CHAPITRE LXn
Déclaration delà guerre Médiqae, Tan pfemierdeltioiuDlii> oeuvième olympiade 5o5 ans avant J. C). — DédanUoa de la guerre préienle, I79S. Première» boiUUtéi.
Durant que ceci se passoit en lonie et dans le Brabant * , de grandes scènes 8*étoient ouvertes en Gi*èce et en France. Soulevées au nom de la liberté, ces deux contrées avolent chassé leurs princes et changé la forme de leur gottve^ nement. Dans le moment le plus chaud de cet enthousiasme, les Athéniens voient toutàcoop arriver les ambassadeurs de llonie révoltée, qui les supplient de secourir leurs concitoyens dans la cause commune de l'indépendance '. — Les députés du Brabant en insurrection font à Paris la même prière à l'assemblée nationale.
L'impétuosité attique et françoise auroitbien désiré se précipiter dans la mesure proposée, mail l'heure n'étoit pas venue. On ne comptoit encoR que des préparations peu avancées : un reste di crainte retenoit;d'ailIeurs il étoit impossible,sani
renoncer à toute pudeur, de rompre la paix ave( la Perse , — avec rAllemagne , dont on n'avol aucun sujet de plainte. On renvoya donc les dé pûtes avec des paroles obligeantes , se contentaD de fomenter sous main des troubles auxquels oi ne pouvoit encore prendre de part ouverte '*.
souvent rimpertinence dans les notes précédentes. C«i
parer les voluptueux habitants de la molle lonie, soosteB
ciel enchanté, au milieu des arts , dans la pairie d*Hooiè!
et d'Aspiaie; les comparer, dîAJe , aux Brabançons t c*a
une singulière débauche d'imagination y une mer? eiUesi
faculté de voir tout ce qu'on veut ^ ^
(N. ÉD
* L'Ionie et le Brabant! je parle de tout cela cmo» ment. (N. Éd.)
* Herod., lib. v, cap. lv. .
* On est forcé de concevoir ainsi la chose d*aprèi le m d'Héiodote , qui se contredit avec les faits qu*U rappoftek même. Il représente Aristagore à Athteei , vers le ooDiMac ment de la seconde année de la révolte de l'Ionie « ^ ^^ ^ qu*il obtint le but de sa négociation ; et cependant lis Ml niens ne joignirent leur flotte aux Grecs- Asiatiques qoei^ née suivaDte. D*ailleurs, Plutarque, dans plusleun endro de ses ouvrages , et Platon, dans le troisième livre dei u» eonlirment ce que J'avance ici. (Herod., Ub. v, eap. lt-xci xcvu-xcix-CHi ; Plot., (h Themiât, ; Id., de Glor. Mha Plat., de Leg., lib. lu.
^ Ceci est grave : je mets mes ooivectures h la piaM riitstoire , j'accuse et je n'apporte aucune preuve à Yt^ de mon accusation. Le gouvernement françois essaya si doute de propager les principes révolutionnaires, de u lever les peuples contre les rois; mais ce fut plus tu sous le r^e de la Terreur, au milieu du désordre rêva tionnaire ; et , dans ce passage , il n'est encore question q de l'époque de l'assemblée constituante. Je calomnie dei sans m'en apercevoir, par une eonrusion de temps et | un anachronisme né de la préoccnpation de mon sysièa
(N.Éa.)
Le prétexte ne tarda pat àfleptésenter. Hipplas, denier roid'Athènes, s'étdt retiré à la courd'Artepheme ' , frère de Dariua, et satrape de Lydie. — Les prinees frères de LouisX VI avoient elier • ché on refiige à la ooar de Goblentz. — AussitAt laAtiiénieDsdiseiit que Darius favorise le tyran ; fK eehii d intrigue pour susciter des ennemis à m patrie *. On députe vers Artapheme , on lui lignifie qu'il ait à cesser de protéger la cause f Hppias ^ — Les François exigent de Léopold fi*il défende les rassemblements d'émigrés dans M États , et abandonne les princes fugitifs. — Aftapherne répond ouvertement que , si les AtbéieDidMrent se concilier la faveur du grand roi , Ifint qu'ils rétabiissent le fils de Pisistrate sur k trône 4. — L'empereur germanique semble ééir aoK ordres de l'assemblée nationale, en lÉoie temps qu'U tient secrètement une conduite iffoiée*.
D'un autre c6té , Darius se plaignoit de ce que b Grecs entretenoient la révolte des villes d'Iolie, et 8*arrogeoient le droit de se mêler du gou- WMroentintériear de ses provinces ^,àpeu près de même que les princes allemands réclamoient centre les décrets de rassemblée nationale , qui l'élendoient sur leur territoire.
U éloit^impossible qu'au milieu de ces reproches ■ntoels, les esprits conservassent longtemps la Bodération dont ils affectoient encoredese parer. Lespartis, protestant toujours le désir de la paix, K prépsToient secrètement à la guerre \ On s'ai- Krissoit de plus en plus. Hippias, à la cour de Soie, représentoit les Grecs comme des factieux onemis de Tordre et des rois 7. — Les émigrés invoquoient l'Europe contre les régicides qui iToieut Juré haine étemelle à tous les trônes. — I« Grecs et les François disoient qu'on devoit se kv«r contre les tyrans qui menaçoient la liberté fa peuples *. Les uns crient au républicanisme « ;
' HnoB., ttb. Y, eap. xcn. * U., lu». Ti , cap. cil.
Wtf., lilk Y, eap. xcTi.
*M.,f6ftf.
^Ce qoe je dis des Athéniens est appuyé d'une autorité "■tonine; mais je n'offre , ao soutien de ce que je dis de yiMM'SBe , que mon propre récit : ce n'est pas assez. Re- **<^eM en passant qu'on ne doit pas dire en ix>n firan- Vi^Tempertnr germanique; c'est là du style de réfugié,
(N.ÉD.)
^ Clp,
'M^fM.'eafiiGVi.
les autres, à l'esclavage '; on s*insulte; <m vole aux armes. Les Athéniens et les patriotes de France,* gagnant de vitesse le flegme oriental et allemand i se hâtent d'attaquer la Perse % — la Germanie. L'an 1" de la 69*^ olympiade, et Tannée 1792 de notre ère, virent les premières hostilités de ces guerres trop mémorables. Les Athéniens se précipitèrent sur rA8ie-Mineure,oùils brûlèrent Sar^ des ^; — les François sur le Brabant , où ils se signalèrent de même par des incendies. Les uns et les autres bientôt forcés à une fuite honteuse ^^ se retirèrent, laissant après eux des flammes que des torrents de sang pouvoient seuls éteindre ^*