LIVRE IL
tH en même temps , avec la gelée nouvelle , un nyoD de miel et de Teau d*érable.
Ayant fini ces choees avec un grand zèle , elle 86 tint debout fort agitée devant l'étranger. Celuici, enseigné par Ghactas, se leva, imposa les deux mains en signe de deuil sur la tête de lindienne, car elle avoit perdu son père et sa mère, et elle n*avoit plus pour soutien 'que son frère Ootoagamiz. La famille poussa les trois cris de dooleor, appelés cris de veuve : Géluta retourna a son ouvrage; René commença son repas du matin.
Alors Céluta, chargée d*amuser le guerrier blanc, se mit à chanter. Elle disoit :
« Voici le plaqueminier ; sous ce piaqueminier ■ il y a un gazon ; sous ce gazon repose une I fenmt. Moi qui pleure sous le plaqueminier, «Je m'appelle Géluta : je suis fille de la femme « qui repose sous le gazon; elle étoit ma mère.
• Ma mère me dit en mourant : Travaille ; sois « fidèle à ton époux quand tu l'auras trouvé; s'il «est heureux, sois humble et timide; n'appro- « che de hd que lorsqu'il te dira : Viens, mes lè- « yres veulent parler aux tiennes.
« S'il est infortuné, sois prodigue de tes cares- « ses; que ton âme environne la sienne , que ta « chair soit insensible aux vents et aux douleurs. • Moi, qui m'appelle Géluta, Je pleure mainte- < nant sous le plaqueminier; je suis la fille de la « femme qui repose sous le gazon. »
L'Indienne, en chantant ces paroles, trem- Uoit, et des larmes couloient comme des perles le long de ses joues : elle ne savoit pourquoi , à la voe du frère d'Amélie, elle se souvenoit des derniers conseils de sa mère. René sentpit luimême ses yeux humides. La famille partageoit rémotion de Géluta ; et toute la cabane pleuroit de regret , d'amour et de vertu. Tel fut le repas du matin.
A peine cette scène étoit terminée qu'un guerrier parut : il apportoit une hache en présent à rétranger, pour qu'Use bâtit une cabane. Il conittisdt en même temps une vierge plus belle et [>lus Jeune que Ghryséis , afin que le nouveau fils ie Chactas commençât un lit dans le désert. Gé- Inta baissa la tète dans son sein : Ghactas, averti le ce qui se passoit , devina le reste. Alors, d'une roix courroucée : < Veut-on faire un affront à Ghactas? Le guerrier adopté par moi ne doit ' pas être traité comme un étranger. » Consterné à cette réprimande du vieillard,
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l'envoyé frappa des mains et s*écria : « René « adopté par Ghactas ne doit pas être regardé « comme un étranger. »
Cependant Ghactas conseilla au frère d'Amélie défaire un présent à Mila, dans la crainte d'offenser une famille puissante qui comptoit plus de trente tombeaux. René obéit : il ouvrit une cassette de bois de papaya; il en tira un collier de porcelaine : ce collier étoit monté sur un fil de la racine tu tremble, appelé l'arbre du refus, parce que la liane se dessèche autour de son tronc. René faisoit ces choses par le conseil de Ghactas ; il donna le collier à Mila , à peine âgée de quatorze ans , en lui disant : « Heureux votre ^ père et votre mère ! plus heureux celui qui sera « votre époux 1 > Mila Jeta le collier à terre.
La paix descendit sur la cabane le reste de la Journée; Géluta retourna chez son frère Outougamiz, Mila, chez ses parents, et Ghactas alla converser avec les sachems.
Le soir on se rassembla sous les tulipiers : la famille prit un r^as sur l'herbe semée de verveine empourprée et de ruelles d'or. Le chant monotone du will'i^oor-vnll , le bourdonnement du colibri, le cri des dhides sauvages, les soupirs de la nonpareille , le sifilement de l'oiseau moqueur, le sourd mugissement des crocodiles dans les glaïeuls , formoient l'inexprimable symphonie de ce banquet.
