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LerègnedeFrançoisII, de GharlesIX, de Henri 111, et une partie du règne de Henri IV, jusqu'à hredditiondeParis, ne forment qu'un seul drame dont lesprinciiiales figures sont , pour les femmes : Catberinede Médicis, Marguerite de Valois, Marie Stuart , Jeanne d' Albret , la duchesse de Nemours , madame de Montpensier, madame d'Aumale, madame de Noirmou tiers, Gabrielle d*Estrées, et quelques autres; pour les hommes, parmi les prinees, les prélats et les guerriers : les deux premiers Guise, François de Guise et le cardinal de Lorraine ; la seconde génération des Guise, Henri dit le Balafré, le cardinal de Guise et le duc de Mayenne; le duc de Nemours, le connétable Anne de Montmorency, l'amiral de Goligny et les Châtilion; les princes du sang, Antoine, roi de Navarre , son fils Henri de Béarn , et les deux princes de Condé ; pour les magistrats : l'JIospital , le premier Mole , Harlay , Brisson , de Thou.
Dans lesecond plan du tableau, les personnages 8ont:lesfillesd'honneur de Catherinede Médicis, les mignons de Henri III et de son frêne le duc d*Alençon, les satellites des Guise, Maugiro^, Saint-Mesgrin , Joyeuse , d*Espemon , Bussy ; les grands massacreurs de la Saint-Barthélémy , Maurevert, Besme, Cocooas, Thomas, )e parfumeur de Catherine de Médicis, sans Qiobliejr Poltrot, Jacqiies Clément, et enfin BavailL^c, qui ferma plus tai-d la liste de ces assassins.
Les gens de lettres et les savants nç doivent point être oubliés dans cette scène , parce que
chacun d'eux y joue un rôle selon la religion qu'il professoit : Jean du Bellay, cardinal; Melanchthon, Beauvais, gouverneur de Henri IV; Jean Calvin, Charles Etienne, Etienne Jodelle, Charles Dumoulin, Henri d'Oysel, Pierre Bamus, âi| Tillet, Belleforest, Jean de Montluc, évéque de Valence; Pibrac, Ronsard, Saint-Gelais, Amyot, Bodin, Charron, Cujas, Fauchet; Gamier, du Haillant, Lipse, de Mesme, Miron, Montaigne, Nicot, d'Ossat, Passerat, Pitou, Scaliger, de Serres. Alors le Tasse racontoit à l'Italie la gloire des anciens chevaliers, à laquelle Cervantes alloit donner une autre espèce d'immortalité en Espagne ; le Camoëns chantoit l'Orient retrouvé ; le génie du moyen âge , apparu sur la terre avec le Dante, descendoit glorieux dans la tombe avec Shakespeare; Tycho-Brahé, tout en abandonnant le vrai système du monde dévoilé par Copernic, acquéroit le titre de restaurateur dé l'astronomie dans ces régions dont les Romains n*a voient entendu parler que comme la patrie inconnue des Barbares destructeui*s de leur empire.
Sur les trônes étrangers, les piersQnpages à remarquer sont. Sixte V, Elisabeth et Philippe JI. Des quatre rois qui gouvernèrent la France dans ces troubles, François II, Charles IX , Henri III et Henri IV , le premier n'est célèbre que par la beauté et les malheui*s de sa veuve , cette Marie Stuart qui transmit à son fils un nom funeste et un sang d'échafaud.
Le gouvernement, sous François II , tomba aux mains des oncles maternels de ce Jeune monarque, François de Guise et je cardinal de Lorraine. Le cardinal avoit des liaisons intimes avec Catherine de Médicis : ^ Ung de mes amis non huguenot, dit « l'Esioile, m'A conté qu'estant couché avec un « valet de chambre du cardinal dans i^ne chambre « qui entrolt en celle de la reine mère, il vit sur « le minuit ledit cardinal avec une robe de nuit « seulement sur ses épaules , qui passoit pour aller « voir la reine, et que son ami lui dit, que $*il « ad venoit Jamais de parier de ce qu'i) avoit vu^ il ^ eu perdroit la vie. ^
Le connétable de Montmorency et la duchesse de Valentinois voient tomber leur crédit. Antoine de Bourbon et le cardinal son frère sont envoyés en Espagne sous le prétexte d'y conduire Elisabeth de France à Philippe II. La conspiration d'Amboise contre les Guise éclate; elle étoit dirlgée secrèt.ement pof le prince de Condé.
Édit de Romorahtiu par lequel les évéques sont
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investis de la connoissance du crime d*hérésie. L*Hospital fut malheureusemeot l'auteur de cet édît ; il ne le rédigea que pour empêcher rétablissement de Tinquisition.
Convocation des états à Orléans , où sont mandés le roi de Navarre et le prince de Condé; le prince de Condé est arrêté comme chef d'une conspiration nouvelle; il est Jugé, condamné à perdre la tête , et délivré par la mort de François II (1559, 1560).