le Bttlheor, témoin sa belle réponse aux propositions deBoonaparte.
U partie active du règne de Louis XVIII a été courte , mais elle occupera une grande place dans I*kistoire. On peut Juger ce règne par une seule flhenration : Il ne se perd point dans l'éclat que Napoléon a laissé sur ses traces. On demande ce
• PkUifpnt, Dci gratia, Francorum rex , etc.., Noveriiù, fMtf Ml fn excambloleiTC, quam monaehi Sancti Dionysii itCvten (Saint Deoltdi! la Chartre oo de la PrisoD; dans rKriorlai de Saiot-DeDis, Carcere Glaucini, aujourd'hui ^■•ç ) h^kebûMt, «M turrU noêtra de Louvrt siia esi, 2^ ttwachis afsignamas, ti1|;|Dta loUdoe aonul red- AtefCle. Âctum ParitiU , anno ab incarnatione Domlni
^^^mtnm AmrutL Crtte RDte le iMiyoit encore par le receveur du domaine
"■Moeoceneot de la révoluUon : quel beau titre de pro-
frtHé*. Ce tttif fliott cooicné au prleutéi de SaiohDcoia de
hCkaitie.
que c'est que Charles II après Cromwell , Charles II , dont la restauration ne fût que celle des abus qui avoient perdu sa famille : on ne demandera jamais ce que c'est que le sage qui a délivré la France des armées étrangères, après Tambitieux qui les avoit attirées dans le cœur du royaume ; on ne demandera Jamais ce que c'est que l'auteur de la Charte, le fondateur de la monarchie représentative ; ce que c'est que le souverain qui a élevé la liberté sur les débris de la révolution , après le soldat qui avoit bâti le despotisme sur les mêmes ruines; on ne demanderajamaisce que c'est que le roi qui a payé les dettes de l'État et fondé le système de crédit après les banqueroutes républicaines et impériales ; on ne demandera Jamais ce que c'est que le monarque qui , trouvant une armée détruite , a recréé une armée; le monarque qui , après des guerres glorieuses , mais longues et funestes , a mis fin en quelques mois , par un vaillant prince, à la prodigieuse expédition d'Espagne , tuant deux révolutions d'un seul coup , rétablissant deux rois sur leur trône, replaçant la France à son rang militaire en Europe , et couronnant son ouvrage en nous assurant l'indépendance au dehors , après nous avoir donné la liberté au dedans.
Son règne s'agrandira encore en s'éloignantde nous : la postérité le regardera comme une nouvelle ère de la monarchie, comme l'époque où s*est résolu le problème de la révolution, où s'est opérée la fusion des principes , des hommes et des siècles, où tout ce qu'il y avoit de possible dans le passé s'est mêlé atout ce qu'il y avoit de possible dans le présent. De la considération des difficultés innombrables que Louis XVIII a dû rencontrer à l'exécution de ses desseins , naîtra pour lui dans l'avenir une admiration réfléchie. Et quand on observera que ce monarque, qui avoit tant souffert , n'a exercé ni réaction ni vengeance ; que ce monarque , dépouillé de tout, a aboli la confiscation ; qu'étant maître de ne rien accorder en rentrant en France , il nous a rendu des libertés pour des malheurs , nul doute que sa mémoire ne croisse en estime et en vénération chez les peuples.
Nous venons de le perdre, ce roi patient et Juste, Pendant un hiver du nord , obligé de fuir d'exil en exil avec le fils et la fi Ile de nos rois, ses pieds avoient été atteints par le firoid rigoureux du climat : ses infirmités étoient encore en partie notre ouvrage, et au milieu de ses longues douleurs, V il ne s*est Jamais souvenu de ceux qui les avoieùt