Échappés du royaume des ombres , et descendant sans bruit à la clarté des étoiles , les songes venoient se reposer sur le toit des Sauvages. G'étoit l'heure où le cydope européen rallume la fournaise dont la flamme se dilate ou se concentre aux mouvements des larges soufflets. Tout à poop un cri retentit ; réveillées en sursaut dans la cabane, les femmes se dressent sur leur couche; Ghactas prête l'oreille; une Indienne soulève l'écorce de la porte, et ces mots se pressent sur ses lèvres : «Les méchants manitous sont déchat- « nés : sortez ! sortez! » La famille se précipite sous les tulipiers.
La nuit régnoit : des nuages brisés ressembloient, dans leur désordre sur ie firmament, aux ébauches d'un peintre dont le pinceau se seroit essayé au hasard sur une toile azurée. Des langues de feu livides et mouvantes léchoient la voûte du ciel. Soudain ces feux s'éteignent : on entend quelque chose de terrible passer dans l'obscurité ; et du fond des forêts s'élève une voix qui n'a rien de l'honmie.
LES NATCHEZ
Dans €0 moment on guerrier ge présente à la porte de la cabane ; il adi'esse à Chaetag ce» paroles précipitées : « Le conseil de la nation s'assem- « ble; les blancs se préparent à lever la hache « contre nous ; il leur est arrivé de nouveau^ soi- « dats. ]>*une autre part le trouble est dans lana- « tion : la Femme-Chef, mère du jeune Soleil, « est en proie aux mauvais génies ; Ondouré parott «I possédé d'une passion funeste* Le grand prêtre « parle d'oracles et de songes; on murmure sour- « dément contre le François que vous voulez faire « adopter. Vous êtes témoin des prodiges de la « nqit : hâtez-vous de vous rendre au conseil. »
En achevant ces mots , le messager poursuit sa route et va réveiller Adario. Ghactas rentre dans sa cabane : il suspend à son épaule gauche son manteau de peau de roarti*e ; SI demande son bâton d'hicory ^ surmonté d'une tète de vautour. Miscoue avoil coupé ce béton dans sa vieillesse ; il Ta voit laissé en héritage à son fils Outsdissi, et oeluin;! à son fils Qiactas , qui , appuyé sur ce sceptre héréditaire, donnoitdes leçons de sagesse aux jeunes chasseurs réunis au carrefour des forêts. Un Indien complètement armé vient châr<cher Chactaa, et le omduit au oonselL
Tous les sachems avoient d^à pria leur place : te guerriers étoient rangés derrière eux ; les matrones ayante leur tête la Femme-Cfaef , mère de rhéritier de la couronne, occupoient les sièges qui leur étoient réservés, et au-dessous délies s'asaeyoâent les prêtres.
Adario , dief de la tribu de la Tortue , se lève : inaccessible à la crainte , insensible à Tespéranoe, ee sachem se distingue par un ardent amour de la patrie : implacable ennemi des Européens, qui avoient massacré son père, mais les abhorrant mcore plus comme tyrans de son pays, il parloît incessamment contre eux dans les conseils. Quoir qu'il révérât Ghactas, et qu'il se plat à confesser la supériorité du sachem aveugle, il étoit cependant presque toujours d'un avis opposé, à celui de son vieil ami.
Les bras pendants et immobiles, les regards attadiés à la terre, il prononça ee discours :
« Sachcsns, matrones, guerriers des quatre « tribus , écoulez :
« Déjà Taldès avoit fleuri deux Ma , depuis « que Ferdinand de Soto, TEspa^ol, étoit tombé < sous la massuedenos ancêtres ; déjà nous étions « allés combattre les tyrans loin de nos bords,
* Espèce de noyer
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lorsque le Meschaoebé raconta à nos viôUaids qu'une nation étrange desceudoit de ses tources. Ce peuple n'étoit point de la race superbe des guerriers de feu '. Sa gaieté, sa bravooit, son amour des forêts et de nos usages, le fàsoient chérir. Nos cabanes eurent piUé de a misère , et donnèrent à Lasalle * tout ce qa'dles pouvoient lui offrir.
