‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 76 sur 170 · DE POMPËI ET D'HERCULANUM · texte numérisé non relu

DE POMPËI ET D'HERCULANUM

« Herculanum et Pompéi sont des objete si hnportanU pour l'histoire de l'antiquité, que pour bien les étudier II fout y vivre, y demeurer.

« Pour suivre une fouille très-curieuse, je me suis établi dans la maison de Diomède; elte est à te porte de te vilte,

> Bmnes dt Pompéi, in-fol.

ISC

VOYAfiË EN AMiBiQUE.

^rès de la foiideft Tombetilx, eC si eommode, qsejêl'ai préférée ani palais qni sont près da Ibmin. le demeure è o6té de kl maison de Sallasle.

« On a beanooiip éerit sur Pompél , et Ton s'est soiiTent égaré. Par exemple , on savant, nommé Matorelll , fot employé pendant deox années à foire on ménaoire éBonne pour prouver que les anciens n'avoient pas ednnu le verre de vitre , et qninie jours après la publication de son ta^fth Ho on déeootrlt one maison oft il y atoit des vitres Ji toutes les iienètres. Il est cependant juste de dire que les anciens n'aimoient pas beaucoup les croisées; le plus communément le jotir venolt par la porte ; mais enflïi » dies les pa* trieiens, il j atoit de très-belles glaces auit lënétresi aussi traflsparenles que notre Terre de Bohême , et les carreaux éloient jointe avee des listels de brome de bien msiUeor goât que nos Iratefses en bois.

« Un voyageur de beaucoup d*esprit et de talent, qui a publié des lettres sur la Marée , et un grand nombre d'antres Toyageurs, trouvent extraordinaire qua lea constmotions modernes de rortent soient abMrfument samblabiea à eeileB de Pompéi. Avec un peu de réflraioni oetle rcaaemblanoe paroltroit toute natutuUe. Tous les arts nous Tiennent de l'Orient; c'est ce qu'on ne sauroit trop répéter Éua bsttimes qui ont le désfa* d'étudier et de s'éclairer.

« Les fbttiUes se continuent avec persévéranee et avee beaucoup d'ordre et de soin : on Tient de découTrir un non- Teau quartier et des thermes superbes. Dans une des sal* les , J'ai parlictilièremeat remarqué trois sièges en b^once , d'une forme tout à fait ineennue^ et de la plue belle een- «si^alien. Sur Vwêl d'eux étoit placé le squelette d'une femmoi dont les bras étoient coutcHs de bijoux^ en outre des bracelets d'or, dont b forme étoit d^ connue; j'ai détaché un collier qui est Traiment d'un traTaû miraculeux. Je TOUS asaure que nos byoutiers les plus experte ne pourroient rien fidre de plus précieux ni d'un meilleur goût.

« Il est dilTicile de peindre le charme que l'on éprouTC à toucher des ol^ete sur les lieux mêmes oii Ils ont reposé tant de sièeles, et STant que le prestige ne soit lout à foit détruit nue des croisées étoit courefte de très-belles pitres, que Ton Tient de foire remettre au muaée de Nq>les.

« Tous les UjoQX ont été portés chez le rei Sous peu de Jours Ils sereut l'ob}et d'une exposlHon publique.

« Pofflpéla passé tingt siècles dans les entrailles de te terre; les nations ont passé sur son sol; ses monumento sont restés debout, et tous ses ornemente intacte. Un Gontemporam d'Auguste, s'il revenoit, pourroit dire : «c Salut , 6 ma patrie ! ma demeure est te seule sur la terre « qui ait conserré sa forme , et jusqu'aux moindres objete <i de mes aflections. Toici ma couche; voici mes auteurs « fovoris. Mes peintures sont encore aussi fraîches qu'au « jour où un artiste mgénieux en orna ma demeure. Par- « oeuroiisteTille,âlkNisaathéftlre)jereeonBoteteplace « où pour te première fois j'applaudis aux belles scènes de « Térence et d'Euripide. »

n Rome n'est qu'un Teste musée ', Pompéi est une an* UquitéviVûnU,^

VOYAGE

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