‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 53 sur 170 · CHATEAUVRUIUK — TONI! IV. IS · texte numérisé non relu

CHATEAUVRUIUK — TONI! IV. IS

FIÈCB JUSTiriCAtiVisS.

temple , lorsqu*!! prescrit aoi Juib de Babylone d^employer, dam la réédification du temple, one ooudée plus forte d*aii travers de main que Tordinaire. Ce travers de main n*étant autre chose que le palme mineur, ou tophacfa , n*est-ee pas \à cette distinction formelle de plus ou de moins entre deui eoudées , dont la plus foible mesure pardt même prévaloir par Tusage ? Mais, en tombant d'accord que la coiîdée inférieure étoit admise durant le second temple , on pourrott , par délicatesse , et pour ne porter aucune atteinte au précepte divin , qui ne souffre qu'un seul poids, qu^une seule mesure, vouloir rejeter la coudée en question pour les temps qui ont précédé la captivité : en quoi toutefois on ne serait point autorisé absolument par le silence de rËcriture, puisque, dans le Deuléronome (chap. m, T. Il ), la mesure du lit d'(^ , roi de Basan , est donnée en coudées prises de la proportion naturelle de rbomme, in eubito vlri; ou, selon la Vulgate, ad memuram cubiti virilU manus. Bien qu*un nombre infini de mesures, qui enchérissent sur leurs principes naturels, par exemple , tout ce que nous appelons pied, sans entrer dans un plus grand détail , autorise suffisamment la dénomination de coudée dans une mesure aussi forte que celle qui parott propre à la coudée égyptienne et hébraïque; toutefois , la considération de ces principes devient souvent essentielle dans la discussion des mesures, et il ne faut pas la perdre de vue. C'est à elle que j*ai dû la découverte du pied naturel , dont la mesure et remploi ont trouvé leur discussion dans le Traité des Mesuret itinéraires que j'ai donné.

lYous avons donc dans cet écrit une analyse des mesures hébraïques qui, bien qu'indépendante de toute application particulière, se concilie néanmoins à la mesure d'enceinte de Jérusalem et de l'étendue du temple, selon que cette mesure se déduit des diverses indications de l'antiquité conférées avec le local même. Il parott une telle liaison entre ces différents objets ici réunis , qu'ils semblent dépendants les uns des autres , et se prêter, sur ce qui les regarde , une mutuelle confirmation.

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