SOS
ÉTUDES
longs cheveux et une longue barbe. Il prit Méhippe , le lava trois mois entiers dans TEuphrate, en suivant le cours de la lune et marmottant une longue prière ; il lui cracha trois fois au nez , le plongea de TEuphrate dans le Tigre , le purifia avec de Tognon marin , le ramena chez lui à reculons, Tarraa de la massue, de la lyre, de la peau du lion , et lui recommanda de se nommer à tout venant , Ulysse, Hercule ou Orphée. L'initiation achevée, Ménippe descendit aux enfei*3 conduit par Mithrobarzanes. Là , Tirésias lui conseilla de quitter les chimères philosophiques , en lui disant : « La meilleure vie est la plus commune. » Les sectes à Vencan offrent le tableau complet des diverses sectes. Jupiter fait préparer des sièges ; Mercure , investi de la charge d'huissier, appelle les marchands pour acheter toutes sortes de vies philosophiques ; on fera crédit pendant une année , moyennant caution. Jupiter ordonne de commencer par la secte italique.
MEBCUBE.
Holà, Pythagore ! descends et fais le tourde la place. Voici une vie céleste : qui l'achètera? qui veut être plus grand que l'homme? qui veut conr nottre Tharmonie des sphères et revivre après sa mort?
UN hàechàno.
D'où es-tu?
PVTHAOOBS.
De Samos.
LE HÀBGHAND.
Où as-tu étudié?
PYTHAGOBB.
En Egypte, chez les sages.
LE UABGHAND.
Si je t'achète, que m'apprendras-tu?
PYTHAGOBB.
Je te ferai souvenir de ce que tu sus autrefois.
LE MABGHAND.
. Comment cela?
PYTHAGOBB.
En purifiant ton âme.
LE MABCHAND.
Comment l'instruiras-tu?
PYTHAGOBB.
Par le silence. Tu seras cinq ans sans parler.
LE MABGHAND.
Après?
PYTfiAGÔBE.
Je t'enseignerai la géométrie 9 Id musique et l'arithmétique. .
LE MABCHAND.
Je sais celle<;i.
PYTfiAGOBB.
Comment oomptes-tu ?
LE UABCHAICD.
Un , deux , trois , quatre.
PYTHAGOBB.
Tu te trompes : quatre est dix, le triangle {Mffi fait et le serment, etc.
(Oo déflbabHle PyUiagore, e( V<m décoorre qall i m cuisse d*or. TroisceoU marchands l*aciièleDt dis aiiin.)
(On appelle Diogèoe. )
VU MABCHAIVD.
Que pourrai-je faire de cet animal , siooo itf fossoyeur ou un porteur d'eau?
HEBCUBB.
Non pas, mais un portier : il aboie, -et II tf nomme lui-même un chien.
LE MABCHAND.
Je crains qu'il ne me morde ; if grince les deott et me regarde de travers.
HEBCUBB.
Ne crains rien , il est apprivoisé.
LE KABCHAND.
Ami, de quel pays es-tu?
DIOGÈNB.
De tout pays.
LE ItABCHAND.
Quelle est ta profession ? ,
DIOGÈNB.
Médecin del'ânie , héraut de ta liberté et de II vérité. ' 1
LE HABCRAUD. 1
Maître, si je t'achète, que ra'appfcndras-ttfj
mocànB. * \
Je t'enfermerai avec la misère ; tu ne te «»* cleras ni de parents ni de patrie; tu quitteras II: maison de ton père ; tu habiteras quelquemasorBr quelque sépulcre , ou , comme moi , un toime«^ Ton revenu sera dans ta besace pleinederogate* et de vieux bouquins : tu disputeras de fificilf avec Jupiter ; si Ton te fouette , tu n'en fieras ^ rire«
Lft HABCBAND.
Il faudrdt que ma peau fût utie écaille d'h* tre ou de tortue.
Voici ma' doctrine : trouver i redire à t«rt, avoir la voix rude comme un chien, la ^^ barbare, l'allure farouche et sauvage, vivre a» milieu de la foule comme s'il n'y avait personne
HISTORIQUES
Are sed an milieu de tons y préférer la Vénus ijdîeule, et se livrer en public à ce que les autres iQQgissent de faire en secret. Si tu t*ennuies , tu jireikdias un peu de ciguë, et tu t'en iras de ce noDde : Yoilà le bonheur ; en veux-tu?
A|»rès Diogène , pour lequel on àanne deux dttles, Mercure fait venir Aristippe; il est ivre, (t ne peut répondre. Mercure explique sa doc< trioe : ne se soucier de rien , se servir de tout , Aeicher la volupté n'importe où.
Heraclite et Démocrite , abrégé de la sagesse et de la folie , succèdent à Aristippe : l'un rit , Fntre pieare. Démocrite rit parce que tout est mité, et que l'honmie n'est qu'un concours d'aines produits du hasard. Heraclite pleure parce fK le plaisir est douleur; le savoir, Ignorance; Il grandeur, bassesse; la santé, infirmité; le Hde, un enfant qui joue aux osselets, et se tour- Me pour un songe. Heraclite regrette le passé , Anooie du présent, et s'épouvante de l'avenir.
Jopiter fait semoudre Socrate.
UN KABGHAND.
Qo'es-tuî
80CBATB.
Amateur de petits garçons et mattre ès-arts f aimer*.
LB IIABCHÀND.
Dans ce cas, mon fils est trop beau pour que Je te confie son éducaticm.
S0€BATB.
le ne suis pas amoureux du corps, mais de fesprit : quand je dormirois avec ton fils , il ne lepatteroit rien de déshonnéte.