‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 41 sur 228 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Oiiff/m <la ooiBs dct lacUooi : la Montagne el la Plaine.

Sokm Toulut couTonner ses travaux par an sacrifiée. Voyant qae sa présence faisoit naître des troaMes à Athènes , il résolut de s'en bannir par m exil Tolontaire. Il s'arracha donc pour dix ans ' n séfoor si doox de la patrie, après avoir fait ponettreàseaooncitoyensqn'ils vivrolenten paix jusqu'à son retour. On s'aperçut bientôt qu'on al^fmme pcrint les passions des hommes.

Depuis longtemps l'État nourrissoit dans son Nia trois ftietlons qui ne eessolent de le déchirer. Qulquefols , réunies par intérêt ou tranquilles |v iMsitude , elles semblolent s'éteindre un m»- ■eut; mais bientôt elles éelatoient avec une non* 1* furie.

La première , appelée le parti de ia Montagne^ Meonpoeée , ainsi que le fameux parti du même Mi en Franœ , des citoyens les plus pauvres de Il répuMkiiie, qui vouloient une pure démocra* lii«. Far l'éUUissemont d'un sénat ^ , et Tadmis- Ém exclusive des riches aux charges de la ire ^^ Sokm avoit opposé une digue puis* à la fougue populaire; et la Montagne, trompée daM ses espérances , n'attendoit que i'oo- MisQ favonble de s'insurger contre les dernières IsHitutioDS. Céloient les Jacobins d'Athènes»

Lsieeoiid partie connu sottsle nom de to P/oine, itasiisoit les, riches possesseurs de terres qui, trouf aoft que le législateur avoit troifi étendu le psofoir du petit peuple, demandoieut la coostitatioB oligarchique , plus favorable à leurs inté* fààK C*étoient les Aristocrates.

Enfin , sons on troisième parti , distingué par Tippellation de la Câie^ se rangeoient tous les aégodantsde TAttique. Ceux-ci, également effrayés de la licence des pauvres et de la tyrannie dngrands , inclinoient à un gouvernement mixte , propre à réprimer l*un et l'autre ^ : ils jouoient le lôle des Modérés.

Athènes se trou voit ainsi , à peu près , dans la aème position que la France républicaine : nul le goAlnit la nouvelle constitution ; tous en deaandoient une autre; et chacun vouloit celle-ci d^sprès ses vues particulières. On voit encore ici Il sevrée d'où les François ont tiré les noms des

' Put., M S»Im.

* Hmib,liUi,ca|i.MK; Plct. , m SpIwi.

'Hn<Mi.,Ub. i,pBg.88.

* Aaisr., de Bep,, Ub. n/cap. xit, pag. 336.

* Put. , i'ji Solam, , nac. 86.

•W.,iWd.

partis qui les divisoient* : êOttmie al mes malheureux compatriotes n'avoient déjà pas trop de leurs haines nationales , sans aller remuer les cendres des factions étrangères parmi les ruines des États qu'elles ont dévorés I

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