« Bientôt la nation légère aborde de tootespirte sur nos rives : dJberville, le dompteur dttftrti, Axe ses guerriers au centre même de notre payi. Je m'opposai à cet établissement; nuds fov attachâtes te grand canot de l'étranger anx buissons , ensuite aux arbres , puis aux rocheii, enfin à la grande montagne , et vous assej ml sur la chaîne qui lioit le canot des blancs à m fleuves, vous ne voulûtes plus faire qa'aa peuple avec le peuple de l'Aurore.
« Vous savez, 6 sachems ! quelle fut la réeonpense de votre hospitalité! Vous prîtes le» armes, mais trop prompts à les quitter, wus rallumâtes le calumet de paix» Huornies laprudents I la fumée de la servitude et cdie de riDdépendance pouvoîent-elles sortir do iBéne calumet? Il faut une tête plus forte que celle de rescJave pour n'être point troublée par le parfum de la liberté.
K A peine avez* vousenterré la hache \ à pêne, vous reposant sur la foi des colliers ^ , aMuneBcez-vous à éclaircir la diafne d'union, que,;» la plus noire des perfidies, le chef actuel des François veut vous attaquer sur vos nattei. La biche n'a pas changé plus de fois de ^um que je n*ai de doigts â cette main motUêeca défendant mon père, depuis que lei àawoi attentats des blancs ont souillé nos mv» Et nous hésitons encore] « Peatrêtre, enfants du Soleil, paut-ètiseoof' tez-vous changer de désert, abandonner à v« oppresseurs la terra de la pstrie? Mais où "^ lez-vous porter vos pas? Au coudiaat, su ^ vaut , vera l'étoÂle immobile ^ , vers ces régioot où le génie du jour s*assied sur la natte defeo ^ partout sont les ennemis de votre race. lis se sont plus, ces temps où vous pouvies disposa de toutes les solitudes, où tous les fleavescoo^ loient pour vous seuls. Vos tyrans ont demande
* Les Espagnols.
' Il descendu k prcnlerle Mimitsiiil ^ Faire la paix.
* Lettres , ooDtrafi , tfldiéi , elo.
* Leoofd. -~< I^nidi.
LIVaE II.
« de QM^MU laMlitM; Us néditiot mit nou- « Y«lte InvBiiDB iê aot feyeif. M aîi notre Jeu- « noÊB^ mi Oorkmate et nombreuse ; n'attendons
• fM qu'on vienne nous surprendre et nous égor-
• ger aooune des femmes. Mon sang se rallume
• daiM mes veines, ma hacbe brûle à ma cein- « ture. Natebei! soyes dignes de vos pères»et le
• vieli Adario vous conduit dès anJourd'hui aux « batailles sanglantes. Puissent les fleuves rouler
• à la grande eau les cadavres des ennemis de ma « patrie! Puissiez- vous , 6 terre trop généreuse « des chairs rouges, étouffer dans votre sein le
• froment empoisonné qa*y jeta la main de la ser-
• vltudel Puissent ces moissons impies, épandues « sur la poussière de nos aïeux , ne porter sur leur « tige que les semences de la tombe 1 »
Ainsi parle Adario. Les guerriers, les matrones, les vieillards même, troublés par sa mâle éloquence, s'agitent comme le blé dans le boisaestt bruyant qui le verse à la meule rapide. Ondouré se lève au milieu de l'assemblée.
Le Grand-Chef des Natchez , biep qu'il fût encore d'une force étonnaute, touchoit aux dernières limites de la vieillesse ; sa plus proche ps^rente la violente Akensie, étgit mère du jeuqe fils qui deyoit hériter du rang suprême : ainsi Tavoit réglé la loi de rÉtat Akansie nourrissoit au fond desoncœurune passioncrimioelle pourOndouré, un des principaux guerriers de la nation ; mais Ondooré, au lieu de répondre à l'amour d* Akansie, brftloit pour Céluta, dont le cœur coromençoit à Incliner vers l'étranger, hôte du vénérable Chactas.
