‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 14 sur 170 · IH · texte numérisé non relu

IH

]ne.iol«M.

«h*, ta cap. s.

porteries injustices de OUasès/fils de Job et préfet d'Aclme, le lapidèreat dans une église d'Atiièoes , pendant le règne de Constantin VIL Sons Alexis Comnèoe, quelque temps avant les croisades, nous voyons les Tores ravager les Iles derArcliipei et toutes fol cdfesiie roc- €iden(.

Dans on combat entre les Pisaas et les Grecs, on comte , natif du Péioponè$$ , signala son conraga vers Tan IQS5 : ainsi le.Péloponèse ne pgrtoit point encore le nom de ÊÊQrée,

Les guerres d'Alexis Çpmnène , de Robert et de BoéfRond emenl pour tbé&t|« VÉpire et la Tbessalie, et ne nous apprennent rien de la Grèce proprement dite. IjCS premiers ctwé» iMtfaèrent aussi à Ooostaotinople» sans pénétrer dans l'Achaie. Mais, sous le règne de Manuel Comnènei soecesseurd'Alesis , les rois de Sicile , les Yéaitiens , les Pisaos et les autres peuples occiden)aui se précipitèrent sur ie Péloponèse et sur TAttique. Roger 1^', roi de Hicilei transporta è Palerme les artisans d'Athèmes y habiles dans la culture de la soie. C'est à peu près à cette époque que le Péloponèse cbaqgea spn nom en celui de Morée ; do moins je trouve ee nom employé par Tlûstorieo Kicétas. U est probable que les Tcrs è soie venant à se multiplier dans l'Orient , on fut obligé de multiplier les mûriers : le Péloponèse prit son nouveau nom de l'arbre qqi iUsoit sa nouvelle richesse.

Roger s'empara de Godbu î de Thèbes et de Goriothey et eut ,1a hardiesse, dit Nicétas, d'attaquer les villes les plus avauoées dans le pays. Mais , seloo les historiens de Venise , les Vénitiens secoururent l'empereur d'Orient , battirent Roger, et l'empêchèrent de prendre Corintlie. Ce fut en raison de ce service qu'ils prétendirent, deux siècles après, avoir des droits sur Coriotbe et sur le Péloponèse.

Il faut rapporter à Tan 1170 le voyage de Be^iamip de Tudèle en Grèce : il traversa Patras, Corinthe et Thèbes. Il trouva dans cette dernière ville deux mille Juifs qoitravailloieot ans étoiles de soie , et s'occupoïent de la teinture en pourpre.

Eustache étoit alors ^véque de Thessaloniqœ. Les lettres étoient donc encore cultivées avec succès dans leur patrie , puisque cet ëus- Uuîhe est le célèbre commentateur d'Homère.

Les Ffançois, ayant à leur tète Ronifiice, marquis de Mont-Ferrat , et Baudouin , comte de Flandre ; les Vénitiens^ sous la conduite de Dandolo , chassèrent Alexis de Constantinople, etiétaUirent Isaac TAqge sur le tréne. Ils s'empiirèrenl bientôt de la couronne pour leur propre compte. Baudouin , comte de Flandre, eut l'empire, et le marquis de Monl-Fereat fut déclaré roi de TbessaloiMque.

Dans ce temps-là, un petit tyran de la Morée, appelé Sgure, et natif de Napoli de Ro- ^ vint mettre le siège devant Athènes :

cap. 4.

il en fut repoussé par l'archevêque Michel Aco- Ans de J. g. miaat Choniate, frère de l'historien Nicétas. ^^' Cet archevêque avoit composé un poème dans lequel il comparoit l'Athènes de Périples à l'Athènes du douzième siècle. Il reste encore quelques vers de ce poème manuscrit, ln-4*^ n"» 963, pag. 116, è la Bibliotlièque royale.

Quelque temps après, Athènes ouvrit ses Nie. in BaifL portes au marquis de Mont-Ferrat; Bontiace donna l'investiture de la seigneurie de Thèbes et d'Athènes à Othon de la Roclie; les successeurs d'Othon prU-ent le titre de ducs d'Athènes ei de grands sires de Thèbes. Au rapport de Nicétas , le marquis de Mont-Ferrat porta ses armes jusqu'au fond de la Morée; il se saisit d'Argos et de Corinthe, mais Une put s'emparer du cliâteau de cette dernière ville, où Léoa ligure se renferma.

