CHAPITRE LIV
Suite.
La Phœnieie avoit éprouvé de grandes révolutions. De même que la Hollande elle eut à soutenir des guerres mémorables , et les différents sièges de sa capitale reportentà lamémoire ceux de Harlem* et d'Anvers^ au temps de Philippe II. Vers le milieu du sixième siècle avant notre ère, Tyr, après une résistance de treize années , fut prise et détruite de fond en comble par un roi d'Assyrie^. Les habitants, échappés à la ruine de leur patrie, bâtirent une nouvelle Tyr sur une tie, non loin ducontlnent où la première avoitfleuri. Cetteeité passa tour à tour sous te Joug desMèdes et des
' Stob. , Ed. Phyt. , Ub. i , cap. xiii.
> Sanchoniat., apud Euseb., Prmpar. Evang., 11b. i,cap. x.
* Tyr et Harlem ! Le lecteur ne reroarqueroit pent-ètre pas que je daigne à peine dter les livres saints en pariant de Tyr, mais que je fais un grand cas de Sanchoniathon. Qoel esprit fort! Il y a pourtant des recherches dans ces divers chapitres, et c'est ce qui en rend la lecture supportable. (N. ÉD.)
* BEfmvoGL., UtOT. del Gver. di Fiand,
Bcntivoglio a raconté au long , avec toute son afféterie ordinaire Jes travaux de ces deux siégps. Le premier fut levé miraculeusement, les HoUandols ayant envahi le camp des Espagnols en bateau , à la marée de l*équinoxe d*automne. Le second passa pour le chef-d*(Fuvre du grand Famèse; il ressembla en quelque sorte à oelnl de Tyr par Alexaf^. Anvers fut prise par la jetée d^uoe digue.
* Joenra,, Antiq.t UIk xvni, cap. xi.
RÉVOLimONS ANOEimBS.
Perses', et resta débile et obscnre Jasqu'an temps de Darlas , qui la rétablit dans ses anciens privilèges. Ce fût durant cette époque de calamité que Carthage s'étoit élevée sur ses débris.
A l'époque d« \% guerntMédique la Phisnieie Alt oontrainle par ses maîtres àentrer dans la ligue générale opntre la &rèQ^. 3ans opinion!^ elle, elle pvâta ses vaisseau^ au grand rai % o&mme elle les aurait joints aux républiques si celles-ci eussent ^té d^abord las plus fortes. Vaincue & \9^ bataille de Salamine^, le eommeroe ferma bientôt eette plaie, et rinfluenee immédiate de la révolution grecque se borpa pour les Xyrlens à ce malheur passager, qnolqu'elles'étendltsureuxparlasuite, et que Tyr tombât comme le reste de l'Orient devant Alejiiindre, {^ froide négociants oontliHièrent h importer ^ expartei^ de pays en pays le sqperfln des nations , sans i*embarrasser des vains •ysièqfipi Qiii tourmenMml ces peuples. Tout leur génie étpit dans leurs baIN d'étoffes , e( pn les voy<4t, nomme les 9atave^ , ealporter les livres des beaux esprits 4u temps sans en avoir Jamais ouvert un seul. Peut-être aussi l'habitant de Tyr traflquolMI de ses principes politiques; car dans les temps de révolutions les opinions sont les seules marchandises dont on trouve la défaite*.
CHAPrrRE LV.
La Perse.
Nous montons enfin sur le grand Ihéttre. Après ^volr eonsldéré en détail les Etats par mpport à rétablissement des républiques en érèce, et réoiproqiienient, eet établissement par rapport à ees divers États , noos allons maintenant contempler tous Ms penples se mouvant en masse sous rinfluenee générale de eette même révolution , et ne Msant pins qu'un leul oorps. Nous allons les voir se lever ensemble pour renverser des principes et yn goiivMmem^t qu'ils ne feront que consolider ; et le^ efforts 4e ces alliés viendront, mal dirigés , Kèdes et partiels, se perdre oontre une coounu-
1 Elle >tilv|t If» r^voIttttoM te foy«om«s (i*OrieQt aozqiieli ella éloU déformais siOf tte.
^ Ce furent les Phœniciens et les ËgypUeos qui oonstruUlmit le pont de bateaux sur lequel Xerxès pasia son année. ( Vid. Herodot. )
* Lh sM^**^ pbanlclenqes formolent TallQ gaiicbe de Teicadre persane à |a bataille da S^lamine. files avôient ep tdie les AthéDiej)s, et éloieut commandées par uo frère de Xerxès. Elles combattirent avec beaucoup de valeur. (Vid. HKsqa^f lib. TiM I cap. ulxxu. )
^ B^avoia Mt eetle remarque fl y a one tientalne d'années, ne ia prendroltron pas pour une aUnalon aax choses du jour? (li. Éd.)
nauté peu nombreose , mab nnle ; ^ rièhe , nab libre.
