‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 97 sur 279 · LA RÉPUBLIQUE ET · texte numérisé non relu

LA RÉPUBLIQUE ET

Mtkm «l'an conseil pour gouveraer l'État Jusqu'à lapnehaîDe oonvoeation du parlement nouveau. Emportées par Irar ressentiment , les communes iéefauèreBtqoe quiconque présenteroit à l'avenir de psreiUes doléances seroit coupable de liante titÛsoD. On vint apprendre cette résolution à CniiDwell ) qui s'y attendoit. Il s'écria , animé tac feinte colère , au milieu des officiers : « Ma-

• jor général Vemon J je me vois forcé de faire «ne chose qui me fait dresser les cheveux sur > h tète. » Il prend trois cents soldats , marche à WcstmîDstery laisse les trois cents soldats en debon , et pénètre seul dans la chambre : il étoit dépaté.

H écoute un moment en silence la délibération, puis appelant Harrison, membre comme lui de l'ttKmblée, il lui dit à l'oreille : « Il est temps « de dissoudre le parlement. « Harrison répondit : «Cestune dangereuse affaire, songez-y bien. »

Gromweli attend encore ; puis se levant tout à coup, il accable les communes d'outrages, les aceose de servitude, de cruauté, dlnjustice :

• Cédez la place, s'écrie-t-il en fureur ; le Seigneur < en a fini avec vous ! il a choisi d'antres instru- «oieiila de ses œuvres. » Sir Peters Wentworth mit répondre; Cromwell l'interrompt : « Je

• fend cesser ce bavardage. Vous n'êtes pas un

• pirlement ; Je vous dis que vous n'êtes pas un

• ptriement. »

Legénéral frappe du pied : les {jortes s'ouvrent ; dcox files de mousquetaires , conduits par le lieuteaant colonel Worsley , entrent dans la chambre et se placent à droite et à gauche de leur chef. ?iDe veut élever la voix : « 0 sir Henry Vane I •ik Henry Vanel dit Cromwell : le Seigneur

• ne délivre de sir Henry Vane ! » Désignant ilon tour à tour quelques-uns des membres présents : « Toi , dit-il , tu es un ivrogne ; toi , un dé- « baoehé (c*étoit Martyn , ce régicide dont il a voit

• baihoQillé le visage d'encre ) ; toi , un adultère ; « loi, un voleur. » Ce qui étoit vrai. Harrison fait descendre rorateur de son fauteuil en lui tendant la nain. Le troupeau épouvanté sort péle-méle ; iras ces hommes s'enfuient sans oser tirer l'épée qve la plupart portdent au côté. « Vous m'avez « forcé à cela, disoit Cromwell ; J'avois prié le

• Seigneur nuit et Jour de me faire mourir plutôt « que de me charger de cette commission. »

Alors, montrant du doigt aux soldats la masse d*annes : « Emportez ce Jouet '. » 11 sort le der-

' Wbttelocke dit : Cette tnarotte.

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