‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 216 sur 228 · HENRI IL · texte numérisé non relu

HENRI IL

Les douxe années du règne de Henri n ne Airent que Tavant-scène de cette nouvelle société qui te forma sous les derniers Valois , et qui ne ressemble phis à la société commencée sous Louis XI et achevée sous François P'. Comme événemeDts, vous remarquerez : la bataille de $aint-<}aentiD, perdue par le maréchal de Saint-André ; la leTée du siège de Metz, défendu par le duc de 6niie;ll prise de Thionville et de Calais par oe méise prince, ce qui mitfinaux conquêtes d'ÉdoosrdlU, et constitua nosflrontières militaires; la Ligue posr la défense de la liberté germanique entre Heori D, rélecteul* de Saxe et le marquis de Brandebovrg. La paix de Cateau-Cambrésis, ouvrage du cobbI^ taUe de Montmorency , flt perdre à Henri Dhi avantages qu'il eomttiettfolt à reprendre sir la armes espagnoles.

Les antres événements sont s le marilige ds Jeanne d'Albret, héritiers de Navarre, avee Âatolne de lloarbon , père de Henri IV ; le aiarfap de Marie Stuart avee François , dauj^ln; ravenement de Marie au tr^ne d'Angleterre , laqaHb rétablit un moment la rel^jlott eatholiqne et Wfli sa eonromie à une autre femme, ta fluneose ÉKsabeth ; l'abdication et la mort de Charies-Qeiat.

Dans rintérieur de la France , la peiséestlaa contre les réformés s*étendlt et se régularisa par l'intervention de la loi ; l'édit d'Éeouen les pooR de mort, avec défense d*amolndrir fai peine. Henri II At arrêter (tsss) dnq conseHIenda parlement de Pails, accusés d'être fiiutenrs dite* résie : parmi ees eonseillers se trouvolent UnSi Faure et Anne Dubourg, qui osèrent reproekcr à Henri ses adaltères, attaquer les viees de h cour de Rome, et annoncer que In puissance dei deHi penehoit vers sa raine. L'estrapade, miki baptâmss de tel , eonsIMt à suspendre ne pra*

DE L'HISTOIRE DE FRAJNCË

testant au-dessus d'un bûcher, à le plonger à différentes reprises dans la flamme en abaissant et en relevant la corde : Henri II et Diane de Poitiers assistèrent au spectacle de ce supplice, comme passe-temps. L'amiral de Gotigny paroissoit; les trois fiactions des Montmorency, des Châtillon et des Guise s'organisoient. Alors que l'esprit humain avoit un instrument pour multiplier la parole et répandre la pensée dans les masses ; quand tout se pénéti'oit de lumière et d'intelligence, la monarchie, prête à vaincre les dernières libertés aristocratiques, se donnoit par tous les abus et par tous les vices Tavant-goût du pouvoir absolu. Henri II mourut d'une blessure à Fœil qu'il reçut de Hontgomery dans une Joute , et le règne de ee prince s*ouvrit par le duel de Jarnae et de la Châtaigneraie.

FRANÇOIS ÎJ.

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