Je passe sous siienee les tttiopletts , les hUk, les Ghaldéens , les Indiens , quoi^u*à Tépeqae 4e la révolution grecque ils eussentdéjà ftdt despn^ grès considérables dans les sdences. La somme de leur philosophie et de leurs lumières eerédeisoit généralement à la foi dans un Étreseprime, à la connoissance des astres et des seerelsdeli nature. Us étoient, comme le restedn monde orieatal, gouvernés par des rois et des sectes de prêta qui, de même. que leurs frères d*Égypte, ee eosduisoient d'après le système du mystère, alla de dompter les peuples , par l'ignoranee, aujengde la tyrannie civile et religieuse. Bn Ethiopie, ki membres de cette caste sacrée porloient lésas de OffmnosophUkê > ; en Judée , eelnl de £M» tes ' ; dans la Ghaldée , celui de Pfiîfêt ' ; en Amble , celui de Ëahiênê ^ \ auK Indes , celui de Bwl* mamês ^. Chaque pays eomploit aussi ses graaà hommes : les Éthiopiens reoonnolssoient Atki^\ lesAfabes,£oibma»7; lesjnlls, JMM^;lesehsldéens, lotooitm S; riisde , Buddas >« «. Lpeoi a voient écrit de la nature , les autses de l*hislûlre, plusieurs de l|i morale f <. Be tons c^ anvmflM, les ftibles de Lokman et l'hisloive de Moiis eesi les senisqni nous soient parvenus. Les itvroeqa^ attribue à Zeroastre ** ne sont pas origtanai.
La plupart de ees difléeentes oontiées étaat m soumises à la cour de Suie ou igaoïées deifincei il serait inutile de iieus y arfAMsr : fevenoM ssi vastes États de Gyrus.
L'empire des Perses et det 11 èdea , au Beswsi de la chute d'illpptas , s'étendoil depuis le ênm Indus , à l'est , jusqu'à la liéditermnée à Teeddent; et depuis les ftmtièves de rÉtUopisst 4p Carthage, au midi « Jusfu'à ^lea dd feylbsi m
1 DiOD., IQl. XI.
* La BibU.
* DlOD., Ub. XI.
» Strab, 1U>. xv, pas- ses. Aasil sywnptupiiliN f Vw(s., Mm,, lib. iv, v- ISO; Ub. i, T- 74», ? LoKM., f«6., Epam. fidit,
■ Genèie.
»ll)SflB.,Ub. i,cap.ii.
'• Ce que nous savons d^ Bi|«I4m ^ trfki-lasertaie. MMif tlsans de randeMM mU^ob, au inofsaiit de I^^WIW»"'" du christianisme, opposolent Buddai ^ IéBi|»0»iat 1^ que le premier avoit aussi été tiré du sdn d*uo^ viifg^ ( Y»
■ Me voilà mèUqt irèi-fMihs<>Phif¥efÊm$k$Jdhvii autres peaplea, le$ l^vitçe npx brduquiee^ MQfse I ^o#lf
»» VM. foc. eiL -
» Zoroastre l'ancieD, on le ChaMéen. le ptrieni d»MSi Si •eoond Zoroastre.
IVÀNT J. C ftOO. = QL. 67.
SU
Mri; MttpNMttI n 6ipii0 te 46 di0éB iB Ulr lMicld« ptade sein en longitiiâe u hnùàfu defliés dM débris de plustenrs Étale, pu d'aenéce l'étoient éeooléee depaU que eet èomenleiie petelt eur la terra. L'empire des Aflgfitas,9iieiieeDiposoHd^aberd la plus grande pvife, M eonquis par les Mèdes Yers le sixième Ékàê tvmt nelre ère *. Le eélèfare Cyrus, ayant MMriatéle les epominesdePerBeekde Méèi, Moreisa le tiAne de Lydie, qui floriasalt smCftesdan^ TAsie-Miaenfe, vers le règne de Pinstrate à Athènes ^ Cambyse , sneoessear deCrras, ajoata l*Égypte à ses possessions * ; et DhI», fils d'Hystaspe, sous lequel commence k guerre mémorable des Perses et des Grecs, Évt i les iipqaense^ domdip^^ quelques régions èk Ikiaee et des Indes K