‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 44 sur 228 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

llègiM el mort de Pisistrate.

La victoire s'attachera au parti populaire tou- Iq les fois qu'il sera dirigé par un homme de gé- Bie, parce que cette faction possède au-dessus dcsntres Ténergie brutale d'une multitude pour ^*pelle la vertu n'a point de charmes , ni le cfinie de remords.

Après tout, le succès ne fait pas le bonheur : Kiistnite en est un exemple. Chassé de l' Attique 1^ Mégadès réuni à Lycurgue , il y fut bientôt i^lé par ce même Mégadès, qui, changeant ^troisième fois de parti, se vit à son tour ^^ de prendre la fuite. Deux fois les orages Vi grondent autour des tyrans renversèrent Pi- ''^ate de son trône , et deux fois le peuple l'y

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replaça de sa main '. La fin de sa carrière Ait plus heureuse. 11 termina tranquillement ses Jours à Athènes , laissant à ses deux fils, Hipparque et Hippias, la couronne qu'il avoit usurpée '.

Au reste, ces différentes factions avoient tour à tour, selon les chances de la fortune, rempli la terre de l'étranger d'Athéniens fugitifs. A la mort de Pisistrate, les modérés et les aristocrates se trouvoient émigrés dans plusieurs villes de la Grèce ^ : là nous allons bientôt les voir remplir avec succès le même rôle que , de nos jours , les constitutionnels et les aristocrates de Franee ont joué si naidheureusement en Europe.

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