CHAPITRE XXXVI
InOneoee de la i^voliiUon grecque mu CvIlMSe»
Carthage , au moment de la fondation des républiques en Grèce, se trouvoit, par rapporta celle^i, dans la même position que l'Angleterre
* SI la philosophie a Jamais rien présenté de grand, c^^ sans doute lorsqa*elIe nous montre les Angloli semant A graines nutrlUvei les Iles tnbaUtéet de la bmt du Sod. On m plaU à se ll|^Kr oes eoionks de végéUax tmoféem, vm leur port, leurs costume étranger, leurs mœurs policées, cootrustant au milieu des plantes natives et sauvagn des terres australes. On aime fc se les peindre émigranl le long des sMifi grtmpaat les coltines , ou sa répandant à travan ta bois, félon les habitudes et les amour» qu'eites ont apportées ds Irvr sol natal : comme des familles exilées qui clioisistent de préférence, dans le désert , les sites qui leur rappellent lâpstrl*- Qtt*an malbeoreot François, Anglois, Espagonlt sesaa** scat sur un rivaga peuplé de ces herbes OKitoyeaMS dcsoa village; que, prêt à mourir de faim , U trouve loudalo tool au fond d'un désert, à quatre mille lieues de PEuropeJelegnme familier de son potager, le compagnon de son enii>a^ qui semble se réfoulr de son arrlTée, es pauffa mtm ai crolra-t^ll pas qa^un dieu esl deicenda du dcl?
* Je eeroia moine aaif at^ourdThiii, et pevMlie «v'IH* tott. Qoelqoe ohoie de la note ear les véivénai cw«p*>* aéméi dana lea llet étraii0èiea ce retrouve daaa lia iMes*
geê /i^^airei» article jlACigitim. (N. tia.)
▲TANT J. C 509. r= OL. 6f.
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iM-ils de la Fnaee aètodto. Pocsédant à peu iriiknénecoDstitotloii, les mêmes richesses, k vàm esprit guerrier et eommerçant que la Onode-BfetogBe; séparée comme elle du pays a iMution par des mers ; aussi libre, ou plus iiift, que œ pays même; elle étoit garantie de rtaflBOMe militaire de Sparte et d* Athènes par il npMorité de ses vaisseaux, et du danger de bn opiaioas poUtlques par rezcellence de son prapregoQvemement. Les peuples maritimes ont «t ifsati^ Inestimable, d'être moins exposés fM lei nations agricoles à Taction des mouTe* ■bM étrangers. Outre la barrière naturelle qui kipnlége contre une force invasive , s'ils sont JMiiiRs, on placés sur un continent éloigné , la ■paflDlté de leur population trouve sans cesse ■émileinent au dehors , sans demeurer en un Étcroopissant de stagnation dans l'intérieur. bmti te citoyens, occupé du commerce de la ptirie, a peu le temps de s'embarrasser de rêveris politiques. Là où les bras travaillent, Tesfiil est en repos.
Carthage encore, lors de la chute des Pisistratidci, élevée à l'emj^re des mers et àla traite du ttode entier sur les débris du commerce de TjT', comme l'Angleterre de nos jours sur les nûoci de celui de la Hollande, approchoit du Ute de la prospérité. Par une autre ressemblance iie fortune, non moins singulière, elle crut de- ^ prendre une part active contre la révolution iqmblicaine d'Athènes, en faveur de la monaràk, Xenès, qui, en prétendant rétablir Uippias nr le trône, méditoit la conquête de l'Attique et ^Péloponèse, engagea les Carthaginois à attafttr en même temps les colonies grecques en Si- Âle\ Amiicar, à la tête de plus de trois cent mille ^MnoNB et d'une flotte nombreuse , aborde à Pa- Bonne, et met le siège devant Himère^. Gélon inoart de Syracuse avec cinquante mille citoyens VKcottTsdelaplace, tombe sur le général afri- ^) détruit son armée, et le force de se Jeter h-mème dans un bâcher allumé pour un sacriitt^ Cest ainsi qu'une fortune ennemie voulut muner ensemble Himère et Dunkerque, L'enthousiasme dans la victoire , le décourageaent dans la défaite, est un trait de caractère V^ les souverains des mers d'autrefois ^ ont pos-
I {îl^latkm de ttd ss trouTe * rartkie de Tyr .
