‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 55 sur 228 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Siècle (le Solon.

C'est ici répoque d'une des plus grandes révolutions de Tesprit humain, de même qu'elle le fut d'un des plus grands changemeAti en politique. Toutes les semences des sciences, ferraentées depuis longtemps dans la Grèce , y éclatèrent à la fois. Les lumières ne parvinrent pas, comme de nos jours, au zénith de leur gloire ; mais elles atteignirent cette hauteur médiocre, d'où elles éclairent les hommes sans les éblouir. Ils y voient alors assez pour tenir le chemin de la liberté, et no(i pas trop pour s'égarer dans les routes inconnues des systèmes. Ils ont cette juste quantité de connoissances qui nous montrent les principes, sans avoir cet excès de savoir qui nous porte h douter de leur vérité. La tragédie prit naissance sous Thespis', la comédie sous Susarion*, la fable sous Ésope ' , l'histoire sous Cadmus ^ , l'astronomie sous Thaïes * , la grammaire sous Simopide^. L'architecture fut perfectionnée par Memnon, Antimachide; la sculpture par une multitude de statuaires : mais surtout la philosophie et la politique prirent un essor inconnu. Une foule de publicistes et de législateurs parurent tout à coup dans la Grèce et donnèrent le signal d'une révolution générale. Ainsi les Locke, les Montesquieu , les J. J. Rousseau , en se levant en Europe, appelèrent les peuples modernes à la liberté.

Jetons d*abord un coup d'œil sur les beauxarts 7.

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