CHAPITRE IX
Plslstrate.
Après avoir erré sur le globe, l'homme, par
. ■ Plut., inSofùn.
* Hebod. , Ub. ti , cap. cxxv-cxxxi.
Tous les papiers pabllës sar les affaires de France. Mc^aclés étoll riche , mais sa fortune fut considérablement augmentée par son mariage avec la fille de Clisthèoe, tyran de Sicyone.
> Plut., in Solon.; Pap,puhl., etc.
* Plut. , in Solon, , pag. 00.
^.Hekod. , lib. I, cap. uliv.
* Jd, , ibid, 1 Jd,, ibid,
a Pisistraie et Robespierre , Mégaclès et TalUen I Je demande pardon au lecteur de tout cela. J'ai plus soaffert que lai en relisant ces pages. 11 y a peut-éU« quelque chose dans ces portraits, mais à coup sûr ce n'est pas la ressemblance. ( N. ÉD.)
un instinct touchant, aime à revenir mourir aux lieux qui l'ont vu naître, et à s'asseoir un moment au bord de sa tombe , sous les mêmes a^ bres qui ombragèrent son berceau. La vue de ces objets, changés sans doute , qui lui rappellent i la fois les Jours heureux de son innocence, les malheurs dont ils furent suivis, les vicissitudes et la rapidité de la vie, ranime dans son cœur ce mélange de tendresse et de mélancolie, qu'os nomme Pamour de son pays.
Quelle doit être sa tristesse profonde, s'il a quitté sa patrie florissante , et qu'il la retrouve déserteou livrée aux convulsions politiqueslCeui qui vivent au milieu des factions, vieilUssaiit pour ainsi dire avec elles, s'aperçoivent à pete de la différence du passé au présent ; mais le voyi* geur qui retourne aux champs paternels , boDlo* versés pendant son absence, est tout à coup fn^ des changements qui l'environnent : ses yeox pa^ courent amèrement l'enclos désolé, de même qu'en revoyant un ami malheureux après de k»'* gués années , on remarque avec douleur sar son visage les ravages du chagrin et du temps. Telta furent sans doute les sensations du sage Athé« nien , lorsque après les premières Joies du retour il vint à Jeter les regards sur sa patrie*.
Il ne vit autour de lui qu'un chaos d'anaieUe et de misères. Ce n'étolent que troubles, divi« sions , opinions diverses. Les citoyens semMofent transformés en autant de conspirateurs. Pas deux tètes qui pensassent de même; pas deux bras qui eussent agi de concert. Chaque homme étoit lui tout seul *une faction ; et quoique tous s'harmoniassent de haine contre la dernière constitution, tous se divisoientd*amoursur lemoded'un régime nouveau '.
Dans cette extrémité , Solon cherchoit un hou* néte homme qui, en sacrifiant ses intérêts, pât rendre le calme à la république. Il s'imagina le trouver à la tête du parti populaire ; mais s'il se laissa tromper un moment par les dehors patri<h tiques de Pisistrate , il ne fût pas longtemps daos
a A des taches près, que je n'ai pas vouia elboer psi« que Je ne veux pas clianger un seul mot à y£ssai$ oe morceau rappellera peut-être au lecteur des sentimeDU et même des plirases que j'ai répandus et trunsporlés dut mes autres ouvrages. 11 y a quelque chose d'inattendi dans la manière dont ce morceau est amené, coaune « délassement à la poliUque. L'exilé reparolt malgré kû, et entraîne un moment le lecteur dans un autre ordre ^ mages et d'idées. ( N . Éd. )
' Plut.i in Solon,
fmmr. Il sentit que, de deux motifs d*une actjMlMiiDaine,iiraut s'efforoerde eroireàla bonne ftagir comme si on n'y croyoit pas. Le sage, foeonnoissoit lescœurs , sut bientôt ce qu'il deloit penser d*un bomme riche et de haute naiswce attaché à la cause du peuple. Malheureumoit il le sut trop tard.
Sur le point de dénoncer la conspiration , il i'atteodoit plus que de nouvelles lumières, lorsfM Pisistrate se présente tout à coup sur la fiaee publique, couvert de blessures qu*il s'étoit adroitement faites '. Le peuple ému s'assemble m tomnlte. Solon veut en vain faire entendre sa ?»'. On insulte le vieillard , on frémit de rage , «décrète par acclamation une garde formidable à cette illustre victime de la démocratie , que les MNes avoient voulu faire assassiner ^. 0 homita adserviMem paratos! Nous avons vu un tjm de la Convention employer la même ma» dÉe.
QmcoDque a une légère teinture de politique Bi pas besoin qu'on lui apprenne la conséquence de tt décret. Une démocratie n'existe plus là où flyanoe force militaire en activité dans l'intéricorde TÉtat. Que penserons-nous donc des cohortes du Directobre? Pisistrate s'empara peu ipès de la citadelle ^ , et , et ayant désarmé les âoycDs, comme la Convention les sections de hris, il régna sur Athènes avec toutes les vertu, hors celles du républicain.