EMPÉDOCLE
ÉLEA
ECTE . SECTB tCCTE
TIQDB. ÉPICURIENNE. PTIlRHONIEIfffB.
:, DÉMOCIUTB»
LEUCIPPB, ET QUELQUES AUTEKS.
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ÉPicuas.
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PTAKHOff.
BËVDL\]TiO>S Ai^Gi£ISNES,
Conique du mol, eit la conodsaance de ce féal',
PhiJQio^, selon Ptatoo, veut dire désir de Mkooe divine '• £Ue se divise en trois classes : fhiiosopliie de dialectique , philosophie de théorie, philosophie de pratique K Je passe la pre-
Phiiatapkiê de théorie. Bien ne se fait de rien. De là àeax principes de toute éternité : Dieu et bmiUère, Le premier imprima le mouvement et Tordre à la seconde. Dieu ne peut rien créer, il
atout arrangé ^.
Dira, le principe opposé à la matière, est un Ère entièreipent spirituel , bon par excellence , iBtelljgeDt dans le degré le plus supérieurs mais MB oomipoissant , car il ne peut subjuguer lapropntioQ au mal de la matière ^.
Dieu a arrangé le monde d'après le modèle aisUat de toute éternité en lui-même? , d'après otte raison de la Divinité, qui contient les i0Blei incréés des choses passées , présentes et à Ycnir. U$ idées de l'Essence spiritudie vivent fdlci-mémes, comme êtres distlncU et réels ^ Us objets visibles de cet univers ne sont que les «Im des idées de Dieu , qui forment seules les allies iobstances ».
Ente , outre ces idées préexistantes , la Divine fit oouler un souffle de sa vie dans l'univers, ^ es cpmposa un tnHsième principe mixte , à la Utopnt et matière, a^ielé l'âme du monde <•.
Tel est le système théologique de Platon . d'où i'oQ prétend que les chrétiens ont emprunté leur ■yMère de la Trinité.
Ao reste , Platon admettoit l'Immortalité ^de Time '* qui de voit retourner, après la mort du corps, à Dieu , dont elle étoit éhanée **. Quant à i> politique , J'en parlerai ailleurs ; J'observe seul^at ici que Platon admettoit la monarchie Mme le meilleur gouvernement.
Àristole '^ divisoit la philosophie en trois sor-
' /« Phœd., peg. 278.
' Pnlag., pag. 313.
^ Jteip., lib. VI, pag. 405.
' ^'"•1 P«8- 28 ; DiOG.,LiEBT., lib. 3; Pllt., de Gen, jénim.,
^ Ae le^,, pag., 886; Tim,, pag. SO.
* Wi<., pag. 174.
' TiwL, pag. iio.
* M.. Wd.
' te<^«»., lib. vn, pag. Mb.
* ï"»". pag. M.
" Tnt dogulifr que eela paisse paroilre, Il y a ea des aa*
|"|n qui oot prétendu que Platon ne croyolt point à rimmor- ■w de rame , et ce D*est pas sans raison.
" fiai., pag. 288.
** iffatole, né avant J. C. 884, ol. 99» r* année ; mort avant '•C.33S, 01.114, 2* année.
tes , de même que Platon ; sans parier de'sa maU heureuse dialectique , qui a si longtemps servi à$ retraite à l'ignorance , Je ne m'arrête qu'à sa mes taphysique.
La doctrine des péripatéticiens est le système célèbre de la chaîne des êtres. Aristote remonte d'action eu action, et prouve qu'il faut qu'il existe quelque part un premier agent du mouvement. Or ce premier mobile de toute chose incréée et mue est la seule substance en repos. Elle n'a, de nécessité , ni quantité ni matière. Quant au pro* blême insoluble , savoir : comment l'âme agit sur le corps , le Stagirite croyoit avoir répondu en at* tribuant le phénomène è un acte immédiat de la volonté du Moteur universel '•
Il n'en savoit pas davantage sur la nature de l'âme, qu'il appeloit une parfaite énergie; non Ui premier mouvement , mais un principe de mou-^ vement,'etc. * : il la tenoit immortelle.
Zénon^y père de la secte stoïcienne, La phi* losophie est un effort de l'âme vers la sagesse, el dans cet effort consiste la vertu K
Le monde s'arrangea par sa propre énergie. La nature est ce tout, qui comprend tout, et dont tout ne peut être que membre ou partie. Ce tout se compose de deux principes, l'un iictif , Tautre passif, non existant séparés , mais unis ensemble* Le premier s'appelle Dieu; le second, matière. Dieu est un pur éther, un feu qui enveloppe la surfiu» extérieure et convexe du ciel : la matièrs est une masse i nerte et à repos K
Outre les deux principes, il en existe un troisième, auquel Dieu et la mi|tière sont également soumis. Ce principe est la chaîne nécepaire des choses ; c'est cet efifet qui résulte des événements , et est en même temps la cause inévitable : c'est la fatalité ^.