Tandis que Bonifaeepoursui voit ses'succès, un coup de vent amenoit d'autres ^François è Modon. Geoffroi de Ville-Hardouin , qui les commanduit, et qui revenoit de la Terre-Sainte, se rendit auprès du marquis de Mont-Ferrat, alors occupé au siège de Napoli. Geofiroi , bien reçu de Boniface, entreprit avec Guillaume de Cliamplite la conquête de la Morée. Le succès répondit aux espérances; toutes les villes se rendirent aux deux chevaliers, à TexcepUon de Lacédémone, oii régnoit un tyran nommé Léon Chamarète, Peu de temps après , la ma. in Bald. Morée fut remise aux Vénitiens ; elle leur appartenoit , d'après le traité général conclu à Constantinople entre les croisés. Le corsaire génois , Léon de Scutrano , se rendit maître on moment de Coron et de Modon ; mais U en fut bicnt(^t chassé par les Vénitiens.

Guillaume de Champlite prit le titre de prinee d'Achaie. A la mort de GuUiaume, Geolfroi de Ville-Hardouin hérita des biens de son amif et devint prince d'Achaie et de Morée.

La naissance de l'empire ottoman se rapporte à peu près au temps dont nous parlons. Stili-

Vllle-Hard.

c. m et s. ;

Ducang. ;

BistConsL

lib.i.

cap. tk

Cor.; Giac.

DIed. Stor.

del. rep.

Vcn.

DocaDge.

Hlst. Conat.

llb. a.

Canlem.

Histde

man Shah sortit des solitudes des Tartares- l'emp.ou.

Oguxiens, vers l'an 1214, et s'avança vers l'Asie Mineure. Démétrius Cantémir, qui noua a donné l'histoire des Turcs d'après les auteora originaux, mérite plus de confiance que Paul Jove et les auteurs grecs , qui confondent sour vent les Sarrasins avec les Turcs.

Le marquis de Mont-Ferrat ayant été tué, sa veuve fut déclarée légente du royaume de Thessalonique. Athènes, lasse apparemment d'obéU- à Othon de la Roche ou à ses deacen* dants , voukit se donner aux Vénitiens ; mais elle fut traversée dans oe dessem par Magaduce, tyran de Morée: ainsi la Morée avoit vraisemblablement secoué le joug de ViilO'Har' douin ou des Vénitiens. Ce nom eau tyran , Ma» ga^oce, avoit sous lui d'autres tyrans; car, outre Lé^ Sgure, d^ nommé, on trouve un Etienne, pêcheur, signore cft moiii 9kkH nella M^rea , dit Giaoomo Oiedo.

Uv. I.

DIed. Stor.

del. rep.

Ub.a.

ts

INTRODCCnON.

Ans de J. C

Théodore Laficaris reconqnltaur les Francs une partie de la Morée. La lutte entre les empereurs latins d*Orient et les empereurs grecs retirés en Asie dura cinquante-sept années : Guillaume de Yille-Mardouin^ successeur de

Geoflrai, étoit devenu prince d' Acliale ; il toml» entre les mains de ce Michel Paléologue', em-

Pacbym.

L I. s. et»;

'H:stCoiisl pcreur grec, qui rentra dans Constantinople Ub. ». an mois d*aoAt de Tannée 1261. Pour obtenir sa liberté , Guillaume céda à Michel le^places qn*il possédoit en Morée; il les avoit conquises sur les Vénitiens et sur les petits princes qui s'éleToient et disparoissoient tour à tour : ces places étoient Monembasie, Ma'ina, Hiérace et Misitra. C*est la première fois qu'on lit ce nom de Misitra : Pachymère l'écrit sans réflexion, sans étonnement, et presque sans y penser : comme si oetteMisitra , petite seigneurie d'un gentilhomme françots, n'étoit pas l'héritière de Lacédémone.

