‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 68 sur 170 · BAIES · texte numérisé non relu

BAIES

OjanYier.

Vue du haut de Monte-Nuovo : culture au fond de l'entonnoir; myrtes et élégantes bruyères.

Lac Aveme : il est de forme circulaire, et enfoncé dans un bassin de mon tagnes ; ses bords sont parés de vignes à haute tige. L'antre de la Sibylle est placé vers le midi, dans le flanc des falaises, auprès d'unbois. J'ai entendu chanter lesoiseaux, et je les ai vus voler autour de l'antre, malgré les vers de Virgile :

Quam saper baad ulla poterant impune volantei Teodere iler pennis

Quant au rameau d'or, toutes les colombes do monde me Tauroient montré , que je n'aurois su le cueillir.

Le lac Aveme communiquoit au lac Lucna : restes de ce dernier lac dans la mer; restes du pont Julia.

On s'embarque et l'on suit la digue jusqu'aux bains de Néron. J*ai fait cuire des œufs dans le Phlégéton. Rembarqué en sortant des bains de Néron; tourné le promontoire : sur une côte abandonnée gisent, battues par les flots , les ruines d'une multitude de bains et de viila romaines. Temples de Vénus, de Mercure, de Diane; tombeaux d'Agrippine, etc. Baies fut l'Elysée de Virgile et TEnfer de Tacite.

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