Dieu , la, matière , la fatalité , ne font qp'un. Ils composent à la fois les roues , le mouvement , les lois de la machine , et obéissent ^comme parties , aux lois qu'ils dictent comme tout?.
Les stoiciens affirmoient encore que le monda périra alternativement par l'eau et le feu, pour
> De Gen. Anim., Ub. il, cap. m ; MeL, Ut>. Il, cap. Tl, etc. ; De Cœlo, lib. ii, cap. iii, etc.
* De Gen. Anim,, lib. Il, cap. iv; lib. III, cap. xi.
3 Zenon, né avant J. C 859, ol. 193 , S* année; mort avant J. C. 361 , oi. 139 , r* année. >
< Plut., de Plat, PkU., lib. IT ; S»., ITp. lxix.
i LAKBT.f lib. V ; Stob., BceU Phffâ,, cap. xiv; Sbn., Con- 8oL, cap. xxix«
* Cic, delS'at. Deor,, lib. i; ART0ff.,.Ub. vil. ' Loc. cil.
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RÉVOLUTIOxNS ANCIENNES.
renattre ensoite soos la même forme > ; que i'homme a une âme immortelle; et ils admettoient, eomme i'Ë^lise romaine , les trois états de récompense , de purification et de punition dans une autre vie, ainsi que la résurrection des corps après l'embrasement général du monde '.
ÉpicureK La philosophie est la recherche du bonheur. Le bonheur consiste dans la santé et la paix de rame. Deux espèces d'études y conduisent : celle de la physique et celle de la morale.
L'univers subsiste de toute éternité. Il n'y a que deux choses dans la nature : les corps et le vlde^.
Les corps se composent de l'agrégation de par* ties de matière infiniment petites , ou d'atomes.
Les atomes ont un mouvement interne : la gravité. Leur motion se feroit dans le plan verti* cal ^, si, par une loi particulière, ils ne déeri- Yoieot une ellipse dans le vide^.
La terre, le ciel, les planètes, les étoiles, les animaux, l'homme compris, naquirent du concours fortuit de ces atomes ; et , lorsque la vertu •éminale du globe se fut évaporée , les races \i* vantes se perpétuèrent par la génération?.
Les membres des animaux, formés au hasard , ii*avoient aucune destination particulière. L'oreille concave n'étoit point creusée pour entendre, l'œil convexe poli , pour voir ; mais , ces organes se trouvant propres à ces différents usages , les animaux s'en servirent machinalement, et de préférence à un autre sens'.
Il y a des dieux, non que la raison nous les montre, l'instinct seul nous le dit. Mais ces dieux, fSIrémement heureux, ne se mêlent ni ne peuvent se mêler des choses humaines. Ils résident au séjour inconnu de la pureté, des délices et de la paix 9.
Mora(e, Deux espèces de plaisirs : le premier consiste en un parfait repos d'esprit et de corps ; l'autre, en une douce émotion des sens qui se
* Qc, de Nai, Deor., Ub. in, cap. UTi; Laert., lib. tii; SexKm iSp- IX , XXXVI , etc.
* SefiEC, iS>. xc; Plut. Jteêign. Stoic, pag. 31 ; Labrt., Ub. vii; Sen., ad Marc,; 'Plut,, de Fac, lun., pag. 383.
* Ëpicare , né avant J. C. 343 , ol. 109 , 3* année ; mort avant J. C 370, ol. 127 , 2* année.
* tucRET., lU). u; Lae&t., Ub. x.
* Épicure imagina ce mouvement de déclinaison pour évl- 1» de tomber dans le système des fatalistes qat exclut de dmlt toalt recherebedu bonheur. Biais Thypothèse est absurde ; car si ce mouvement est une loi , il est de néœssllé : et comment une cause obligée pcodulra-t-elle ^ eflet libre?
* LucBBT., Ub. ii;LAEaT., Ub. x.
^ LocRET., Ub. v-x ; Cic, de NaL Oeor., Ub. i, cap. vni-ix. ■ LUCRBT., Ub. iv*v.
* id., Ub. x; Ck., de NaL Dewr.
communique à l'Ame. Par plaisir il ne fmt pai entendre cette ivresse de passions qui nous soIn Jugue , mais une tranquille absence de maux. Gil état de calme à son tour ne doit pas être uni profonde apathie , uu marasme de Téme, nuH cette position où l'on se sent lorsque toutes li^ fonctions'mentales et corporelles s*acconipils8eii| avec une paisible harmonie. Une vie heuieui n'est ni un torrent rapide , ni une eau léthargli que , mais un ruisseau qui passe lentement etJ silence , répétant dans son onde limpide ks fleoq et la verdure de ses rivages*.
