‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 5)Chapitre 145 sur 283 · LIVRE a · texte numérisé non relu

LIVRE a

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quitente, même valiiemeiil, répand do moins ledéshoimeur sur celui qu'il a teDté ; il a supposé sa foi «m incorraptible , non à Tépreuve de la tentation. Toi-même tu ressentirois avec dédain et colère l'injureofferte, quoique demeurée sans effet. Ne te méprends donc pas si je travaille à détourner un pareil affront de toi seule; un affront qu'à nous deux à la fois l'ennemi , bien qu'audacieux, oseroit à peine offrir, ou, s'il Tosoit, Tassant s*adresserott d'abord à moi : ne méprise pas sa malice et sa perfide ruse ; il doit être astucieux , celui qui a puséduiredes anges. Ne pense pas que le secours d'un autre soit superflu. L'influence de tes regards me donne Bceès à toutes les vertus : à ta vue , je me sens plus sage , plus vigilant , plus fort ; s'il étoit nécessaire de force extérieure, tandis que tu me regarderols , la honte d'être vaincu ou trompé soolèveroit ma plus grande vigueur, et la sou* lèveroit tout entière. Pourquoi ne sentirois-tu pas au*dedans de toi la même impression quand je suis présent , et ne préférerois-tu pas subir ton épreuve a^ee mol , moi le meilleur témoin de ta vertu éprouvée? >

Ainsi parla. Adam , dans sa sollicitude domestique et son amour conjugal ; mais Eve qui pensa qii*on n'accordoit pas assez à sa foi sincère, renou* Tela sa repartie avec un doux accent :

< Si notre condition et d'habiter ainsi dans une • étroite enceinte , resserrés par un ennemi subtil

AgalDsttemptatioii : thon thyielf with acora

Aad anger wooldtt ratent tbe offer'd wrong ,

Tbongh tneflèetual fonod : miftdeem not tben ,

K sQch affront I Ubour to arert

From thee alone , which on U0 both at once

The enemy , Uioogh bold , will hardly dara ;

Of dariog , firtt on me th' assaaU sliall light.

>or tboa liit malice and fUse galle contemn :

^ubtle he needt masl be , wfao coald sedooe

Ao^els; nor Uiiuk soperfloons otbers' aid.

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