‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 4 sur 170 · EXTRAIT · texte numérisé non relu

EXTRAIT

D*CN DISCOURS SUR L'HISTOmE DE FRANCE,

LU A L'ACADÊMEFRANÇOISE,

Dans sa séance tenue le 9 février 1826 , à la léœptton de M. le doc MaUbieu de MonUnofency.

Une même génération de Romains eut pour maîtres , en moins d'un quart de siècle , un Africain , un Assyrien et un Goth ' : nous allons dans un moment voir régner un Arabe*. Il est digne de remarque que de tous ces aventuriers, candidats au despotisme, qui affluoient h Rome de tous les coins du globe, aucun ne vint de la Grèce. Cette vieille terre de l'indépendanee , tout enchaînée qu'elle étoit, se refusoit à produire des tyrans : en vain les Goths firent périr ses chefs-d'œuvre à Olymple, la dévastation et l'es* clavage ne purent lui ravir ni son génie ni son nom. On abattoit ses monuments , et leurs ruines n'en devenoient que plus sacrées; on dispersoit ces ruines, et l'on trouvoit au-dessous les tombeaux des grands hommes; on brisoit ces tombeaux , et il en sortoit une mémoire immortelle I Patrie commune de toutes les renommées I pays qui ne manqua plus d'habitants ! car partout où naissoit un étranger illustre, là naissoit un enfant adoptif de la Grèce , en attendant la renaissance de ces indigènes de la liberté et de la gloire

« Macrin , HéUogabale et Maxlmin.

* PMIlppe.

qui dévoient un Jour repeupler les champs de Platée et de Marathon.

OPINION

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