Tel étoit le système charmant d'Épicnre, i longtemps calomnié. Quant à Pyrrhon , le vn| scepticisme antique n'étoit pas tant une négatifi universelle qu'une indifférence de tout. Le Py^ rhonien ne rejetolt pas rexistence des corps, ta accidents du chaud et du froid , etc. ; mais il dl soit qu'il'croyoir apercevoir et sentir telle oa tdli chose , sans savoir si cette chose étoit réellement, et sans qu'il hnportât qu*elle fût ou qu'elle ne M pas. Dieu est ou n'est pas ; tel corps parott rond, carré , ovale ; il semble qu'il neige , que le soidi brille : voilà le langage du sceptique**.
Noiui devons moins considérer ce qu'ily a A vrai ou de faux dans ces systèmes , quel'influeiMi qu'ils ont eue sur le bonheur des peuples où ili furent enseignés. Nous examinerons ailleurB cetti influence. Nous remarquerons seulement iciqne, par leur teneur, ils s'élevoient directement ooo^
* Laebt., lib. x; Cic TVieu/., Ub. m, cap. xyn^deMh^ 11b. i,cap. xi-XYii.
* L'explication de ces systèmes a para aux eritiqneidi temps prouver quelque lecture. J'almois passioonémcQtli métaphysique ; mais que n*almois-Je pas ? Je me plaisois i Talgèbre comme à la poésie , et j*avois pour rénidiUoo lib torique le goût d'un Véritable bénédictin. (M. £>•)
> Il reste tocOours contre le pyrrhonisme une ol^|eeUoo li surmoDtable dans les vérités malhématiques. Que les oorpi ne soient que la modilication de mes sens , à la bonne bearr; mais Ips chosps géométriques existent d*elle»-mêiiies. U^ propriétés du cylindre , du polygone, de la tangente, de la le cante, etc. , me sont démonirées à Kévidenoe, soit que Je M considère comme corps ou comme esprit. Il y a doocqaHqM chose qui ne m*apparUent pas, qui ne sauroit être une oo» binaison de mes pensées, parce que toute vérité qui peut M démontrer (Il n*y a que les vérités mathématiques de oetli espèce) est d*elle-mème. D'ailleurs, si je suis esprit, ou psr^ tie du tout. Dieu ou matière, cotnment la quantité merarée A U ligne deviendroit-elle f effet d*une cause locomroensafablel Dés lors qu*il se trouve quelque chose hors de moi, le if»* tème des sceptlciens s'écroule; car, quoique je oepoiiM prouver la réalité de tel oltfet, j*ai lieu de croire kvmw» Uté, à moins qu*on n*admlt les vérités matbématiiioeseoiiM les Komhret de Pythagore ou le Monde d^idie» àePMM Dans ce cas', elles seroient le vrai Dieu tant chercM dfl philosophes *.
* On voit par cette note même, où je combala de « bonne foi Je pyrrlionisnie, combien j'étoU loin •« Im « rathéisme et du matérialisme. (N. Éo.)
RÉVOLtITIONS anciennes:
tre kl iiMlftulhins morales , religieuses et politlfw de la Grèce. Aussi les prêtres et les magis- Mdeia patrie s'y opposèrent-ils avec vigaear ; iiseotoieot quHIs attaquoient l'édifice jusqu'à la kne; que des livres qui préchoient monarchie du» une république, athéisme ou déisme chez is nations pleines de fol , dévoient amener tôt R tard la destruction de Tordre social. Ainsi les phiknopbes grecs, de même que les nôtres, se trounint ea guerre ouverte avec leur siècle. Mais k disoient la vérité! Et qu'importe? La vérité rinple et abstraite ne fait pas toujours la vérité M^xe et relative. Ne précipitons point le cours itichosespar nos opinions. Un gouvernement est-
I nanYSls, une religion superstitieuse , laissons i(irie temps, il y remédiera mieux que nous. Les ,(qi politiques, quand on les abandonne à eux-
, ont leurs métamorphoses naturelles, les chrysalides. Longtemps l'animal , en- Iwédes chaînes qu'il s'est lui-même forgées, lan- |É dans le sommeil de l'abjection, sous l'appance la plos vile , lorsqu'un matin , aux regards |*pris, il perce les murs de sa prison , et , dé- |ioT8ot deux ailes brillantes, s'envole dans les i<hmp8 de la liberté ; mais si , par une chaleur ptice, TOUS cherchez à hâter le phénomène, 9HnnA le ver meurt dans l'opération délicate ; tiSQ lieu de reproduire la vie et la beauté, il ne vs reste qu'un cadavre et des formes hideuses K Avant de passer à ce grand sujet , de l'influence
II opinions sur les mœurs et les gouvernements 'b peuples^, rapprochons nos philosophes de «tt de la Grèce.