CHAPITRE XLVIL
OtdiecUooi eonifc la diacipIlM.
Vous dites que c'est Dieu lui-même qui a éti» bli votre Église, où tout respire une origine dî* vine. En vérité, II faut que vous supposiez les hommes bien sots ou bien Ignorants.
> vy^hisnoa n^étollpas le seul Dieu des Indiens qui k; Ml incarné. Voici i*histotfe d^une des incarnations de Sree-Hos Narrain. « Sree-Mun Narraln , la grande divinité des ladiaif i avec ses inséparables associés Mbah Lelcbimy, et le Serpent, résolat de 8*lncamer, poar corriger d'énormes abosqal i^ toient glissés parmi les hommes. Narrain prit la figandj gperrier Eam; Letchimy devint sa femme, sons le non ai Seelah Devee ; et le Serpent métamorphosé Joua le paaoMm de Letchiraom, frère et compagnon de Ram. Un Joor qulil ▼oyageoienl dans an désert , Ram se trouvant obligé dequtt- 1er Seetah , la confia , Jusqu'à son letour, à la garde de srt frère Letcbimum. Celui-ci demeura quelque temps avec tt belie-sCeur sans qu'il lui arrivât aucun accident ; mais oa fe* meux maglcfen ayant aperça Seetah, eo devint éoudw^ amoureux. Pour la séparer de son fidèle gardien, il se \n» forma en un oiseau du plus brillant plumage. La foIbleépoiM de Ram n'eat pas piutdt remarqué le perfide oiseau qa'elk supplia Letchimum de rattraper. Cest en vainque celaM r» présente le dangisr : désir de femme est irrésistible ; SeeUb, sourde à toutes les raisons , dans un moment de dépit, aeoMi son beau-frère d'avoir des vues criminelles sur elle. A odk horrible accusation, Letcblmnm ne balance plus ; mais, «vsnl de quitter Tingrate beauté pour courir après l'oiseau, il traa un cercle autour d'elle, en lui apprenant que, tandis qaVik se Uendra dans cet espace , elle n'a rleo à craindre, k peiM est-il parti , que le magicien , prenant la forme d'un viHIltr^ décrépit, s'approche de Seetah , et la supplie de lui prooirei nn peu d'eau pour apaiser un^solf ardente. La malbeoceai et compatbsante épouse de Ram franchit le cercle fatal, é devient la proie du cruel enchanteur. »
L'auteur dont le tire cette historiette se taU sur la sntte • l'aventure. Il parolt seulement que le m.iglcien n'obtint p* le but de sa perfidie; car lorsque Ram eot retrouvé Seitali, « se fiant pas trop aux protestations de sa frmme, ilordooM l'épreuve par le feu. Seetah marcha sur les fers rouges; «dm ses pieds , dit l'auteur, broniés par l'Innocence , les foalèriRl comme un lit de fieurs, nlSkeiehes qf tKe Mythofogy of^
Hindoott pag. 74-81.) « L€ê Auinc* de VouiKY et les auteurs précédents.
RÉVOLUTIONS ANQENNES.
Votre biérarcbie de cardinaux, d^archevëques, févéquès, de pfétres, de diacres, de sous-diafla,iODt des institutions égyptiennes. Là, se (roQfdt un hiérophante, d'où découloitune suite deprftres, qui diminuoient d'ordres et de pouloirenniison de leur plusou moins d'éloignement dQchefsapMme. L'Occident, et l'Orient surtout, nous foomirent le modèle de vos cérémonies et de TQ8 costumes. Vous imitâtes les choeurs d'en* tetS) la marche sur deux colonnes, les oscillations derencensoir, la génuflexion et le cbantàde ortaim signaux réguliers, d'après les pompes Utiqueiet romaines. Vous retenez de nos Jours , dm Yos cérémonies funèbres, l'air qu'on chan- M à Athènes dans des occasions semblables au Me de Périclès ; et plusieurs de vos sectes mar- Ant encore dans la sandale grecque.
La tenture, l'exposition des tableaux , la susinsioD des lampes, le dais, les vases d'or et d'ar* lest vous viennent de l'Orient. Mais que disons- Httl TOUS portez sur vous-même les marques du i lignisme , sans vous en apercevoir 1 La tonsure nrtotretéte, Tétoleàvotre cou, Tostie et le iKremc&t rayonnant dans vos mains, ne sont 'ils pK les mêmes symboles qui, parmi les prêtres de hP^ représentoient le disque et les rayons de telle qu'on y adorait? Si les mages revenoient luni nous , ne croiroient-ils pas , en voyant vos iîlres, vos robes, vos surplis, vos chapes, que mi êtes des membres de leurs sectes , dissémiibehesdes peuples barbareal
Lei détails de vos cérémonies oflirent les mè* Ml rtpports. On sait que la communion est une Mlntlon Judaïque. L'époque de vos fêtes corlopoBd exactement à celle des fêtes chez les anciens. Vous avez conservé même dans vos prièitt les formes latines. La messe des Rameaux, tes le onzième siècle, où le peuple répétoit trois te ea chorus le cri d'un âne après Vlie Missa ^9 adMit une des allégories les plus obscènes fcrantiquité. Le carnaval, avant le jour des Cen- ^1 a*étoit qu'un reste des bacchanales. Enfin i cit dair que vous dérives votre discipline des Fhres du polythéisme ».
Kous ne condamnons pas ceci absolument, ^Mloient les philosophes, nous vous en vou- ^ seulement de n'être pas ide bonne foi , et de ^^vloir taire passer tout cela comme provenant **mie origine céleste*. Nous sentons fort bien que
l*Mw*an , Matai sur Parié, La Xuitug de Volnbt et les
^^naîA fÉgUie n'a prétendu que les TètemenU de ses
vous n'auriez Jamais converti les peuples au christianisme sans la solennité du culte. C'est en quoi nous préférons la secte romaine. Il est rldi* cule d'être luthérien, calviniste, quaker, etc.; de recevoir, à quelques différences près, l'absurdité du dogme, et de rejeter la religion des sens, la seule qui convienne au peuple., Il n'est pas plus difficile de croire le tout qu'une partie; et lorsqu'on admet l'incarnation , il n'en coûte pas da-* vantage d'adopter la présence réelle.
Telles étoient les objections des philosophes modernes contre le christianisme ; objections dont Je n'ai extrait qu'une très-petite partie. Je suis bien fêché que mon sujet ne me permette pas de rap<t porter les raisons victorieuses avec lesquelles les Abadie , les Houteville, les Bergier , les Warburton ont combattu leurs antagonistes , et d*être obligé de renvoyer à leurs ouvrages ^
Moi , qui suis très-peu versé dans ces matières , Je répéterai seulement aux incrédules , en ne me servant que de ma propre raison , ce que Je leur ai déjà dit. « Vous renversez la religion de votre pays, vous plongez le peuple dans l'impiété , et vous ne proposez aucun autre palladium de la morale. Cessez cette cruelle philosopliie, ne ravis-* sez point à l'infortuné sa dernière espérance ; qu'importe qu'elle soit une illusion , si cette illusion le soulage d'une partie du fardeau de l'existence, si elle veille dans les longues nuits à son chevet solitaire et trempé de larmes; si enfin elle lui rend le dernier service de l'amitié , en fermant elle-même sa paupière , lorsque seul et abandonné sur la couche du misérable, il s'évanouit dans la mortel»