DÉLIRE
U est piMé ce moment des pIiMsin Dont fa vitesse a trompé mes désirs :
n est passé ! Ma Jeune eC tendw amie , Ta Jouissance a doublé mon bonb^r.
Ouvre les yeux noyés dans la langueur, Et qu*un baiser te Hippeile k la vie.
Aléooore , amante fortunée ,
aeite il Jamais ^d» mes U^ enchaînée
IPafdûnne toat , et ne fefUs^ rien, Eléonore, Amour est mon complice, lion corps frissonne en s*approchant du Uen. • Plus préa enoor. Je lens avec déliée Ton sein brûlant palpiter sous le mien. Àh ! laisse-mol , dans mes transports avides , Boira Pamouf sur tes lèvres humides.
Opl, ton haleine a eoulé dans moo ooBur; Des voluptés elle y porte la flamme; OI\|et charmant de ma tendre ftireur, * Dans ce baiser reçois toute mon Ame *,
Je laisse h décider ait lecteur, qui , do Tibulle de la Franoe , ou de Tamante de Phaon , a peint
* Despr. , iraducL (ff lAtngin.
* le ne parle ni du chevalier de Berlin, ni de )!. Lebrun, les élégies de ce dernier poète n*élant pas enoora publiées lors- <^ue Je quittai la Franoe \ Je ne sais n elle^ Tont été depuis.
■ * OEvvre» du chevalier de Parnjff tom. I , Poétiei irot. « llv. iii,pag. 86.
^ * Ldbran est mort, et aet Éiégit» ont
m. Gingiiêné. ( N. tu. )
par
1» passIOD avee pius d'ivresii. Les dsax poêiH semblent avoir fait couler dans leurs vers l| flamme de ces soleils sous lesquels ils priroik naissance ^
Il eAt été curieux de voir eommeat Aleée, chassé de Mltylèna par une révolutioo, oliaii* toit Itis malheurs de TexU et de la ty raiinie «. Mal* heureusement il ne nous reste rien de ee poète.
Le Abullste Ésope florissoit aussi daas eet éje célèbre. Passant un Jour à Athènes et trouvas) les ettoyoQS impatients sous le Joug de Pistatrate, il leur dit :
« Ijee sreaooiHet , a'eonuyaBt de leur liberté , demiBdè' met un roi à Jupiter. Oeliii<ci se iMMiiii de leur folle prièi» Ëliea redQublèi eut 4*importuiiitë , et le mallre é» roijnpf se vit contramt de céder à leurs clameur». U leur jM donc une poutre (|ui l|t trembler tout le marais dans « chute. Les grenouilles, muettes de terreur, gardèrent d'abord un profond aOeiioe; ensuite elles osèrent laloer il amivfsu pHnôe et s'spproober de loi toatea tranlMtf. Biealèt çlles passèrent de Is crainte k U pins iiidtMi , fiimiliarité. Elles sautèrent sur le monarque» iftiulUnlk son peu d'esprit et à sa vertu tranquille. Nouvelles demandes à Jupiter. Celte fois-ci U leur envoya une etoosne, qoi, se promenant dans aes domalnea, se mit à ereqner tooi ceux de ses si^ets qui se présentèrent. Alors ce furent les plaintes les plus Uunentables. |^ souverain des ùm\ i«Att> de les entendre .... il voulat qœ Jm granonUles séminaii sous un tyran, puisqu'elles n'avoient pa souAHrooM roi'.»
Oh I oomme toute la vérité 4e cette fkble tonibe sur le c^ur d'un François 1 eomme e'est là aoCre histoire 1
Outre son Immortel ftibullile, la Franeees compte ua autre , qui a vu de près les maliteort de la révolution. M. de Nlvemois n'a ni la simplidté d'Ésope; ui la ualveté de la Fontaine; mais son style est plein de raison et d'élégance; on y retrouve le vieillard et Thomme de boooa compagnie
lE PAPILLON BT L'AMOUR.