ODE SUR L'HOMME
Que rhomme mt bien pendant la vie Un parfait miroir de douleun !
Dés qu'il respire, il pleure, il crie»
Et semble prévoir ses malheurs.
Bans reDfanoe.toiyours des pleors; • . .
Un pédant, porteur de tristesse; Des livres de toutes couleurs , Des châtiments de toute espèce.
L*ardente^t fougueuse Jeunesse Le met encore en pire état * Des créaoclers, une maltresse, Le tourmentent comme un forçat
Dans TAge mûr, autre coml>at :
L*ambitlon le sollicite; Richesses, honneurs, faux éclat.
Soin de famille , tout raglte.
Vieux , on le méprise , on Tévlte ; Mauvaise humeur, infirmité.
Toux, gravelle, goutte et pituite, Assiègent sa caducité.
Pour comble de calamité , Un directeur s*en rend le maître* Il meurt eoHn peu regretté.
Cétolt bien la peine de naître * I
Solon et Jean-Baptiste n*ont pasd4 représenter le même homme : Ils se servaient de différents modèles. L'un travailloit sor le hean antique; i;auti^i d'après les formes gothiques de son siècle. Leurs pinceaux se sont remplis de leurs souvenirs.
Il me reste un chose pénible à dire. Le sévère auteur des lois contre les mauvaises mœurs, le restaurateur de la vertu dans sa patrie, Solon enfin , avdt pollué la sainteté du législateur, par la licence de sa muse. Le temps a dévoré ces écrits, mais la mémoire s'en est conservée avec soin. Quelques lignes, qui, bien qu'innocentes^ décèlent le goAt des plaisirs , ont été avidement recueillies.
« Pour toi, commande longtemps dans œs lieux, » . »
Mais que Vénos, an sein parfumé de violettea, me ftsae monter snr na vaitseau l^er et me renvoie de celte lie célèbre. Qu'en hwtm du colle que je hil ai rendu elle m*accorde on prompt retour dans ma patrie.
« Les présenta de Vénua et de Bacchos me sont cher»,
' Po€t, Mimar. Grme., psg. 48t.
> J. B. RoussBAU, iom. i , Ocf. , Ut. u
Si je die quelquefois des morceaux qui semblent trapconnus, on doit se rappeler qu*il s'agit molas de poésies nouvelles que de saisir ce qui peut mener à la comparaison des temps, et jeter du jour sur la révolution : que, par ailleurs, j'écris dans nn pays étrai|g<^.
de même que ceux des muses qui inspirent d*aimables fa* lies'*. »
C'est ainsi que l'auteur du CMUrat SœUU et de V Emile a pu écrire.
« O mourons, ma douce amie! mourons , la bien^Me de mon oosor 1 Que (aire désormais d*une jeunesse iasipids dont nous avons épuisé toutes les déliées?
Non, ce ne sont point ces transporta que je regrette le plot
Rendspmoi cette élrolle union des âmea qoe ta m*a?oissa» nonoée, et que tu m'as si bien fait goûter; rends-awi eet abattement si doux , rempli par les effusions de nos coran; rends-moi ce sommeil enchanteur trouvé sur ton Mis j rends-moi ce réveil pins dâideux encore, el ces SM|àl entrecoupés, et ces douces larmes, et ces baisers qB*M voluptueuse langueur nous bisoit lentement saTourcr,d ces gémissements si tendres durant lesquels tu presNii sur U» cflBur ce cœur bit pour s*unir à hii'! •
Bon Jeune homme, qui lis ceci , et dont la yeux brillent de larmes à cet exemple de la Ai* gilité humaine, cultive cette précieuse sensibilité, la marque la plus certaine du génie. Pour td, homme par&it, que je vois dédaigneosemeot sourire, descends dans ton intérieur, applaudis* toi seul, si tu peux, de ta supériorité : Jeneveinl de toi , ni pour ami , ni pour lecteur \