CHAPITRE XXin
Poésie à Sparte. Premier cbant de Tyrtée; Lebrun. SnobI cbant de Tyrtée ; hymme des Maneillois. Chcrar spsriiale; strophe des enfants. Chanson en Thonneur d'Banmdlsil épilaphe de Marat
Tandis que Pisistrate et ses fils cherchoieDt, par les beaux-arts , à corrompre les Athéniens, pour les asservir, les mêmes talents aervoient à maintenir les mœurs à Lacédémone. Cef t ainsi
I Poet. Minor. Grac,, pag. 4SI -31
* Ces fragments des poésies de Solon, bien qn'Osioiaii assurément très^trangers à la matière, ont un certsiaii* térêt. Cette imbécile opinion moderne , née de reniie poor consoler la médiocrité, que les talents littéraires sooti^ parés des talents politiques, se- trouve encore rsponssée pif
l'exemple de Solon. Le poète n*a rien ôlé au grand légiil^ teur, pas plus qu'il n'a été à Xénophon la scienos psiili* que ; à Cioéron , l'éloquence ; à César, la vertu goerriéfC Qui fut plus homme de lettres que le cardinal de Ridielien? L'auteur de VMsprit des Loii est aussi Tauteor Ai Tempiê de Gnide; le grand Frédéric employoil plos d» temps à liiire des vers qu'à gsgner des batailles, et le piiad' pal miniatre d'Angleterre , aujourd'hui M. Canningi «1 ■■ poète. (N. En.)
* Nowr, Mél.f tom. M , !■* partie, pag. 117.
* ne croiroit-on pas lire une de ces apostrophes gfotcMnitf que Diderot Introdulsolt dans V Histoire de» âenx Met, foos le nom de l*abbé Hay nal ? « O rtvage d' Adihigs , to a'n Hf* !
i mats tu as donné naissance à Êllsa, etc. •
.AVANT J. C. 509,z=OL. |57t
fie le vice et la verta «avmil fidre un différent migt des présents da ciel,
lAYers de Tyrtée, qnl oommandolent autreht la victoire, étoient encore redits par tes Sputiatn. Ils méritent toute la réputation dont liJooIsseDt. Rien de plus beau , de plus noble, fK les fragments qui nous en restent. Je m'em- )RSM de les donner au lecteur,
PREMIER CHAMT GUERRIER.
■ OdoMà est peo propre à la guerre qui ne peut d*iiD dl Mrdo Toir le sang coaler, et ne brûle d'approcher tmtm. La ferto guerrière reçoit la couroone la plus idriate; c'est celle qui iUustre un béroa. Vraiment utile inf^t est le jeune liomme qui 8*aTanee fièrement au pBMT rang, y reste sans s*étonner, bannit toute Idée im Mie honteuse , se précipite au-devant du danger» et , iMànMMirir, fiût foce à rennemi le plus proelie de lui : «MBleieèUent,Tralnifnt utUe est ce jeune homme. Les flÉiges redoutables s'éTanouissent devant lui ; U déter* M pria nlenr le torrent de la Tictoire. Mais si , le bouder proé de nulle traits; si, la poitrine couverte de miUe ktana, il tombe sur le champ de bataille» quel honneur pnr ta pttrie ! ses concitoyens ! son père ! Jeunes et vieux » Im h pleurent. Il emporte avec lui Tamour d'un peuple ate. Sa tombe, ses enfimts, sa postérité même la plus aniée, attirent le respect des hommes. Non » U ne meurt Nik héros sacrifié à la patrie :U est immortel M . . . »
Ce morceau est sublime. Il n*y a là ni fiiusse tUeor, ni torture de mots, ni toute cette enhre moderne dont Voltaire commençoit déjà à lephindre^ et que les la Harpe, et après lui )l«ieQrs littérateurs distingués ^y cherchèrent c&niD à contenir. Les François ont aussi célébré Inn combats. Voici comment M. Lebrunachanté kl Tktoires de la république.