NOTICE SUR LE8 P0UILLE8 DE POMPÉI
Pagb soi. {Dani la note, ) « Je donne à la fin de ce volume des notices curieuses surPompéi, et qui compléteront ma courte description. »
On déooavrit d'ahord Im éenx tiléUfw, enraite le teni' pit d'Isis et Miui d'Eauiiape, la maison de r^m^mi^n» d*Arrio8 Diomédès, et piasisan tombean. Dorant la temps que BTaples fui gouferné par «m roi sorti des rangs de l'armée A-ançeise» les mnrsiUes de la ville, la rue dea tombaaui , plusieurs ▼pas de l'intérieur de la ville, la lia* sUiqoe, ramphithéâtiis et le foram Airent d^eoaverU. Le roi de Naples a fiiit continuer les travaux ; et , comme les fouilles sont conduites avec beaucoup de régularité et se fîDnt dans le loualile dessein de découvrir la viUe plutdt que de cherober des trésors enfouis , chaque Jour ajoute aux oonnoissances d^à acquises sur cet objet si intéressant et presque inépuisable.
La ville de Pompéi , située à peu près à quatone milles au aud-est de Naples, étoit bâtie en partie sur une éminsBoe qui doqulnoit une plaine fertile, et qui s'est consldér^lement ascrue par l'immense quantité de matières volcaniques dont le Vésuve l'a recouverte. Les murailles de la ville et les murs de ses édâfleaa ont retann dana leur enceinte toutes les matièi;es que le volcan y vomissoit» et empécfaé les pluies de les emporter; de sorte que l'étendue de ces constructions est tpès«distinctament mar« quée par le monticule qu*ont formé l'amaa des pierres ponoss et l^aecumulation graduelle de terra végétale qui le eonvrent.
L'éminence sur laquelle Pompéi Ait bâtie doit avoir été formée à une époque très-reculée; elle est composée de produiu vetoûques vomis par le Vésuve.
On a coijecturé que 1* mer avoît autrefois baigné lea murs de Pompéi, et qu'elle venoit jusqu'à Tendroit où passe aiqunrd'bui le diemin de Salerue. Strabon dit, en eiïet» que eetia ville servoit d'arsenal maritime è plusieurs villes de la Campanie, jutant qu'elle est près du Sarno , fleuve sur lequel les marchandises peuveni descendre et remonter.
Plusieurs bits que Ton observe à Pompéi sembleraient ineorapréhensihles si Ton ne se rappeloit pas que la destruction de cette vUle a été Touvrags de deqi^ catastrophes distinctes : l'une en l'en S3 de J. €., par un tremblement de terre; l'autre , seiae ans plus tsrd, par une éruption du
1 Cette dernière phrase annonçoit mon voyage en Grèce et dans la Terre-Sainte; voyage que j*exécotal en effet Tannée
suivante raos. Yoyez VItméraire,
NOTICE SUR FOMPËI.
VésQTe, Se* habitaob oommcDcoient h répirer I» domnuses causé» jur U preaiièr«, lorsque les sigun prtcui> <eur« de la secwHle te* rorcèrenl d'abandonoer un lieu qui M Urda pas t être eoMTeli sous un déluge de CMkdtM a de matières TOlcaniques.
Cependaal des débris d'oanases en briques indiqiMtent sa positioD. n w cooseira, etns doute pendant kaglempt, un reste de population dans son voisinage , puisque Pompél est indiqué dani Tllinéraire d'Antonin, et sur la carie de Peu tioger. Au treizième siide, les comtM de San» firent creuser un canal dérivé du Sarno; il pauoit sons Pompéi, maisfu ignoroitsapoùtioa; enfin', en I7M, nnlabonrenr ayant trouvé une statue en labourant son dianip, cette circonstance engagea le gouTemement napolitain i ordonner des fbuilles.
A l'époque des premlov Iravani, on Tersoit dons U partie que ron Tenoit de déblayer les décombres que l'on reliroit de celle que l'on s'occupoil de découvrir ; et , après qu'on en atoll enlevé les peinture* k fresque, les mosaïques et autres objets carieui , on comUoil de nouveau l'eqiace débarrassé : aujourd'liul l'on suit uu systècne dlfiïnnt.
Qu^ue les rouilles n'aient pas oITert de grandes dilBcuUéa par le peu d'elTorls que le lerralo exige pour «Ire creusé, il n'y a pourtant qu'une septième partie de la ville <le déterrée. Quelques rues sont de niveau avec le grand cheoiifi qui passe le long des murs , dool ia circuit est d'ut vil on seize cents toiaes.
En arrivant par Herculannm , le preiwer objet qui Trappe l'alteolion est la maison de campagne d'Arrius Diomédè* , située dans le Taubourg- Elle est d'une très-jolie constroclion , et si bien conservée , quoiqu'il ; manque un étage , qu'elle peut donner une idée exacte de U manière dont les anciens distribu<rient l'intérieur de leurs demeures. D sutliroil d'y ajouter des portes et des Tenétrea ponr la rendre liabitable; plusieurs chambres sont trèa-pelitet. priéblre étoit cependant un bomme opulent. Dans d'autres maisons de gens moins riches', les cbambrea se plus petites. Le plaodter de la maison d'Arrius Diamédès est en mosaïques : Ions les q>parl^ments n'oot pas de fsneires, plusieurs ne reçoivent du jour que par la porte. OnipMre quelle est la dealinalion de beanconp de petits passages et de recoins. Les ampliores, qui eoutenoieut k vin, sont encore dans la cave, lepiod posé dans leBat4e, et appuyées contre le mur.
