PREMIÈRE RACE
Qu^étolent devenues les trois vérités de Tordre asocial quand Tempire d'Occident s*écroula?
La vérité religieuse avoit fait un pas immense: le polythéisme étoit détruit, et avec le dogme d*un Dieu s'établissoient les vérités corollaires de ce dogme.
La vérité philosophique étoit rentrée dans la vérité religieuse comme au berceau de la civilisation.
La vérité politique avoit suivi les progrès de la vérité religieuse. Les destructeurs du monde romain étoient libres; ils trouvèrent sur leur chemin une société organisée dans la servitude : la jeune liberté sauvage s'assit d*abord sur cette société , comme le vieux despotisme romain l*avoit fait : des républiques militaires, frankes, burgondes, visigothes, saxonnes, gouvernèrent des esclaves à Finstar des anciennes républiques civiles, grecques et latines.
Voilà le point où avoient abouti les faits nés du choc des générations païennes , chrétiennes et barbares , à partir du règne d'Auguste pour arriver à celui d'Augustule.
Maintenant les trois vérités fondamentales, combinées d'une autre façon , vont produire aussi les faits du moyen âge ; la vérité religieuse , dominant tout, ordonnera la guerre et commandera la paix, favorisera la vérité politique (la liberté) dans les rangs inférieurs de la société, ou soutiendra partiellement le pouvoir dans des intérêts privés ; elle poursuivra avec le fer et le feu la vérité philosophique échappée de nouveau du sanctuaire sous rhabit de quelque moine savant ou hérétique. Ainsi continuera la lutte jusqu'au jour oÀ les trois vérités, se pondérant, produiront la société perfectionnée des temps actuels.
J'ai dit.que l'empire romain-latin étoit dem l'empire romain-barbare un siècle et demiava la chute d'Augustule. Cet empire mixte subaii plus de quatre siècles encore après la déposltli de ce prince. Les Franks , les Boargnignons eti Visigoths en Gaule , les Ostrogoths et les Lm bards en Italie, furent des possesseurs qoe 1 populations connoissolent, qu'elles avoient v( dans les légions , et qui , soumis à leurs lois i tionales , laissoient au monde assujetti ses mm ses habitudes , souvent même ses propriétés ;ii| religion commune étoit le lien commun entit i vaincus et les vainqueurs. Ce n'est qu'après il vasion des Normands, sous les derniers rois frai de la race kariovingienne , que la tiansformali sociale commence à frapper les yeux.
Il n'y eut Jamais deoMnpIète barbarie, ooiM on se l'est persuadé. On ne peut pas dire fp\ peuple soit entièrement barbare, quand il a oi serve laculturedel'intelligenceetlaconnoisnDi
de l'administration. Or l'étade des lettres, ( la philosophie et de la théologie continoa pan le clergé; l'administration municipale, fiscal publique et domestique demeura longtemps < qu'elle avoit été sous l'empire. La science nd taire périt dans la discipline , mais l'art de lafi tiflcation ne se détériora point, et même les mi chines de guerre se perfectionnèrent. Il n'y add rien de nouveau à remarquer sous les deux f^ mières races , si ce n'est les mœurs particuliéfl des familles investies du pouvoir, i'achèveiM de la monarchie de l'Église , et les hautes sourd qui , comme des écluses , lâchèrent sur l'Eorol le torrent des siècles féodaux.
Toutefois, deux observations doivent être ft tes. Le chef du gouvernement étoit électif soi la race mérovingienne et sous la race karlovii gienne, de même qu'il l'avoit été au temps A