Nous ayons tu un peu plus haut Lacédémone parottre sons son ancien nom, lorsqu'elle étoit gouvernée par Léon Charoarète : Misitra Alt donc, pendant quelque temps, contemporaine de Lacédémone.

Guillaume céda encore à l'empereur Michel, Anaplion et Argos ; la contrée de Ciusteme demeura en contestation. Guillaume est ce même

jobiT. Htet. prince de Morée dont parle le sire de Joinville : de Mliit "^

Lors vint

Avec mainte armeure dorée ,

Celui qui prince est de Morée.

Diedo le nomme Guillaume Viiie, en retranchant ainsi la moitié du nom.

Pachymère nomme, vers ce temps-là, un certain Tbéodose, moine de Morée, qui, dit l'historien, étoit issu de la race des princes de ce pays : nous voyons aussi Tune des sœurs de Jean, héritier du trône de Constantinople, épouser Matthieu de Yalincourt, François venu de Morée,

Michel fit équiper une flotte, et reprit les lies de Naxos, de Paros, de Céos, de Caryste et d'Orée; il s'empara en même temps de Lacédémone, diflérente ainsi de Misitra , cédée à l'empereur pour la rançon du prince d'Adiaie : on voit des Lacédémoniens servir sur la flotte de Michel ; ils avoient , disent les historiens, été transférés de leur pays à Constantinople , en considération de leur valeur.

L'empereur fit ensuite la guerre à Jean Ducas Sebastocrator, qui s'étoit soulevé contre l'empire; ce Jean Ducas étoit fils naturel de Michel, despote d'Occident. Michel l'assiégea dans la ville de Duras. Jean trouva le moyen des'enfuir à Thèbes, où régnoit un prince, sire Jean, que Pachymère appelle grand seigneur de Thèbes^ et qui étoit peut-être un descendant d'Othon de la Roche. Ce sire Jean fit épouser à son frère Guillaume la fille de Jean, bAtard du despote d'Occident.

Six ans après, mi prince issu de l'illustre

Louis;

Dncange.

Anoot

Died. Stor.

delU rep.

de Veo. l. a ;

Pachjrm.

Ilb. s.

Pachym.

Ub. s.

Fachym.

Ub. s.

Pachym.

Ub.4.

I famille des princes de Morée, disputa à Yeccus le patriarcat de Constantinople.

Jean, prince de Thèbes, mourut; son Mm Guillaume fut son héritier : Guillaume devint aussi, par sa femme, petite-fiUe du despote d'Occident, prince d'une partie de la Morée; car le despote d'Occident , en dépit des Vénitiens et du prince d'Achaie, s'étoit emparé de cette belle province.

Andranic, après la mort de Michd son père , monta sur le trône d'Orient. Nioépfaore , despote d^Ocddent, et fils de ce Michel, despote qui avoit conquis la Morée, suivit Mi* chel empereur dans la tombe; il laissa pour héritier un fils nommé Thomas, et une fille appelée itamur, CeUe^A épousa PhiUppe, petit-fils de Chartes, roi de Naples : elle lui apporta en mariage plusieurs villes, et une grande étendue de pays. 11 est donc probable que les Siciliens eurent alors quelques posses* sions en Morée.

Vers ce temps4à, je trouve nne princesse d'Achaie, veuve et fort avancée en Age, qu'Andronic vouloît marier à son fils Jean, despote : cette princesse éMi peut-être la fille ou même la femme de Guillaume , prince d'Achaie, que nous avons vu faire la guerre à Biichel , père d'Andronic.

Quelques années après, un tremblement de terre ébranla Modon et plusieurs autres villes de la Morée.

Athènes vit alors arriver de roccident de nouveaux maîtres. Des Catalans, cherchant aventure sous la conduite de Ximenès, de Roger et de Bérenger, vinrent offrir leurs services à l'empereur d'Orient. Mécontents d'Andronic, ils tournèrent leurs armes contre l'empire. Us ravagèrent l'Achaie, et mirent Athènes au nombre de leurs conquêtes. C'est alors et non pas plus tôt qu'on y voit régner Delves, prince de h maison d'Aragon. L'histoire ne dit point s'il trouva les héritiers d'Othon de la Rodie en possession de l' Attique et de la Béotie.

