‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 91 sur 279 · DB 1647 A · texte numérisé non relu

DB 1647 A

Près d'une moitié de la propriété angloise avoit été séquestrée par le parlement, sous le prétexte de l'attachement que les propriétaires conservoient aux opinions royalistes. Le clergé anglican étoit errant dans les bois ; des victimes entassées dans les pontons, sur la Tamise, périssoient de maladie, et quelquefois de fiiiro. On avoit établi des cmnités investis du droit de vie et de mort , lesquels 9 sans forme de procès , dépovUoient |«f

citoyens. Ces comités exerfoient des vengHowN, vendoient la justice, et protégeoîent le crime.

Tous ces maux rendirent l'entr^rise de Tar* mée contre le parlement extrêmement populaire, car, dans le mouvement des ambitions et dam le ressentiment des misères publiques, on n'eumiin pas Jusqu'à quel point le succès de la révolutiaa n'avoit pas tenu à des rigueure que rbumaaité, l'équité et la morale ne pou voient d'ailleurs joitifier.

Après avdr chassé \ù^ presbytériens da paiement , l'armée entama , A l'exonple de ce mérw parlement, des négociations avec le roi.

Gromwell pensa-t-il d*ahord à se réunir à Cbar« les 7 on l'a cru. John Grero well, un de ses coosm, lui avoit entendu dire À Hamptoncourt : « Le mi « est injustement traité , mais voici ce qui laifai • rendre Justice; » il montroit son épée. Il ut certain qu'lreton el Gromwell eurent des.poll^ parlera fréquents à Hamptoncourt a vee les ageoti du Roi. Gharles oflrolt , dit-on , h Gromwell Icffdre de la Jarretière et le titre de comte d'Eisa; mais Gromwell prévit tant d'opposition de la put des agitateurs et des mveleurs , qu'il se décida à les suivre. L'esprit républicain, en forçant «a simple citoyen à refuser un cordon , lui doDQi une couronne : Gromwell fût redevenu s^i^ <^ cur,mais vertueux ; la liberté lui imposa le cnmOi le despotisme et la gloire.

Gromwell Jonoit vraisemblablement un dooMe Jeu ; si lesnégociatlonsavec Gharles réossIswriM} elles le menoient à la fortune ; si elles échouoieat, il trouvoit , en abandonnant le rai , d'aotree hosneurs : d'un côté la prudence et l'intérêt lui cûo* sellloient de se rapprocher de Gharles ; de Tautre, sa haine plébâenne et son ambition démewrée l'en écartoient. Ainsi s*expliqueroit mieux l'ambiguïté de la conduite de Gromwell , que par la proA>nde hypocrisie d'une trahison non ioterroiapue, et inébranlablement décidée d'avmee à se porter aux derniers excès.

Dans ces négociations tant de fols reprises et rompues avec les divers partis, Charles lul-nrfme flit généralement accusé de feusseté. Il avoit le tort de trop écrire et de trop parler : ses bilictt , ses lettres, ses déclarations, ses propos, flnisaoicnt par être connus de ses ennemis , qui , à cet c/fett se servoient souvent de moyens peu honorables. Après la bataille de Naseby (14 Juin f 645) , <» trouva dans une cassette perdue des lettres et des papiers importants : ils (tarent lus daa» DM MSV'

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