WO»., lib. XI , pig. I.
SM.,lk^f,peS-lS7« "««*. dr fflr. A191., pag. 98b
sédé avec les maîtres de TOt^an de nos Jours ' ; que de fois durant le cours des hostilités présentes, sans la mâle fermeté des ministres, l'Angleterre ne se serelt«elle pas Jetée aux pieds de sa rivale I
La nouvelle delà destructlonde l'armée n^arrivs pas plutôt en Afrique , que le peuple tomba dans le désespoir. Il voulut la paix à quelque prix que ce flkt On députa humblement vers Gélon, qui mérita sa victoire par la modération dont il en usa envers ses ennemis : il exigea seulement qu'ils payassent les frais de la campagne, qui ne s*éle* voient pas au-dessus de deux mille talents*.
Ainsi se termina pour les Carthaginois cette guerre si funeste à tous les alliés, qui eut encore cela de remarquable, qu'elle cessa peu à peu, telle que la guerre actuelle a déjà fini en partie « par les poix forcées et partielles des différents' coalisés. Depuis le traité entre l'Afrique et la Grèce, les deux pays vécurent longtemps en in* telligence, et l'influence de la révolution républicaine du dernier, se trouvant arrêtée par les causes que J'ai ci-dessus assignées, se borna, quant à Garthage , au malheur passager que Je viens de décrire ".
' Ra]I8AY*8 Revol. (^f Amer, ; dX>bl£aiis , tHv, i'JnffL ; Hdme'S Hut à/Enffl., etc. ete,
> Hbrod., lib. vti; DiOD., lib. xt.
10,800,000 liv. de notre nonnoie, eo les nippoeant Uleoli atUques ; et is,aoo,i)00 Uv., en tel eonptaot lur la Taleor dtt Ulent d*Orieol, ce qui est plot piobable. SI noua avlonf le déchet exact des taleota cartliaginoln, que Ton fit refondre à Rome à la fin de la seconde guerre Punique . noua tauriooa au Juste la vérité. (Voyez Li?., lib. \xxu, n' S.)
3 On verra ceci au tableau général de la guerre Médique.
* Le Tioe radical de tons cet psrallètes , ssne parler des bixftrreriea quila produisent, est de supposer que la 80> cléld , à l'époque de la rév^utlon répubticaiue de la Grèee , éloit semblable à la loeiélé telle qu'elle existe aiijourà*hui | or, rien u'étott plus différent.
Les iKHomes aroient peu ou point de relations entre eux ; les chemins manqiioient, la mer étoit inconnue; ou roytt» geoit rarement et difHcilement ; la presse , ce moyen extraordinaire d'écliange et de communication d*idées, n'étoit point Inventée; chaque peuple, riTant isolé, ignorolt ce qui se pasdolt chez le peuple voisin. Comparer la chute des PisistratUes à Atliènes (qui d'aHleurs n'élolent que des usurpateurs de Pautorité populaire) à la chute des Bour* bons en Franee ; rechercher laborleusemem quelle fut ria» fluence républicaine de la Grèce sur TÉgypte, sur Carthage, snr rtbérie, sur la Scjrtbie , sur la Grande-Grèce ; Iran? er des rapports entre cette influence et Tinfluence de notre révolution sur les divers gouvernements de TEurope : e'est on complet oubli, ou plutôt une AtlsIRcation manifeste dé rhistoire. 11 est très-douteux que la Scythie, TÉgypte, et même CarUiage, aient jamais entendu parler d'HIppias ; et si CarUiage attaqua les colonies grecques à Tinstigition du roi de Perse , on ne peut voir là qu'un de oesfiita isolés , qu'm résultat de cette ambition |)arti€alière qai 1 dias loue les
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DÉVOLUTIONS ANOENNBSL