L'mvasion de la Morée par Amurat, fils d'Orcan , doit être placée sous la même date : on ignore quel en fut le succès '.

Les empereurs Jean Paléologue et Jean Cantacuzène voulurent porter la guerre dans l'Achaie. Us étoient mvités par l'évêque de Coronée et par Jean Sidère, gouverneur de plusieurs villes. Le grand duc Apocauque, qui s'étoit révolté contre l'empereur, pilla la Morée, et y mit tout à feu et è sang.

Refaiier Acciajuoli, Florentin, chassa les CaUlans d'Athènes. Il gouverna cette vUle pendant quelque temps; et, n'ayant point d'héritiers légitimes, il la laissa par testament à la république de Venise ; mais Antoine , son

Aaa de /. Ç.

Pacb. L s.

liOS.

Pach. L s.

Packl. II.

Pach.l. If.

fSIt.

PadL L II.

I^c. NoUl.

del. doc.

d*AUi.;

Fan. Atbea.

aoUc; Spott.

t. i.Chandl.

tom. a.

Caat. HteL deTemp.

ot 1. 1.

CantacUs.

cap. II.

Canue. I. s.

cap. f I.

Pac. Notia*

dcl doc.

d'AUicn. ;

FaneU. Ath.

aotic. Mart.

Cnu. L 1.

etc.

' On voit quelques traces de cette invasion daosCAisTjkcvzàNE, Uv. l, chap» xxxix.

tNTRODUCTIOX.

AM de 1. c fils naiarel, qu'il aroit établi à Thèbes, en- | ^^^ leTa Athènes aux Vénitiens.

ctt.

natda Cil.

tfe Milite.

UGoUltU.

Laréd.aac.

Antoine , prince de l'Altique et de la Béotie , eot pour sacoessear un de ses parents nommé Nérius, Celui-ci fut chassé de ses États par son Trère Antoine H , et il ne rentra dans sa priBcipaoté qu*après la mort de Tusurpateur.

Bigazet faisoit alors trembler TEurope et TAsie; fl menaçoit de se jeter sur la Grèce. Mais je ne Tois nulle part qu*i1 se soit emparé d'Athènes, comme le disent Spon et Chand- 1er, qui ont d'ailleurs confondu Tordre des temps, en faisant arriver les Catalans dans l'Attique après le prétendu passage de Baja-i&el.

Quoi qu'il en soit , la frayeur que ce prince répandit en Europe produkiit un des événements les plus singuliers de l'histoire. Théodore Porphyrogène , despote de Sparte, étoit frère d'Andronic et d'Emmanuel , tour à tour empereurs de Conslanlinople. Bajazet menaçoit la Morée d'une invasion : Théodore, ne croyant pas pouvoir défendre sa principauté, voulut la vendre aux chevaliers de Rhodes. Philibert de Naillac, prieur d'Aquitaine et grand maître de Rhodes , acheta, au nom de son ordre , le despotat de Spaite. Il y envoya deui chevaliers françois, Raymond de Leytoare, prieur de Toutouse, et Élie du Fossé, conunandeur de Saint&-Maixance, prendre possession de la patrie de Lycurgue. Le traité fut rompu , parce que Bajazet, obligé de repasser en Asie , tomba entre les mains de Tamerlan. Les deux chevaliers, qui s'étoient déjà établis à Corintlie, rendû«nt cette ville, et Théodore remit de son côté l'argent qu'il avolt reçu pour le prix de Lacédémone.

Le successeur de Théodore fut un autre Tveo-Gnrc Théodore , neveu du premier, et fils de Tempereur Emmanuel. Théodore II épousa une Italienne de la maison de Malatesla. Les chefs de cette illustre maison prirent dans la suite , à cause de cette alliance, le titre de ducs de Sparte.

Théodore laissa à son frère Constantin , surnommé Dragazès, la principauté de la Laeonie. Ce ConstantUi, qui monta sur le trône de Conslantinople , fut le dernier empereur d'Orient.

Tandis qu'il n'étoit encore que prince de Lacédémone, Amurat II envahit la Morée, et se rendit maître d'Athènes. Mais cette ville retourna promptement sous la domination de h lamiUe Reinier Acciajuoli.