Dévoré d'ambition et d*amour, ayant contracté tous les vices des blancs, qu'il détestoit, mais dont il avoit l'adresse de se faire passer pour Taml , Ondouré avoit pris la résolution de se taire dans le conseil , afin de se ménager, comme à son ordinaire, entre les deux partis; mais son amour pour Céluta et sa Jalousie naissante contre René Tentralnèrent à prononcer ces paroles : « Pères
• de la patrie , qu'attendons-nous? Le grand Ada- « rk» ne nous a-t-il pas traeé la route ? Je ne vois
• Id que le sage Ghaetas qui puisse s'opposer àla « levée de la hache '. Mais enfin le vénérable
• fils d'OtttaHssi montre un trop grand penchant ^ pour les étrangers. FallolMI qu'il introduisit « encore parmi nous cet hôte dont l'arrivée a été
• marquée perdes signes funestes? Chactas , cette
• tamière des peuples, sentira bientôt que sa
« générosité remporte au del& des bornes de la « prudence : Usera le premier à renier ce fils adop- « tif , à le sacrifier, s'il le faut , à la patrie. »
Gomme autrefois une bacchante que l'esprit du dieu avoit saisie, oouroit échevelée sur les montagnes qu'elle faisoit retentir de ses hurlements, la Jalouse mère du Jeune Soleil se sent transportée de foreur à ces paroles d'Ondouré : elle y découvre la passion de ce guerrier pour une rivale. Ses Joues pâlissent, ses regards lancent des édairs sur l'homme dont elle est méprisée : tous ses membres sont agités comme dans une fièvre ardente. Elle veut parler, et les mots manquent à ses pensées. Que va-t-elle dire? que vat-elle proposer au eoascil? La guerre ou la paix? Exigera-t-e|le la mort ou le bannissement de l'étranger qui augmente l'amour d'Ondouré pour la fille de Tabamica? Demandera-t-elle, au contraire, l'adoption dn nouveaufilsdeChactas,afln de désoler, par la présence de René, l'ingrat qui la dédaigne, afin de lui foire éprouver une partie « des tourmente qu*elie endure? Ces paroles tombent de ses lèvres décolorées et tremblantes :
< Vieillards insensés! n'avez- vous point songé « au danger de la présence des Européens parmi a nous? Avez* vous des secrets pour rendre le sein « des femmes aussi froid que le vôtre? Lorsque « la vierge trompée sera comme le poisson que le « filet a Jeté palpitant sur le sable aride ; lorsque « l'épouse aura trahi l'époux de saconehe ; lors- « que la mère, oubliant son fils, suivra éperdue « dans les forêts le guerrier qui l'entratne , vous « reoonnoltrez, mais troptard, votre imprudence. « Réveillez-vous de l'assoupissement de vos an- « nées ! Oui , il faut du sang aujourd'hui ! La guerrel • il fkut du sang ! les manitous Tordonnent I un «• feu dévorant coule dans tous les cœurs. Ne coii-
< sultez point les entrailles de l'ours sacré : les « voeux , les prières, les autels, sont inutiles à
< nos maux! »
Elle dit : sa couronne de plumes et de fleurs tombe de sa tête. Comme un pavot frappé des rayons du soleil se penche vers la terre , et laisse éehapperdesatige les gouttesamèresdu sommeil : ainsi la femme Jalouse , dévorée par les feux de ramour, baisse son front, dont la mort semble épancher des sueurs glacées. La confusion règne dans l'assemblée; une épaisse fumée, répandue par les esprits du mal , remplit la salle de ténèbres; on entend les cris des matrones, les mouvements des guerriers, la voix des vieillards.
LES NÀTCHEZ.
Ainsi, dans un atdier, des ouvriers préparent les laines d'Albion ou de Tlbérie : ceux-ci battent les toisons poudreuses , ceux-là les transforment en de merveilleux tissus : plusieurs les plongent dans la pourpre de Tyr ou dans Tazur dellndo»tan : mais si quelque main mal assurée vient à répandre sur la flamme la liqueur des cuves brûlantes, une vapeur s*élève avec un sifflement dans les salles, et des clameurs sortent de cette soudaine nuit.
Toutes les espérances se tournoient vers Ghaotas ; lui seul pouvoit rétablir le calme ; il annonce par un signe qu'il va se faire entendre. L'assemblée devient immobile et muette , et l'orateur, qui n'a pas encore parlé , semble déjà faire porter aux passions les chaînes de sa paisible éloquence.