La rue des Tombeanx offre, à droite et k crache, les sépultures des principales Runilles de la ville; U plupart sont de petite dimension, mais construites avec beencoup de (foOt.
Les mes de Pompéi ne sont pas larges, n'ayant que quinze pieds d'un cdté k l'antre , et les trottoirs les rendanl encore plus étroites ; elles sont pavées en pierres de Isve grise et de ronnea irr^ulières, comme les aucienoes voies romaines : on y voll encore distinctement la trace des roues. K ne reste aux maismis qu'un m-de-chaussée , mais le* débris font voir que quelques-unes BVoient[dne d'un étage; presque tontes mt une cour intérieure, au milieu de laquelle est un impluvium oa réservoir pour l'eau depluie, qui allolt ensuite se rendre dans une dlene contigué. La plupart des maisons éttrient ornées de pavés mosaïques, et de parois généralement pdnies en ronge, en Ueu el en }aune. Sur ce fond , l'on avoit peint de jolies
arabesques et de* tableaai d« Arène* pandeo*. La ont géuénlemeol une chambre de baini qui ttl très-commode ; souvent les murs sont doubles , et Tupsce intermédiaire est vide : il servoit k préserva la chaodR de lliuniidité.
Le* bouliqaes des maicbands de denrées, UqDldn * iwlldes , offrant des massifs de piem» souvent nTèlos de loarbre , el dans lesquels les vaisacaoi qui tontouienl Ih ilenrée* étotent maçonnés.
On a pensé que )e genre de oommen» qui se biwil dans quelques maisons éloit désigné par des figurM qil sontsonlptées sur le mur extérieur; mais UparoBqueca emblèmes Indiquoienl plutôt le génie sons I* protWJot duquel la ianiOle étoil piseée.
Les foudres et les machines k moudre le gr^ *«it t<» ooltre les bouliques des boulangers. Ce» machina omittent en une pierre k base node ; son extrémité siiiiéri«B« est conique et s'adapte dans le creux d'une anire pimtipi est , de même , creusée en enlonnoir dans sa partie wp*rieure : on fkisoil tourner la pierre d'en haut par le oiojti de deux anses latérales que traversotenl des han» * bois. Le grain , vcné dans l'entooDoir supérieur, lonktil par UD trou entre l'enloonoir tenvené et la piwt "*■ que. Le mouvem^it de rotation le réduisoit en farine.
Les édifices publics , tels que les temples et les IWIIW, sont en général les mieux œnservée, et par conséqnaK* qu'il y a jusqu'k présent de pins intéressant dan* ?V^
Le petit théâtre qui , d'après de» inacriptiOBa, wv* aux repr^entations uomiques, e«I en bon état; il f* contenir quinze cent* spectateurs : il y a, dans le gruJ, de la place pour plus de six mille personnes.
De tous les amphithéâtres anciens , celoi de Pimp*' «* un des OKrins décade*. l!:n enlevant les décombret, M ] a trouvé, dans lesoorridorsqut font le lourde r*iMr*|' pehitures qui brilloieat des couleurs les pins vite*! •■• k peine frappées du conUct de l'air eilérieur, elles «* i* altérées. On aperçoit encore de» vestiges d'un lioUi*'" joueur de trompette vêtu d'un coatume biiam. U* **" eriplioDS qui svotent i^>port ans diflérests spectadM"" nu monument trèa-cnrieui. . .
On peut suivre sur le plan les murailles de la wk! f* le meilleur moyen de se fiùre une idée de s* *">*<'* ww étendue.
. Ces remparts;, dit M. Maiois, étoient cou*»»"' terre-plem terrasse et d'nù contre-mur:; ils av(»«nlqii«l"« pieds de largeur, el l'on y montoil par des escalier» u^ spacieux pour laisser passage k deux soldais de ^'^ noot soutenus , du eM de la ville , ainsi que ds (w * campagne, par un mur en pierres de bille. Le mvt^ rieur devoit avoir envhun viugt-cJnq pied* ^'*'*ïl"' celai de rinlérieur surpassoit le ™rap»rt enhauieo»^ viroo huit pieds. L'un el l'autre sont conslroil» del «sp™ de lave qu'on appelle piperino, k l'exception de q»« cinq premières assises du mur eilérienr qui «"' 'T, res de roclio ou tiavesUn grossier. Toutes 1» P^^ sont parfaitement bien jointe» : le mortiff e«l «"^^ nécessaire dans les construcliooslïiles avec des no d'un grand écUanUllon. Ce mur extérieur est pwW"^ ou moins incliné vers la rempart; les prerBi*«» scmt , an contraire , en retraite l'une sur l'sotre.
■ Qnelque»-nnes des pierre», sortonl m"*" * ^ nitre» assises, sont enlalllées «t euMlié» '■"