L'empire d'Orient n'eiiistoit plus, et les derniers restes de la grandeur romaine venoient de s'évanouir; Mahomet n étoit entré à Constantinople. Toutefois la Grèce , menacée d'un prochain esclavage, ne portoit point tooore les chaînes qu'elle se hâta de demander aux musulmans. Francns , KIs du second Antoine, appela Mahomet II k Athènes, pour

ai4TEAUmiA!<n». — TOVC IV. '

L t; GoUL

Lacéd. «Dr.

Hmoé.

mat otti lib.t.

Mart. Crm.

Tireo-Graec.

Kb. 1.

dépouiller la veuve de Nérius *. Le sultan , qui faisoit servir ces querelles intestines à l'accroissement de sa puissance , favorisa le parti de Francus , et relégua la veuve de Nérius à Mégare. Francus la fit empoisonner. Cette malheureuse princesse avoit un jeune fils , qui porta à son tour ses plahites à Mahomet. Celui-ci, vengeur intéressé du crime, 6ta l'Attique à Francus, et ne loi laissa que la Béotie. Ce fut en 1455 qu'Athènes passa sous le joug des Barbares. On dit que Mahomet parut enchanté de la ville, qu'il ne ravagea pomt, et qu'il visita avec soin la citadelle. Il exempta de toute imposition le couvent de Cyriani , situé sur le mont Hymette , parce que les clefs d'Athènes lui furent présentées par l'abbé de ce couvent. Francus Acciajuoli fut mis à mort quelque temps après, pour avoir conspiré contre le sultan.

Ji ne nous reste plus à connoltie que le sort de Sparte ou plutôt de Misitra. J'ai dit qu'elle étoit gouvernée par Constantin, surnommé Dragazès, Ce prince, étant allé prendre à Constantinople la couronne qu'il perdit avec la vie, partagea la Morée entre ses deux frères, Démétrius et Thomas. Déméirius s'étabht à Misitra, et Thomas à Corinthe. Les deux frères se firent la guerre, et eurent recours à Mahomet , meurtrier de leur famille et destructeur de leur empire. Les Turcs chassèrent d'abord Thomas de Corinthe. Il s'enfuit à Rome , en emportant le chef de saint André, qu'il enleva à la ville de Fatras. Mahomet vint alors à Misitra ; il engagea le gouverneur à lui remettre la citadelle. Ce malheureux se laissa séduh-e; il se livra aux mains du sultan, qui le fit scier par le milieu du corps. Démétrius fut exiléà Andrinople, et sa fUle devint la femme de Mahomet. Ce conquérant estima et craignit assez cette jeune princesse pour ne pas l'admettre à sa couche.

Trois ans après cet événement, Sigismond Malatesta , prince de Rimini , vint mettre le siège devant Misitra; il emporta la ville, mais il ne put prendre le château , et il se retira en Italie.

Les Vénitiens descendirent au Piréc en 1464 , surprirent Athènes, la pillèrent, et se réfugièrent en Eubée avec leur butin.

Sous le règne de Soliman F'', ils ravagèrent la Morée et s'emparèrent de Coron ; ils en furent peu après chassés par les Turcs.

Ils conquirent de nouveau Athènes et toute la Morée , en 1688 ; ils reperdû*ent la première presque aussitôt , mais ils gardèrent la seconde jusqu'à l'an 1715, qu'elle retourna au pouvoir des musulmans. Catherine II, en soulevant le Péloponèse , fit faire à ce malheureux pays un dernier et inutile effort en faveur de la liberté.

^ On ignore le temps de la mort deNérius.

AnsdeJ. c.

Fanei. Ath.

ant.; Pacific.

Mot. de! duc.

d'At.; Spon.

CbandL

ChalcoDd.

Hist. Turc.

Ub. 10.

Docaa.

Hist. c. «I

Sansow.

Ann. Turc. ;

Mart. Crns.

Turco- Urre,

lib. 1.

GutU. Ucéd.

■ne. et inod.

Chandl.

Trav.

Cantem.

Hlflt ottom.

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