Il se lève : sa tète couronnée de dieveux argentés , un peu balancée par la vieillesse et par d'attendrissants souvenirs, ressemble à l'étoiledu soir, qui parolt trembler avant de se plonger dans les flots de l'Océan. Adressant son discours à son ami Adario, Chactas s'exprime de la sorte :
« Mon frère l'Aigle , vos paroles ont Tabon- « dance des grandes eaux ; et les cyprès de la « savane sont enracinés moins fortement que vous «^ sur les tombeaux de nos pères. Je sais aussi les « injustices des blancs ; mon cœur s*en est affligé. « Mais sommes-nous certains que nous n*avons « rien à nous reprochernous-mémes? Avons-nous « fait tout ce que nous avons pu pour demeurer « libres? Est-ce avec des mains pures que nous « prétendons lever la hache d'Areskoui? Mes en* « fants , car mon âge et mon amour pour vous me « permettent de vous donner ce nom. Je déplore « la perte de rinnocente simplicité qui faisoit la < beauté de nos cabanes. Qu'auroient dit nos pè- « res, s'ils avoient découvert dans une matrone « les signes qui viennent de troubler le conseil? « Femme, portez ailleurs l'égarement de vos es- « prits; ne venez point au milieu des sachems, <« avec le souffle de vos passions , tirer des plain- <« te^ du feuillage flétri des vieux chênes.
« Et toi , Jeune chef, qui as osé prendre la pu- « rôle avant les vieillards , crois-tu donc tromper « Chactas? Tremble que je ne dévoile ton âme, « aussi creuse que le rocher où se renferme l'ours «du Labrador!
t Préparons-nous aux jeux d'Areskoui, exe^ « çons notre jeunesse , faisons des alliances avec <• de puissants voisins; mais auparavant prenons 1
« les sentiers de la pidx : renouons la dial&etfal- « lianoe avec Ghépar ; qu'il parle dans la ^té « de son cœur, qu'il dise dans quel dessein il m- « semble ses guerriers. Mettons les manitinséqoi' « tables de notre o6té; et si nous sommes eÉ& « forcés à lever la hache , nous combattroosane « l'assurance de la victoire ou d'une mortnintt, « la plus belle et la plus .certaine des délivniica « J'ai dit. »
Chactasjette un collier bleu, symbole de piiï, au milieu de l'assemblée, et se rassied. Tooslcs guerriers étoient émus : « Quelle expérienee! disoient les uns ; quelle douceur et quelle autcwitél disoient les autres. Jamais on ne retrouvera o tel Sachem. Il sait la langue de toutes les forte; il connolt tous les tombeaux qui servent deU tes aux peuples , tous les fleuves qui séparent les nations. Nos pères ont été plus bearrâi tpt nous : ils ont passé leur vie avec sa sagesse ; doqs, nous ne le verrons que mourir. » Ainsi pariôeot les guerriers.
L*avis de Chactas fut adopté : qoatre dépotés portant le calumet de paix furent envoyé a fort Rosalie. Mais Areskoui , fidèle aux orimk Satan, riant d'un rire farouche, suivoitàqotique distance les messagers de paix avec la Trahison, la Peur, la Fuite, les Douleurs et la Mort.
Cependant le prince des enfers étolt amié aux extrémités du monde , sous le pôle dool Tintrépide Cook mesura la eirconféreooe à travers les vents et les tempêtes. Là , au milieu da terres australes qu'une barrière de glaces dérobe à la curoisité des hommes , s'élève une rnootagoe qui surpasse en hauteur les sommets les plus de* vés des Andes dans le Nouveau-Monde, on da Thibet dans l'antique Asie.
Sur cette montagne est bâti un palais , wwf des puissances infernales. Ce palais a mille po^ tiques d'airain; les moindres bruits vienneDtfiap* per les dômes de cet édifice, dont le silence ni jamais franchi le seuil.
Au centre du monument est une voûte W* née en spirale, comme une conque, et fiûte de sorte que tous les sons qui pénètrent dans le p* lais y aboutissent : nuiis par un eflfet dogéniedc l'architecte des mensonges , la plupart de cessesi se trouvent faussement reproduits; soonot vos légère rumeur s'enfle et gronde en entrant purb voie préparée aux éclats du tonnerre, tandis fx les roulements de la foudre expirent, en pass»^