DISCOURS
la Chambre. Lorsque J'avols rhonneor âe siéger avec eux dans le conseil de Sa Majesté, Je sais avec quel empressement ils adoptèrent une réponse À la dépêche d*un cabine étranger pour essayer de mettre un terme au déchirement de la Grèee. Je me plais à révéler ces sentiments qui Ibnt leur honneur, et J'espère que si la politique Doas divise, l'humanité au moins nous réunira.
Je me résume, messieurs.
Slla loi sur la traite des noirs avoit été moins particulière dans Ténoncé des délits et crimes qu'elle condamne, le projet de loi que nous exami- BODS embrassant les crimes et délits qui se oommettent dans les échelles du Levant, Je n'aurois eu aucun amendement à proposer.
Hais comme la loi contre la traite borne Son action à ce qui regarde les esclaves de la race noire, die laisse tout pouvoir d'agir aux hommes qui voudraient fistire le commerce des esclaves de race Manche dans les échelles du Levant, et met les èonpaMes visiblement hors de l'atteinte de la loi contre la traite des nohrs.
Je propose de remédier à ce mal par un amendement qui n'est autre , comme Je Tai dit , que le premier article de la loi sur la traite des noirs , mais généralisé et étendu sur toutes les races d'esclaves. Je n'ajoute rien dans le projet de loi actuel à l'énoncé des peines, et Je ne change rien à la juridiction des tribunaux. Ce projet de loi déclarant que les contraventions, les délits et les erimes conmiis dans les échelles du Levant et de Barbarie sont punis par les lois françoises, il est évident que la loi contre la traite des noirs est comprise dans les lois françoises, et que les peines que cette loi statue seront applicables aux crimes et. délits mentionnés dans mon amendement. J'évite ainsi tout naturellement d'entrer dans le système d'une loi pénale; mon amendement reste ce qu'il doit être , un degré de plus de procédure dans le cours d'une loi de procédure.
Il n'innove rien dans la matière pénale, il ne fait qu'étendre une disposition d'une loi déji existante; il applique seulement à Teselavage en général ce qui, dans une de vos lois, se bornoit à un esclavage particulier. Je ne crois donc pas, messieurs, qu'il soit possible de faire une objection un peu solide contre un amendement que réclament également votre religion, votre Justice, votre humanité, et qui se place si naturellement dans le projet de loi sur lequel vous allez voter,
qu'on dirait qu'il en est partie inhérente et india« pensable.
Considéré dans ses rapports avec les affaires du monde , ramendement est aussi sans le i9oin« dre inconvénient. Le terme générique queJ'em-> ploie n'indique aucun peuple particulier. J'ai couvert leOrec du manteau de l'esclave afin qu'on ne le reconnût pas et que les signes de sa misère randissent au moins sa personne'inviolable à la charité du chrétien.